Des Fleurs pour un espion - Umberto Lenzi (1966)

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Teurk le Sicaire
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Des Fleurs pour un espion - Umberto Lenzi (1966)

Message par Teurk le Sicaire » sam. mai 15, 2021 2:16 pm

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Retour à l'eurospy et à ses espions parfaits de badassitude virile, Roger Browne en faisant des caisses dans ce registre attendu et n'ayant pour vêtements que 2 tenues qu'il interchange : le smoking et l'imperméable gris. Après avoir récupéré lé bidule habituel à haute portée de menace internationale (ici un électroscomètre gamma, malheureusement jamais exploité par le script), le voilà désormais exécuteur des derniers agents ennemis ayant eu connaissance de l'opération, ce qui est l'occasion de voyager à travers l'Europe des 60's. Et c'est le point fort du film que d'offrir un dépaysement désuet, redécouvrir les charmes pas toujours glamours de Genève et surtout d'Athènes il y a 60 ans.

Des fleurs pour un espion ne restera pas dans les mémoires comme un fleuron du genre, virant souvent au nanar avec ses rebondissements des plus clichés voire franchement cons de non-sens. Les 2 scènes de bastons de meuf sont vraiment ridicules, les hommes n'étant pas beaucoup mieux avec leur karaté tel qu'imaginé à l'époque et leurs attaques en piqué. La progression du film est très abrupte et rapidement arrive le moment où les enjeux s'enlisent, notre espion étant alors prisonnier impuissant de ses adversaires, ne devant son salut (et la durée réglementaire de 1h30) qu'à de forcées trahisons au sein des forces ennemies.

A retenir toutefois une brève séquence hallucinée où la pellicule devient entièrement rougeâtre pour symboliser une sorte d'émission hypnotique, avec ses 2 sbires avançant au ralenti, leurs lunettes de soudeur à la blancheur très contrastante. Et puis comment dire non au plaisir des espions passant leur temps à froncer les sourcils d'un air détér' tandis qu'il menace leur adversaire de leur arme de poing dans la posture officielle de cette profession ? Le DVD Artus offre en outre un laïus de Christophe Bier sur l'eurospy, les informations les plus intéressantes concernant Yoko Tani et les dérivés commerciaux non-filmiques consacrés à l'espionnite, dont des romans-photos d'époque aux titres fascinants (Du schproum à Jakarta !).

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