LUFF 20e édition !

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LUFF 20e édition !

Message par Ozymandias » jeu. juil. 29, 2021 11:24 am

Salut à tous

Les premières infos viennent de tomber


Le LUFF c’est de la mauvaise herbe. On a beau essayer de l’arracher, elle revient chaque octobre depuis 20 ans. Une espèce bâtarde. Doublement bâtarde, sur la forme comme sur le fond: c’est un festival de cinéma et de musique, une institution établie et autorisée qui présente des œuvres et des artiste·x·s qui passent sous le radar des autorités et des marchés financiers, volontairement ou non. Au fil du temps, on réalise que ces hybridités ou paradoxes constituent un potentiel de résistance et d’adaptation. Comme la mauvaise herbe, elle est le fruit de croisements multiples, elle se moque de toute idée de pureté, et tient très longtemps.

Le LUFF dévoile les premiers noms et les visuels de sa 20e édition !

Le Lausanne Underground Film & Music Festival revient du 20 au 24 octobre 2021 pour fêter sa 20e édition à la Cinémathèque suisse et autres lieux complices. Le LUFF continue sa mission de déterrer les perles méconnues de la scène underground pour offrir au public lausannois un programme éclectique, impertinent et résistant à l’aseptisation en mettant en avant des projets artistiques passant sous le radar du mainstream. Loin d’être destiné aux aficionados, le festival met un point d’honneur à accompagner un public de tous horizons dans la découverte d’expériences culturelles atypiques.
Entre found footage digital par Sylvia Schedelbauer, films chrétiens douteux sortis d’archives ecclésiastiques dont un long métrage exhumé de George A. Romero, concert et documentaire de l’icône de la no wave new yorkaise Lydia Lunch, protest song noise de Moor Mother ou encore venue exceptionnelle de Dennis Typhus, tête pensante du label Ultra Eczéma, performances sonores, workshops et films se côtoieront pendant cinq jours d’effervescences artistiques.

> Prochain communiqué annonçant les points forts de la 20e édition : 31 août 2021
> Plus d'informations sur > 2021.luff.ch <

Film :

✦ BETH B & LYDIA LUNCH PRÉSENTENT «THE WAR IS NEVER OVER», DOCUMENTAIRE DÉFINITIF SUR LA DIVA DE LA NO WAVE
✦ CARTE BLANCHE À BETH B : UNE SÉLECTION DE COURTS FÉMININS ET FÉMINISTES 1918-2021
✦ CHRISTIAN (FILM) BUISNESS: REGARD SUR LA CHRISTIANSPLOITATION, INCL. PREMIÈRE SUISSE DE «THE AMUSEMENT PARK», LE FILM RETROUVÉ DE GEORGE ROMERO
✦ SYLVIA SCHEDELBAUER: EXPÉRIMENTATIONS, FLICKER ET POÉSIE
✦ BEYOND PAKISTAN: THE MYSTICAL CINEMA OF JAMIL DEHLAVI
✦ DES DOCUMENTAIRES CÉRÉBRALEMENT NOCIFS
✦ COMPÉTITIONS COURTS ET LONGS MÉTRAGES...

Workshops:

✦ ÉCOUTE CRITIQUE COLLECTIVE AVEC JULIETTE VOLCLER
✦ PRATIQUE DU REVOX AVEC JÉRÔME NOETINGER
✦ AURA TOOLS AVEC ATTILA FARAVELLI
✦ DIGITAL FOUND FOOTAGE AVEC SYLVIA SCHEDELBAUER

Music :

✦ LES SIRÈNES
✦ MOOR MOTHER
✦ AHO SSAN
✦ MICHAEL GENDEREAU
✦ STEPHANIE BAYLE & DENIS ROLLET
✦ LYDIA LUNCH & IAN WHITE
✦ JACKSON-PRATT
✦ JESSICA EKOMANE
✦ EN CREUX
✦ LUCIANO CHESSA
✦ RYOKO AKAMA (TBC)
✦ HANNA HARTMAN
✦ ANA FOSCA
✦ ARMA AGHARTA
✦ LETTERA 22
✦ ATTILA FARAVELLI
✦ LEILA BORDEUIL
✦ DUMA
✦ LUCIANO MAGGIORE & LOUIE RICE

L'OFF :

✦ GAUCHE KEBAB
✦ LUXXURYPROBLEMS
✦ YEM GEL/COBWEVER
✦ PASCAL LUND-JENSEN
✦ KATERINA UNDO
✦ MAYA CRUX
✦ XR/SPOOL

www.luff.ch

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Re: LUFF 20e édition !

Message par Ozymandias » jeu. sept. 23, 2021 9:46 am

Le programme complet de la 20e édition du LUFF est maintenant en ligne !

Du 20 au 24 octobre 2021 se tiendra la 20e édition du Lausanne Underground Film & Music Festival. Véritable instrument de résistance depuis ses débuts, le LUFF célébrera ses 20 ans en présentant des projets artistiques dérangeant par leur impertinence ou encore par leur expérimentation extrême du visuel et du sonore. Cette édition anniversaire se déroulera au Casino de Montbenon ainsi que dans divers lieux lausannois et offrira à ses spectateur·trice·x·s une programmation hybride qui défie les normes cinématographiques et musicales en mélangeant films, performances sonores et workshops.

Le programme cinéma est composé de 5 compétitions internationales comprenant 5 longs métrages et un total de 35 courts métrages, d’une première internationale et 10 premières suisses. La sélection filmique est complétée par 7 cinéramas incluant notamment 2 cartes blanches, de 2 rétrospectives sélectives et un programme de 5 documentaires. Côté musique, la salle des fêtes et Plateforme10 (MCBA) accueilleront 22 performances sonores et 4 workshops sont également proposés en collaboration avec des artiste·x·s programmé·e·x·s. Finalement, 12 projets forment l’OFF, fraction gratuite du festival.

FILM
Fidèle au réalisateur Bertrand Mandico, programmé chaque année depuis 2011, le LUFF inaugure sa 20e édition avec la projection de « After Blue (Paradis Sale) », une science- fiction fantasmagorique qui promet de faire vivre aux spectateur·trice·x·s une expérience cinématographique définitivement singulière.
Les 5 films issus de la compétition de longs métrages feront voyager dans le temps et parcourir les genres, de l’horreur poisseuse de « Honeydew » et son scénario inspiré d’un fait divers des années 1950, à la comédie analogique « Strawberry Mansion », située dans un futur dystopique, en passant par le drame psychologique féministe de « Violation ». Le récit tentaculaire et vertigineux « Sister Tempest » se confrontera à « The Lost Record » qui raconte le dilemme posé par une trouvaille discographique.

Cette édition du LUFF sera riche en cinéramas soigneusement concoctés. Parmi ceux-ci, « Christian (Film) business » qui porte sur la christiansploitation, ou l’art de mêler productions cinématographiques et propagande religieuse. Élément phare de ce programme, la pépite déterrée « The Amusement Park » sera présentée en première suisse. A noter que cette sélection ecclésiastique a été rendue possible, entre autres, grâce au travail de restauration du réalisateur Nicolas Winding Refn à qui une carte blanche a aussi été donnée.

Très tôt, folklores, légendes et superstitions ont inspiré les faiseurs de films du monde entier, donnant lieu à un cinéma dont s’est prise d’affection l’essayiste américaine Kier-La Janisse, membre du jury long métrage de cette édition. Dans le cadre de ce cinérama consacré à la Folk Horror, la réalisatrice présentera en première suisse son documentaire de 3h15 intitulé « Woodlands Dark and Days Bewitched: A History of Folk Horror ».

Pour agrémenter cette panoplie d’objets filmiques, deux rétrospectives sélectives mettront en lumière les parcours cinématographiques des réalisateur·trice·x·s Jamil Dehlavi et Sylvia Schedelbauer. Le premier présentera ses œuvres ancrées dans un univers singulier où le mystique côtoie le rationnel et principalement tournées au Pakistan, en Turquie et à la Réunion. Tandis que les œuvres de la seconde forment une plongée dans la pratique du found footage et de ses collisions sensibles entre une histoire intime et des séquences historiques. La réalisatrice partagera en outre sa pratique lors d’un workshop donné à l’EJMA.
Pléthore de documentaires courts et longs viendront également s’ajouter au programme de cette année avec notamment la première internationale de « Papa Srapa », du nom de scène de l’artiste sexagénaire anarchiste râleur, perçu par ses pairs comme le grand shaman électronique de la scène underground russe.

Après avoir soufflé ses vingt bougies et juste avant qu’il ne fasse nuit noire, le LUFF se clôturera avec la projection en première suisse d’ « Earwig », mystère grinçant et troisième et grandiose long métrage de Lucile Hadzihalilovic, en présence de la réalisatrice.

MUSIC
Le volet musical débute en force avec le projet anniversaire du collectif Les Sirènes (20.10) qui contera l’épopée technique, financière et historique pour parvenir à « parler dans le micro » du LUFF. Le script de cette déconstruction surréaliste aux feedbacks infinis sera publié par la collection Rip on/off et vernis ce soir-là. L’ode au festival se prolongera avec la performance du compositeur Michael Gendreau (20.10) qui, dans une prospection architecturale, analysera les vibrations du bâtiment emblématique du Casino pour les révéler et mettre en branle la colline de Montbenon.

Poursuite de l’exploration du son sur une tonalité politique, tournée vers le thème du racisme avec deux performances afro-futuristes oscillant entre protest song et noise abrasive. La poétesse et activiste de Philadelphie Moor Mother (20.10) viendra secouer la salle des fête avec un verbe qui tabasse. Plus tard dans la soirée, Aho Ssan (20.10), compositeur électronique basé à Paris, jouera avec la synthèse et la simulation pour traduire son vécu par le biais de ses propres instruments numériques.

Jeudi, brutalité et intensité seront les mots d’ordre. Le duo de Stephanie Bayle et Denis Rollet (21.10) offrira une performance où les corps en tension produisent un seul mouvement, en miroir, l’un en face de l’autre, du noir à la lumière. La scène vibrera encore sous les sonorités d’un autre puissant couple d’artiste·x·s Lydia Lunch & Ian White (21.10). La diva de la no-wave qui injecte son virus dans l’ADN du LUFF depuis sa création, sera à l’honneur dans le documentaire « Lydia Lunch: The War Is Never Over » et signera son livre éponyme à la librairie HumuS (22.10).

Et puis dans un presque silence, sans sono, Ryoko Akama (22.10) sculptera en live avec l’énergie de trombones de bureau, d’élastiques, de plaques chauffantes et d'écrans télé. Jessica Ekomane (22.10), artiste sonore née en France et basée à Berlin, lui succédera avec une performance quadriphonique et minimaliste.

Toute en contrastes, le programme de vendredi s’ouvrira avec le death industriel de Ana Fosca (23.10), projet sonore à la fois saisissant et méditatif de l’artiste de Copenhague Linn Hvid, pour se conclure dans des rituels psychédéliques hypnotiques et les gesticulations turbulentes de Arma Agharta (23.10). Au cours de cette folle nuit d’expérimentations sonores, Hanna Hartman (23.10), qui enregistre des sons dans le monde entier depuis 30 ans, nous fera l’honneur d’un live pour objets amplifiés et en mouvement, puis d’une multi-diffusion d’une pièce issue de son disque Gattet. Sans oublier le retour au LUFF du duo Luciano Maggiore et Louie Rice (23.10), qui avaient marqué l’édition 2019 par leur performance pour stroboscopes, sifflets et claquements de mains !

Insolence, rébellion et chaos marqueront la fin de cette édition fête du LUFF, en commençant par le groupe post-punk minimaliste Escape-ism (24.10), dont le film « The Lost Record » est en compétition. La violoncelliste, compositrice et artiste sonore Leila Bordreuil (24.10) transgressera la pratique conventionnelle de son instrument par des techniques étendues à l’extrême et des méthodes d’amplification. Dennis Tyfus (24.10), tête pensante du génialissime label Ultra Eczema, viendra décrocher ce qu’il restera de mâchoire au public en caressant la peau malade d’un piano à queue.

C’est dans un hurlement final que s’achèvera la dernière soirée avec Duma (24.10), une formation composée de Martin Khanja et Sam Karugu. Ce duo d’activistes de la scène métal de Nairobi produira une musique fusionnant noise agressive, grindcore, breakcore, trap et techno industrielle.

Programme complet disponible sur le site du festival : www.luff.ch.

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