L'Au-Delà (1981) de Lucio Fulci

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Abalam
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L'Au-Delà (1981) de Lucio Fulci

Message par Abalam » mar. oct. 25, 2005 5:44 pm

VO : E tu vivrai nel terrore... L'aldilà (The Beyond en VA)

1927, La Nouvelle Orléans.
Un peintre est puni pour avoir donné une vision picturale de l'enfer. Il est crucifié dans le sous-sol d'un hôtel et défiguré à la chaux vive.
54 ans plus tard, Liza Merril vient s'installer dans ce même hôtel, dont elle a hérité, décidée à le retaper en vue d'une réouverture. Mais peu à peu, d'étranges phénomènes se produisent. Les ouvriers meurent un à un, une jeune aveugle se fait déchiqueter la gorge par son chien et les morts se mettent à marcher.

Jeudi 27 octobre à 22h10, à L'Absurde Séance au cinéma le Katorza à Nantes

http://absurdeseance.free.fr/

A noter le 10 novembre : 22h30 KENTUCKY FRIED MOVIE
(Hamburger Film Sandwich)
avec la présence de John Landis !!
8)

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jason13thh
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Message par jason13thh » mar. oct. 25, 2005 6:59 pm

C'est mon Fulci préféré, c'est une poésie macabre.

Techniquement très bon, très gore, malsain mais en même temps assez beau mais une beauté macabre.
La photo est aussi splendide, tout comme le score de Frizzi et les effets sanglants de Trani (et les autres j'ai oublié leurs noms)

C'était l'époque où Fulci était bien entouré.
carpe diem

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Message par AAWIL » mar. oct. 25, 2005 7:29 pm

chef-d'oeuvre ultime !! Pour moi, le meilleur Fulci !!!
rien que pour la vision de l'enfer... :twisted:

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Abyssanctum
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Message par Abyssanctum » mar. oct. 25, 2005 8:35 pm

Dans le sale et le poisseux, je ne connais que d'autres fulci (city of the living dead par exemple). L'ouverture du film est inoubliable, la suite montre quand même des faiblesses (les mygales, idée qui tombe à l'eau à mon avis) et des incohérences scénaristiques. Mais certains aspetcs sont tellement réussis, telle que l'ambiance de terreur permanente, des scènes gore choc régulièrement, que les ratés s'estompent facilement. C'est assez etonnant de comparer la dynamique de l'au delà avec celle de l'enfer des zombies, tant la première est chaotique et la deuxième ascendante.
Toi, tu creuses

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Message par milton arbogast » mar. oct. 25, 2005 8:45 pm

mis a part l'argument de depart, je serais bien incapable de raconter le film, because j'y ai jamais rien compris.
Mais je pense pas que se soit là le but de Fulci, on est ici dans une sorte de cauchemar filmé, sans logique, juste l'effet pour l'effet.
Et c'est quand même foutrement efficace.
A vous rendre nostalgique de cette époque, cette façon de filmer, l'horreur sans clin-d'oeil lourdingue, sans "teenagerisation".
Poisseux, malsain, derangeant.
J'adore la scene ou les protagoniste quitte l'hotel et que l'on voit toute les fenetres s'allumer et de sinistres silhouettes se dessiner derriere les rideaux.
c'est pour moi le plan le plus effrayant du film.
Mon Fulci préféré avec L'ENFER DES ZOMBIES, et LA MAISON PRES DU CIMETIERE.

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Message par Grenouille arrogante » mar. oct. 25, 2005 10:11 pm

Je trouve effectivement que le film est très surestimé. Il passe souvent pour le meilleur film de Fulci mais je le trouve également incohérent, avec pas mal de faiblesses notamment dans les effets gores, ce qui est un comble pour Fulci. Je lui préfère largement "La Maison près du Cimetière" qui est pour moi le meilleur film d'horreur de Fulci, plus tenu, plus cohérent, peut-être moins ambitieux mais beaucoup plus maîtrisé.

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Message par Superfly » mar. oct. 25, 2005 10:20 pm

la mise en scène de L'Au dela est sublime par moment. Dans l'hopital à la fin par exemple. La maison c'est un ton en dessous je trouve. Le début de la fin. Mais l'Au Dela c'est un vrai poeme macabre. Un pur délire gore avec l'un des plus belle musique du cinéma d'horreur.

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ZeitGeist
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Message par ZeitGeist » mer. oct. 26, 2005 8:58 am

Ambiance inégalée. Un cran en dessous de frayeurs pour moi cependant.

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Manolito
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Message par Manolito » mer. oct. 26, 2005 9:10 am

Il y a encore quelques années, L'au-delà était le volet de la trilogie des zombies que j'aimais le moins. La faute sans doute aux conditions de visions. J'avais ainsi subi la VF (que je ne trouve pas bonne du tout), et une copie pas vraiment reluisante, trop sombre.

En les revoyant récemment, dans les très belle copies qu'on trouve en DVD, j'ai largement révisé mon jugement. "L'enfer des zombies" m'a paru plus baclé (la photo particulièrement), et c'est vraiment "L'au-delà" qui se montre le plus soigné à ce niveau, ainsi qu'en ce qui concerne sa mise en scène. La musique est effectivement une merveille. La fin est le sommet de la carrière de Fulci. "Frayeurs" a des grands moments, mais c'est vraiment le plus faible au niveau du scénario et des dialogues...

Sur le site : le test de la "box" Anchor bay :

http://www.devildead.com/indexfilm.php3 ... FilmID=367

Le test du DVD EC Entertainment :

http://www.devildead.com/indexfilm.php3 ... FilmID=366

Un texte que j'avais fait sur le film pour tentacules.net :

"En 1927, en Louisiane, un sorcier est lynché par les villageois dans l'hôtel où il habitait. Cinquante ans plus tard, une jeune fille hérite de cette bâtisse, abandonnée et délabrée...


L'au-delà est le troisième volet de la trilogie consacrée aux zombies, qui rendit célèbre l'italien Lucio Fulci, les deux autres titres étant L'enfer des zombies (1979) et Frayeurs (1980). Il retrouve une équipe déjà rodée, avec des personnes très talentueuses, comme le directeur de la photographie Sergio Salvati (L'enfer des zombies, Frayeurs, Le masque de cire (1997)...), le compositeur Fabio Prizzi (L'enfer des zombies, Frayeurs...) et le maquilleur Gianetto De Rossi (L'enfer des zombies, Dune (1984) de David Lynch...). Parmi les comédiens, on trouve, entre autres, Catriona MacColl (Frayeurs, l'adaptation live de Lady Oscar (1978) par Jacques Demy...), David Warbeck (Le chat noir (1980) de Lucio Fulci...) ou Veronica Lazar (La luna (1979) de Bernardo Bertolucci, Inferno (1980) de Dario Argento...).

L'abondance des références à Lovecraft contenues dans L'au-delà frappe d'emblée, même si Frayeurs prenait déjà place dans la ville de Dunwich. Qui plus est, plus tard, Lucio Fulci devait produire La malédiction céleste (1987) de David Keith, honnête adaptation de La couleur tombée du ciel. Ici, le grimoire de sorcellerie qui sera l'enjeu de cette histoire n'est autre que Le Livre d'Eibon, ouvrage imaginaire créé par Clark Ashton Smith (sans doute inspiré par le Necronomicon) et présent dans des textes de Lovecraft. L'intrigue rappelle fortement les aventures de Joseph Curwen dans L'affaire Charles Dexter Ward : un sorcier malfaisant pratique des expériences innommables avant de se faire lyncher par les villageois ; puis il revient hanter la ville cinquante ans plus tard. Ce même sorcier est aussi un artiste peintre réalisant des œuvres macabres et fantastiques qu'on pourrait croire imaginaires : mais, comme dans Le modèle de Pickman ou L'Appel de Cthulhu, il ne fait que recopier fidèlement une atroce réalité. On trouve encore un vieux bouquiniste ricanant et inquiétant, qui correspond exactement à la description du libraire de Le livre. Enfin le titre du film lui-même paraît être une référence à la nouvelle De l'au-delà. Pourtant, il ne sera à aucun moment fait référence à la mythologie des Grands Anciens ou à des détails plus explicitement Cthulhiens.

Les références cinématographiques ne manquent pas non plus : évidemment, cette affaire d'hôtel hanté évoque le Shining (1980) de Stanley Kubrick, et l'idée d'une maison bâtie sur une porte de l'enfer rappelle Amityville, la maison du diable (1979). Pourtant, c'est surtout à Suspiria (1977) et Inferno, deux grands classiques de l'horreur italienne réalisés par Dario Argento, qu'on pense le plus. En effet, ces deux films traitaient aussi de la sorcellerie et des grimoires interdits (le livre des "Trois Mères" dans Inferno). L'au-delà a plusieurs points communs avec eux : des voix mystérieuses murmurent des incantations menaçantes comme dans Suspiria, la narration traditionnelle est abandonnée pour laisser place à une succession de révélations magiques et poétiques comme dans Inferno, la musique nous propose un rock latin infernal, la narration est ponctuée par l'énoncé de mystérieuses formules magiques ("Et tu devras affronter la Mer des Ténèbres...")... On retrouve même le meurtre d'une aveugle par son chien-guide, rappellant fortement la mort du pianiste Daniel dans Suspiria. En fait, ces similitudes peuvent s'expliquer par le fait qu'Argento était aussi très influencé à cette période par Lovecraft : il a même envisagé de l'adapter au cinéma à un moment. Les deux réalisateurs portent donc un regard poétique et macabre sur la magie noire et ses grimoires occultes (comme le Necronomicon), emprunt du même lyrisme dément que les pages les plus folles de Lovecraft (les courtes nouvelles Nyarlathotep, Dagon par exemple...).

Fulci parvient très habilement à mettre en place des ambiances étranges, lourdes et maléfiques : on se rappelle ainsi des îles dominicaines désolées de L'enfer des zombies ou la Dunwich sinistre de Frayeurs. Dans L'au-delà, l'action est placée en pleine Louisiane, dans une Nouvelle-Orléans rongée par une humidité malsaine et oppressante. Les cadavres oubliés, les boiseries des vieilles maisons, les briques des murs ou la terre des sols paraissent être faits dans une même glaise verdâtre, difforme et suintante. L'au-delà marque d'ailleurs le triomphe de l'atmosphère sur les autres éléments composant, en principe, un film. Les personnages sont presque tous dénués d'épaisseur, l'histoire n'a que peu de sens : le spectateur doit accepter de se laisser entraîner par cette ambiance singulière et étrange, rendue avec énormément de talent par la réalisation, la photographie et la musique.

Fulci, c'est aussi le "Monsieur gore" du cinéma italien : il nous propose ici deux orientations nettes dans la destruction du corps humain en tant qu'art cinématographique. D'une part, à l'aide d'acides, de mygales carnivores et d'autres moyens d'attaquer petit à petit la peau, il nous propose de suivre, comme en accéléré, les effets de la pourriture et de la décomposition attaquant les visages des morts et les démolissant sans pitié. D'autre part, Fulci est encore très fasciné par la destruction des yeux, qui sont éjectés ou crevés avec lenteur et acharnement (on se rappelle la fameuse séquence de l'écharde de L'enfer des zombies).

Cela nous amène d'ailleurs à un élément commun à Frayeurs et L'au-delà, et qui fait encore beaucoup penser à Lovecraft : celui qui porte son regard sur l'Indicible peut en avoir l'esprit irrémédiablement détruit. Ainsi, dans Frayeurs, ceux qui voyaient l'Horreur pleuraient des larmes de sang tandis que leurs âmes se désagrégeaient irrémédiablement. Dans L'au-delà, ceux dont les yeux voient les savoirs impies et interdits en ont les pupilles brûlées et deviennent d'inertes statues de chair au service de puissances mystérieuses. De même, au cours du prologue, une jeune fille a ses yeux détruits par les révélations du Livre d'Eibon. Dans cette thématique du regard, de l'image porteuse de connaissances occultes et dangereuses, le terrible tableau réalisé par Schweick, le peintre sorcier, a évidemment un rôle très important : en le contemplant ou en le manipulant, on déclenche des évènements horribles, rapprochant un peu plus le monde des vivants de celui des morts ; même une aveugle qui en caresse la surface a les mains déchiquetées par sa force magique.

Comme ce peintre, Fulci a le sens de l'image macabre, de la mise en scène poétique et morbide à la fois. Sa fascination pour les cimetières terrifiants, lieux de dénouement idéaux des films de zombies, est connue : on a ainsi déjà vu ces sépultures de conquistadors en pleine jungle dans L'enfer des zombies, ou la terrible crypte gothique de Frayeurs. Ici, dans une morgue sinistren, les corps sont placés d'une manière très théâtrale, en demi-cercle, comme pour un rituel funèbre. Enfin, l'Au-delà est désert grisâtre, jonché de cadavres nus, balayé par le même vent porteur de mort qui soulevait la poussière dans les villages antillais de L'enfer des zombies ou dans les rues désertes de Dunwich dans Frayeurs : cette effroyable vision de l'Enfer n'est pas sans rappeler les terribles images des camps de concentration de la seconde guerre mondiale. Fulci, de son côté disait avoir été inspiré, pour cette vimage, par les ruines de Pompéi.

Souvent considéré comme le chef d'œuvre de Fulci, L'au-delà est avant tout un grand poème morbide et dément. Plutôt que raconter une histoire, il cherche à emporter le spectateur dans une atmosphère lyrique et envoûtante : en ce sens, c'est un cinéma non narratif, une expérience plus sensorielle qu'intellectuelle."

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Prodigy
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Message par Prodigy » mer. oct. 26, 2005 9:37 am

Manolito a écrit :"Frayeurs" a des grands moments, mais c'est vraiment le plus faible au niveau du scénario et des dialogues...
Bof, je trouve pas le scénario de l'Au-Delà particulièrement superbe, je dirais même qu'il n'y en a pas non plus ! :D

L'Au-Delà est très beau, mais je préfère aussi Frayeurs, tout simplement parce qu'il m'a vraiment collé la pétoche !

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Message par Manolito » mer. oct. 26, 2005 9:51 am

Le scénario de "L'au-delà" est faible, mais il a au moins le mérite d'être rythmé et de ne jamais sombré dans le Z. Certains dialogues de "Frayeurs" sont quand même à tomber de sa chaise (de mémoire, quand le journaliste explique que "la fin du monde peut attendre qu'ils aillent prendre un repas au resto") et il y a quand même un peu de remplissage. Mais j'aime beaucoup quand même, hein, je précise !

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Message par jason13thh » mer. oct. 26, 2005 9:54 am

J'aime bien l'idée des zombies qui se téléportent dans La Paura.
carpe diem

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Message par Prodigy » mer. oct. 26, 2005 10:20 am

Manolito a écrit :(de mémoire, quand le journaliste explique que "la fin du monde peut attendre qu'ils aillent prendre un repas au resto")
Bah quoi, c'est du cynisme italien ! :D

manuma
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Message par manuma » mer. oct. 26, 2005 8:52 pm

Si L’Au- delà n’est pas pour moi une œuvre aussi aboutie que, par exemple, Le Venin de la peur ou La Longue nuit de l’exorcisme – son meilleur film à mon avis - je le considère néanmoins comme le sommet de l’œuvre de Fulci. C’est visuellement très fort et le cinéaste est vraiment au top niveau de son imagination morbide. Après, c’est vrai qu’il ne s’agit pas là d’un récit classique solidement structuré et que l’ensemble ressemble avant tout à une sorte de succession de tableaux horrifiques.

Et puis c’est le premier Fulci que j’ai vu étant ado, ça marque …
Dernière modification par manuma le jeu. oct. 27, 2005 7:10 am, modifié 1 fois.

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fantomas 2
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Message par fantomas 2 » mer. oct. 26, 2005 9:20 pm

J'aurai forcément un avis différent, car ce n'est pas la même chose de voir "L'au-delà" quand on est ado, ou le voir quand on a déjà dépassé la quarantaine, et 25 ans de films d'épouvantes au compteur - ce qui était mon cas lorsque le film est sorti. Mais je me souviens que, de façon générale, "L'aldilà" était le moins apprécié des quatre films de morts-vivants de Fulci... Dans l'ordre, nous préférions (en général) "Frayeurs", puis, ex-aequo, "L'enfer des zombies" et "La maison près du cimetière", puis en dernier "L'au-delà". Ce qui n'a absolument rien de dépréciatif envers ce film, car évidemment, nous l'aimions quand même, mais il est vrai que la scène des araignées était assez loupée pour un film aussi soigné par ailleurs...
Fulci semble avoir eu parfois des problèmes avec le montage de ses films, disons en tout cas des quatre dont nous parlons ici. Dans "L'enfer des zombies", il y a une erreur flagrante de montage lors de la scène avec le requin, le zombie se fait amputer, puis le plan d'après il est de nouveau intact. Dans "Frayeurs", la scène de la perceuse, il suffirait de retirer trois ou quatre image pour que la scène soit mille fois plus efficace - lorsque le bout de la perceuse sort de la tête du type, le truquage, excellent jusqu'alors, devient très visible. La scène des araignées aurait gagnée à être écourtée, car elle sont trop longtemps sur l'écran pour qu'on ne s'aperçoive pas de leur artificialité. Ce sont certes des défauts mineurs (quoique...) mais enfin, c'était si facile à résoudre, que l'on s'étonne qu'un technicien comme Fulci ne s'en soit pas préoccupé. C'était sans doute dû aux conditions de tournage des films italiens...

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