Missouri Breaks (1976) d'Arthur Penn

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Manolito
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Missouri Breaks (1976) d'Arthur Penn

Message par Manolito » lun. juil. 11, 2005 11:47 am

Un voleur de chevaux (Jack Nicholson) tente de s'installer et de fonder sa propre ferme. Un propriétaire qu'il a spolié recrute un mercenaire (Marlon Brando) pour l'abattre...

De jolies images pour un film qui ne m'a pas beaucoup passionné. On est dans les années 70, on sent une tentative d'approcher le western de façon innovante (et cela faisait longtemps que Penn suivait cette voie), mais le cabotinage de Brando fait sombrer tout ça dans la grosse farce un peu molle. Sympathique, mais pas à la hauteur des talents réunis.

Passe sur Arte ce jeudi 14 juillet à 20h40. Brando contre la maman requin : qui va gagner ?

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Richard Richard
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Message par Richard Richard » lun. juil. 11, 2005 7:57 pm

Pas à la hauteur des talents réunis, peut-être, mais ça reste quand même une sympathique bizarrerie.
Il est même amusant de voir un tel produit étiqueté "prestige" (Penn + Brando + Nicholson) ainsi s'écarter du schéma du western classique et arpenter les chemins du bis (par instants) gentiment déviant.
Rien que la performance déjantée de Brando mérite le coup d'oeil : au-delà du cabotingae, une performance expérimentale proche d'un happening artistique !

En prime, un joli casting de gueules (Frederic Forrest, John P. Ryan, Harry Dean Stanton, Randy Quaid...). Ca, c'est du second couteau classe ! 8)

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Machet
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Message par Machet » mar. déc. 04, 2012 12:06 am

Beaucoup aimé pour ma part. Moderne et originale. Brando interprète un personnage bizarre (la scène de l'insecte dans la bouche), il marche, le nez au vent, complètement libre et fou, imprévisible. Comme le film, qui ne répond à aucun code ou presque. Les personnages ne sont ni bon ni mauvais. C'est vraiment intriguant et salvateur. Du grand cinéma des années 70, qui cherchait à s'émanciper du carcan du genre.
Il y a un p'tit détail qui me chiffonne

comte vonkrolock
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Re: Missouri Breaks (1976) d'Arthur Penn

Message par comte vonkrolock » sam. juin 08, 2019 11:13 am

Revu et je me souvenais d'un film ultra bancale, qui se voulait d'une approche plus humaine que les autres. Un film qui ma beaucoup rappelé un autre du même genre l'Homme sans Frontière, très éloigné du genre Hollywoodien ou crépusculaire qu'ont pouvait trouver dans cette même période ailleurs.

On y voit un Jack Nicholson au sommet de sa gloire, qui réitéra dans le genre 2 ans plus tard pour quelques chose de tout aussi décalé on va dire pour être gentil :D "En Route vers le Sud" et en effet un western qui même si ont peut le trouver sympathique. Est avant tout traversé de longueur, lent, bien mou. Bien sûr comme d'autres dans les 70s avec l'arrivé du spaghetti, les clichés du western classique y sont balayé, mais pas dépoussiérés pour autant. On est clairement dans un comédie dramatique qui se voudrais l'un des rejetons du film de George Roy Hill. Mais au final, auquel je lui préfère largement Little Big Mann, bien mieux maitrisé que se soit du point de vu de la narration ou du caractère des personnages par son auteur.

Au vu des interview contenu dans le BR de chez Rimini, Arthur Penn aimais tourner dans le Montana, quasi au même endroit que celui avec Dustin Hoffman, ce film serais donc plus à prendre comme un moment de plaisir partagé, ou Brando est en roue libre. Certes il offre quelques jolie scénette assez drôle par si par là, n'en demeure pas moins un western mineur, un film qui montre les limites d'un genre surexploité jusque là.

Vu donc sur le BR édité par Rimini, image loin d'être à la hauteur, même si le grain est bien présent la définition est presque aussi mole que le film :( reste des couleurs qui elle redore l'ambiance, coté son est sans plus aussi. Une VF un peut boucher, même si au moins elle n'est pas troué comme souvent sur ce genre de film d'avant les années 80.
Coté bonus il y a de quoi faire deux interview assez conséquente l'une sur Arthur Penn, l'autre sur Brando exclusivité de l'édition BR, ainsi qu'une très longue interview audio du réalisateur (55mn) datant de 1981. Et une BA qui complète le tous.
Pour ceux qui apprécie ce film un belle effort de part de l'éditeur d'en offrir autant.

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