Un dollaro tra I denti / Un Dollar entre les dents - Luigi Vanzi (1967)

Modérateurs : Karen, savoy1, DeVilDead Team, Karen, savoy1, DeVilDead Team, Karen, savoy1, DeVilDead Team, Karen, savoy1, DeVilDead Team, Karen, savoy1, DeVilDead Team, Karen, savoy1, DeVilDead Team

Répondre
Avatar de l’utilisateur
Superwonderscope
DeVilDead Team
Messages : 20569
Inscription : ven. avr. 30, 2004 9:09 am
Localisation : Pyun City

Un dollaro tra I denti / Un Dollar entre les dents - Luigi Vanzi (1967)

Message par Superwonderscope » dim. oct. 27, 2019 1:03 pm

VA : A Stranger in Town

l'étranger (Tony Anthony) arrive dans une petite ville et de faire un deal avec des bandits afin de récupérer de l'or aux mains de l'armée US, en vue d'une change avec le Mexique. Tout se passe bien sauf que les bandits, ébé, ils veulent tout garder, hein. Alors l'étranger, y va se facher.

Western ultra cheap, tourné sur 4 ou 5 décors. Rien de vraiment extraordinaire, hormis que le film ait reporté un gros succès aux USA, enchainant des suites. Ca surprend par l'absence de dialogue au début du film, avec quelques éléments scénaristiques bien vu (le "marinero" - Aldo Berti- qui noye un prêtre dans un puis, qui finira lui aussi buté dans l'eau), le leitmotiv du méchant (Frank Wolff, pas mal) qui se retrouve contre lui au final).
Par contre Tony Anthony, pffff... c'est vraiment un piètre acteur. j'accroche pas du tout à son jeu minimaliste (ou absence d'expressivité?). En comparaison de la méchante Maria Pilar (Gia Sandri, très hautaine), il fait pale figure.
Le réalisateur fait un peu ce qu'il peut pour cacher la misère, c'est d'ailleurs bien cadré pour du 1.85:1, mais bon, pas vraiment de miracle. Un ton habituel du western transalpin (les anti-héros, la violence, la brutalité, les femme soit victimes-soit salopes...) tente de décalquer sur les succès précédents pour rappliquer les mêmes règles. Même lenteur parfois pénible de la mise en place des situations, repris de manière assez évidente de chez Leone, tout comme le scénario... Mais bon, ça sent quand même les fonds de tiroir (même les fringues ont l'air sorties d'un marché hippie de camden ou de Porta di Roma). Même si tourné à Almeria, les studios de la Elios font pauvres.... Pas désagréable à voir, un peu comme un Demofilo Fidani avec un peu de talent et de savoir faire pour rendre riche un budget inexistant.

Sorti à la bonne période, il fera un honorable 320 954 entrées en France

Vu sur le Blu ray de chez Artus. Copie relativement propre, sans trop de trace de reduction de bruit. Mais les scènes d'extérieur sont trop exposées (d"origine ou pas?), avec des bancs parfois brûlés. Les gros plans des blessures trahissent le côté cheap des maquillages sanglants, et ça fait trop propre. Quelques contrastes trop appuyés. Mais les cènes d'intérieurs en clair obscur rendent bien. Un livret passe-partout, mais une interview de Q & A intéressante avec l'acteur et le producteur en bonus, à la suite d'une projection salles. Très instructif. Pas vu celui avec Curt Ridel
Oh really? Well then I'm sure you wouldn't mind giving us a detailed account of exactly how you concocted this miracle glue, would you ?

Algor
Messages : 924
Inscription : lun. févr. 11, 2008 11:02 pm

Re: Un dollaro tra I denti / Un Dollar entre les dents - Luigi Vanzi (1967)

Message par Algor » mer. janv. 29, 2020 4:20 pm

Superwonderscope a écrit :
dim. oct. 27, 2019 1:03 pm
...Mais les scènes d'extérieur sont trop exposées (d"origine ou pas?), avec des bancs parfois brûlés.
Découvert assez jeune pour en garder un bon souvenir. L'effet nostalgique d'hier + effet culte désormais! :wink:
Vu sur le Warner Archive "Stranger Collection".
Je n'ai pas constaté des "blancs brûlés" sur les scènes extérieures. Et même certains bâtiments traités à la chaux gardent un peu un côté terne et grisâtre. On peut se demander si le master pour le blu-ray français n'a pas subi quelques manipulations pour en augmenter le contraste...on augmenter la lisibilité des scènes plus sombres?...n'ayant pas vu l'édition Artus.

Que dire du film maintenant: intrigue primaire jouant sur les poncifs habituels des conflits pour un gros magot. Tout ça est bien mis en images ponctué par un thème à la guitare, avec quelques ajouts musicales sur d'autres instruments (ou voix) rappelant Morricone. Des clins d’œil (des emprunts?) à Leone aussi, puisque le film de Lewis a bâti sa petite réputation sur ces similitudes, disons traitées à la légère. Mais Leone n'a-t-il pas lui-même fait quelques emprunts à Kurosawa? :roll:
Il faut bien dire que l'interprète Anthony est vraiment l'antithèse de Eastwood...que ce soit pour le talent ou la présence physique. Comparé au grand Clint, le Tony fait vraiment petit et fragile mais résiste pourtant mieux à un épisode de tabassage, en plus de goûter au fouet. À noter un personnage féminin au tempérament sadique qui pourrait sortir d'un film gore à l'italienne.
Bon, ayant vu quelques "Fidani" sous différents pseudos, je ne pourrais pas dire que l'impact de ses films soit aussi marquant, dans le bon sens du terme, que ceux de Tony Anthony. Pour moi, Fidani manquait de maîtrise frisant l'amateurisme, et donnait l'impression que ses acteurs (?) (ou cascadeurs) étaient en roue libre, comblant le vide du scénario par des dialogues nombreux, et sûrement improvisés pour la plupart. Enfin, c'est ce que je ressentais au visionnement.

Répondre