Pigs- Mark Lawrence- 1972

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eric draven
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Pigs- Mark Lawrence- 1972

Message par eric draven » lun. juil. 11, 2005 8:27 pm

PIGS: Démente, elle livre ses amants à ses porcs cannibales.. Le Texas tremble!

Violée par son père, Lynn l'abat. Internée ds un asile, elle d'échappe et trouve refuge chez Zambrini, un vieil homme propriètaire d'un bar routier et eleveur de porcs. Il l'embauche et peu à peu leur folie se rejoint. Traumatisée par son viol, Lynn tue chaque mâle trop entreprenant fournissant ainsi les cadavres dt Zambrini a besoin pour nourrir ses porcs cannibales...

Distribué en VHS à grds renforts de pub ds les années 80, connu sous plus de 8 titres differents dont Les monstres sanglants, Horror farm, Daddy deadly's darling, The killer... cet inédit est une petite merveille de cinéma glauque 70s.

Réalisé en 1972 par Marc Lawrence, PIGS rapelle inevitablement des oeuvres telles que TCM.
Situé dans cette Amerique profonde, ds un décor rural oppressant, inquiètant, sale, PIGS a tout de ces shockers atmosphèriques des 70s. Un indicible malaise suinte de ces images glauques tout au long du film, qqchose qui vous saisit à la gorge et parvient à mettre fort mal à l'aise.

Traumatisée par son viol et la mort de son père qu'elle a assassinée de sang froid, Lynn devenue démente voue une haine sourde à la gente masculine et au sexe.
En rencontrant Zambrini, vieil homme autrefois artiste de cirque devenu fou suite à de mystèrieuses raisons qui ne seront jamais developpées, Lynn découvre le partenaire idéal à sa folie et vice versa, une totale et véritable complementarité qui est une des originalités du film car alors inédite.

On avait en effet rarement fait cohabiter ensemble deux psycho killers vivant en parfaite symbiose. Zambrini trouve la complice rêvée pour lui procurer les cadavres dont il nourrit ses cochons qu'il garde ds un enclos jusqu'à l'inévitable transfert de personnalité que Lynn fera du vieil homme sur son père menant au drame inexorable.

Lawrence joue bcp sur les ambiances surtout nocturnes et s'en donne à coeur à joie a filmer ces porcs en gros plans, groins immondes, semblant comme possédés, hystériques, sur fond de cacophonie de grognements insoutenables, porcs dévorant goulumment les corps jetés par Zambrini. Parfois invisibles mais présent de façon auditive, ils n'en deviennent que plus irréels.
PIGS semble alors basculer ds une sorte de dimension démoniaque, cauchemardesque.
Demons invisibles hurlant et menacant effrayant chaque nuit les deux vieilles voisines qui peu à peu sombrent dans la folie par la peur, cette peur divine qu'engendre une horreur sans nom.

Plutôt soft ds le gore et peu graphique ds les meurtres, PIGS y gagne en force. Tt juste qques demembrements, qques coups de couteau de boucherie, qques éclats de sang tout ca pour mieux enchainer sur les trips hallucinatoires de l'heroïne démente en proie à d'horribles cauchemars filmés à l'aide de lentilles déformantes.

Hormis ces séquences hallucinatoires, toute la folie de Lynn se traduit lors de superbes scènes comme celle où elle court hurlante, hystérique à travers le désert, ses cris se mélant aux abominables grognements des porcs se repercutant en un terrible echo à travers tte la montagne.

Du point de vue de Lynn, victime d'abus sexuels, ces porcs symbolisent l'Homme en régle générale, vulgaire animal aux bas instincts et régit par ses pulsions bestiales.
Il n'est donc pas étonnant qu'elle les rejoindra en fin de film, macabre final qui débouchera pourtant sur un twist tout à fait agréable et fort jouissif mais particulièrement noir.

Troublant, sinistre, PIGS fut maudit en son temps et condamné aux drive-in. Incapable de sortir son film lui même, Lawrence le vit passer de distributeurs en distributeurs qui en changèrent le titre à leur guise jusqu'à ce qu'il devienne un film culte, culte certes mais honteux.

C'est la propre fille de Lawrence, Toni et ses avantages mammaires que le pere sait filmer :lol: , qui joue Lynn, convaincante interprète, le père et la fille livrant une interprétation parfaite, parvenant à donner un coté humain voire sympathique à leur monstrueux personnage ds leur plus basse besogne.

La BO composée d'une entêtante comptine revient tt au long du film comme un envoutant leitmotiv renforçant la folie des personnages.

Veritable petit joyau du shocker atmosphèrique, PIGS ne laissera personne indifferent et n'a rien perdu de son aura féroce au fil du temps même si ceux qui en attendaient un délire visuel sanglant seront ici décus!

Le corbeau qui lui n'est pas un porc... ou si peu!! :roll:
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Throma
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Message par Throma » lun. juil. 11, 2005 9:22 pm

Un sympathique psycho-killer halluciné et déviant comme on savait si bien les faire dans les années 70.
Il est inédit peut être au cinéma de par chez nous mais il a été édité en vhs française chez Ciné Vidéo International au début des années 80...cassette introuvable sauf chez Gilda où on pouvait en croiser un exemplaire apparemment il y a quelques semaines encore...il a trouvé preneur depuis (et je félicite au passage l'heureux acquéreur 8) )

Critique tirée de Psychovision :


http://films.psychovision.net/critique/pigs-059.php

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steiner
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Message par steiner » lun. juil. 11, 2005 11:15 pm

Dvd Z1 chez Troma qualité apparement bonne vhs. Le film fait 1h19mn37s.
Chroniqué dans TrashTimes 14 par le Maître lui-même.

Pour ce qui est des cochons, je trouve qu'on est quand même volé sur la
marchandise et loin de l'orgie viandesque décrite par Eric. Sûr qu'avec un
titre comme celui-ci qu'on subtiliserait bien avec Pirhana ou Jaws les
cochons seraient les stars mais malheureusement ce titre n'est que celui
de la ressortie du film en 84 : les porcs ne sont pas les stars du films !!!
En retour l'alliance pére/fille dans le jeu comme dans la réalité est des
plus... troublant. Allez, je dirais bien malsain mais pas essentiel.
Sur le même thème et aussi (si ce n'est plus) tordus : Toys Are Not For
Children (73) chez SWV et The Witch Who Came From The Sea (76) chez
Subversive Cinema.
Five seconds. I want this whole fucking world quiet.

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eric draven
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Message par eric draven » mar. juil. 12, 2005 9:00 pm

Tout à fait.. Les cochons du titre n'y ont qu'un rôle secondaire, tres secondaire et ne sont guère présent... c ce que je dis :wink: Mais leurs rares apparitions est a chaque fois un grd moment de terreur diffuse... Les qques plans de cannibalisme porcins etant assez violent je trouve.

Mais même invisibles, leurs seuls grognements ds la nuit provoquent le malaise.. L'imagination est parfois plus percurant que le visuel.. et a ce niveau Pigs fonctionne.

Lawrence s'attarde plus sur ses personnages, leur demence respective, leur relation... leur psychologie... un peu a la TCM ou l'horreur provient plus des personnages eux mêmes, du contexte et du non vu que du gore et des outrances visuelles.

La VHS était dispo a l'epoque en VOST... je ne pense pas qu'il y ait eu une VF.. à confirmer

Qques images:

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Toni l'heroine en plein trop hallucinatoire:

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Les avantages de l'heroine :lol: :lol:

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Zambrini a l'action:

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Message par eric draven » mer. juil. 13, 2005 8:22 pm

A savoir qu'il existe une version batarde du film disponible sous le titre Strange love exorcism.

Afin d'exploiter le succés de L'exorciste, un distributeur remonta le film et y rajouta une scène d'exorcisme jouée par un pretre entrant ds la chbre d'asile de Lynn qui possédée crache ses obscenités avant de se defenestrer.

Bien entendu, point de Toni lawrence mais une nouvelle actrice vaguement ressemblante.. On pense de suite a l'escroquerie de La maison de l'exorcisme de bava!! :?
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Re: Pigs- Mark Lawrence- 1972

Message par manuma » mer. juin 27, 2012 6:42 pm

Ni vraiment effrayant, ni franchement amusant : un psycho-killer rural assez dispensable malgré un pitch prometteur, sorte de Psycho trashouille et brouillon de l’ère psychédélique que sauvent de l’ennui l’interprétation des Lawrence père et fille, à fond dans leur trip, et quelques séquences de cauchemars / hallucination à l’incontestable cachet seventies.

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Drac
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Re: Pigs- Mark Lawrence- 1972

Message par Drac » dim. mars 15, 2020 2:18 pm

Sorti chez Bach Films
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Re: Pigs- Mark Lawrence- 1972

Message par MadXav » ven. juin 26, 2020 9:57 am

L'ancien DVD avait un look de VHS, et le Blu-Ray Bach a tout juste le look d'un vieux DVD.
J'imagine que c'est la copie Vinegar Syndrom mais je ne pourrai pas confirmer. Quoiqu'il en soit techniquement c'est vraiment d'un autre temps avec un manque de définition criant, des saccades ou flous à chaque mouvement de caméra, une compression très visible avec parfois des noirs envahissants, des contrastes trop forcés, une copie assez sombre... Bref, c'est vraiment pas terrible même si c'est propre et que les scratchs se font rares...

Après concernant le film, c'est effectivement assez filou dans l'approche puisqu'on n'a pas là des cochons tueurs comme le suggère l'affiche, la jaquette ou la bande annonce. Juste des fermiers tarés (et encore...) qui tuent pour nourrir leurs cochons. C'est souvent laborieux, assez peu démonstratif, assez amateur dans la mise en scène. Les acteurs ne sont pas très convainquants. On notera cependant l'usage de chansonettes comme "voix-off", ou pour accompagner le propos.
Bref, je l'avais jamais vu, donc c'est toujours sympa de découvrir un nouveau film, mais c'est pas terrible et la copie n'aide pas.
Dessin et sketching liés au cinéma, au voyage, etc. :
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