Basic Instinct de Paul Verhoeven (1992)

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Dragonball
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Basic Instinct de Paul Verhoeven (1992)

Message par Dragonball » mar. avr. 04, 2006 4:12 pm

"Basic Instinct"




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Nick Curran, inspecteur de police à San Francisco, enquête sur le meurtre d'une star du rock, Johnny Boz, tué de trente et un coups de pic a glace par une inconnue alors qu'il faisait l'amour. Nick apprend que le chanteur fréquentait Catherine Tramell, riche et brillante romanciere. Au cours de son enquete il s'apercoit que les parents de Catherine sont morts dans un accident suspect, que son professeur de psychologie a ete assassiné dix ans plus tôt à coups de pic a glace et qu'enfin, une de ses meilleures amies a, en 1956, tué ses trois enfants et son mari.

Source : Allociné.

Lol, alors que le thread sur Basic Instinct 2 est une semi loose (le film n'a vraiment pas l'air de passionner les foules ! :)) et qu'on a même eu le droit il y a 2 jours à un thread spéciale 1er Avril qui nous annonçais fierement la mise en chantié de Basic Instinct 3 avec Vincent Mac Doom, voilà que je m'arperçoit soudain qu'il n'y a pas de thread sur le premier film ! )8

Perso, je ne reviendrais pas en détail dessus (de toute façon, j'en ai déjà longuement parlé sur le thread de BI 2), et je me contenterais de me souvenir, avec émotion, de la première fois ou je l'ai vu, lors de sa sortie ciné, et de la forte impréssion que celui ci m'avait fait.

Un thriller hargneux et machiavélique comme je n'en avais pas vu depuis longtemps, un casting excellent et des scènes ma foi toute à fait sympathique ! :D

Le scénario est tellement tordue que j'avoue encore aujourd'hui ne pas vraiment savoir si Catherine Tramell est coupable (alors qu'a propos de BI 2, je n'en ai tous simplement rien à faire ! :roll:). Même avec ce dernier plan pour le moins sans ambiguité, j'ai toujours gardé de forte suspicions à l'encontre du Dr. Beth Garner (Jeanne Tripplehorn), elle aussi tout de même bien névrosé.

Enfin bon, après tout, ce peroétuel jeu de faux semblants est aussi ce qui fait tout le charme de ce thriller scénarisé par Joe Eszterhas (mais quel génie ce mec ! :D), Thriller qui, cependant, n'aurait jamais peut être ce qu'il est sans l'immense talent du Hollandais violent ! :)

Un classique. 8)


La sainte trinité :

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Jeremie
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Message par Jeremie » mar. avr. 04, 2006 4:25 pm

Après la Hollande avec Spetters, voilà que Verhoeven se fait encore des amis auprès de la censure avec BA :mrgreen: Tout ce qu'il ne faut pas faire à Hollywood : erotisme torride, bisexualité, violence sanguinolente, sodomie...
Sans BA, il faut se dire que de nombreux Thrillers erotiques des années 90's n'auraient jamais vu le jour : Harcelement, Color of Night, Exces de confiance, Sliver, Sang chaud pour meutres de sang froid et j'en passe et des (pas) meilleurs.
Gros phenoméne donc et film culte en puissance :)
Du Hitchcock destroy en quelque sorte, un Vertigo nouveau genre, tout comme l'atteste le look de Sharon Stone renvoyant parfois à Kim Novak et la thématique Brune/Blonde.
Impeccable et toujours aussi excitant :P

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Message par Superfly » mar. avr. 04, 2006 4:27 pm

bof bof ... un film de vieux pour les vieux :D :D

Ca m'a fait marrer de voir que tout le monde se branlait sur la foufoune de Sharon Stone. Vu qu'à l'époque c'était pas non plus la plus grande star d'hollywood (comme de nos jours) et que l'on voit plus dans un film érotique d'M6.
Si c'était Julia Roberts j'aurais rien dis ... mais Sharon est à poil dans tous ses films.

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Message par the masqué » mar. avr. 04, 2006 5:11 pm

J'avoue qu'une des principales raisons qui fait que je ne suis absolument pas motive pour aller voir le 2 c'est tout simplement que ce premier opus n'avait rien de réellement transcendant...
Hormis une première heure très bien amenée,et quelques scènes de cul sympathiques (encore,que,comme le dit Superfly,on reste dans le touche-pipi),le tout reste quand même un thriller un peu mollasson et franchement pas transcendant....
"Si on devait tirer sur tout ce qui bouge,on vieillirait bien seuls"

"En France je suis considéré comme un gros nul, En Allemagne comme un raté, En Angleterre aussi et aux Etats-Unis pareil"
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Message par Maxcrom » mar. avr. 04, 2006 5:13 pm

Une histoire saphique de meutre un peu pourrie,, enfin pour moi , rendu plutot captivant grace au talent de paulo et à la Bo du grand jerry, ainsi que la belle photo trés " classe" de jan de Bont.

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Message par Dragonball » mar. avr. 04, 2006 5:22 pm

the masqué a écrit : Hormis une première heure très bien amenée,et quelques scènes de cul sympathiques (encore,que,comme le dit Superfly,on reste dans le touche-pipi),le tout reste quand même un thriller un peu mollasson et franchement pas transcendant....
Oui, mais Superfly, c'est un obsédé sexuel qui voudrait voir des scènes X dans tous les films ! :mrgreen:

Hors, justement, une des grandes forces de Basic Instinct est de proposé des scènes de sexe qui ne sont jamais gratuites, et qui servent toujours le récits. Ces scènes là ne sont pas juste là pour exciter les beaufs libidineux mais ont pour la plupart d'entre elles une très grandes importances, comme la première scènes évidement, qui nous plonge toute de suite dans l'ambiance du film, mais aussi la première scène entre Sharon Stone et Michael Douglas et celle entre ce dernier et Jeanne Tripplehorn.
Si on enlève ces scènes, la compréhenssion du récit et de la psychologie des personnages s'en trouve térriblement amoindri.

Ce qui n'est pas le cas de toute les merdes sorties après pour surfer sur la vague des thriller érotiques initié par BI ou les scènes sont juste là histoire de permettre aux téléspectazteurs de se rincer l'oeil en ayant bonne conscience.
Maxcrom a écrit :Une histoire saphique de meutre un peu pourrie,, enfin pour moi , rendu plutot captivant grace au talent de paulo et à la Bo du grand jerry, ainsi que la belle photo trés " classe" de jan de Bont.
lol, aujourd'hui, ça fait vraiment tout drole de voir associé le nom de Jan De Bont avec le terme de "qualité" ! :D

Le score de Jerry Goldsmith est en effet magnifique. D'ailleurs, la reprise du thème de BI est une des seule chose qui soit un temps soit peu classieux dans BI 2 !

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Superwonderscope
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Message par Superwonderscope » mer. nov. 22, 2006 9:04 am

revu sur le DVD Polonais d'un très grande qualité. scope 16/9 et une piste DTS terriblement efficace.

QUELQUES SPOILERS MINI CA ET LA

le film est quand même une bonne partie de rigolade. J'avoue avoir été parfois impressionné par la première partie du film, hormis la scène d'introduction (si j'ose dire), qui est certes assez brutale mais particulièrment ridicule (la blonde cheveux dans les yeux pour pas qu'on la reconnaisse, hein). Le scénario perd nettement de la pression au beau milieu.

Et rien à faire, c'est quand même une belle vision/fantasme hétérote de la tueuse bisexuelle et sa copine lesbienne névrotique jalouse. Plus que ça énerve (les dialogues entre Roxy et Nick tendent à la bétise), ça prête au final à rire tellement c'est filmé de manière bête et stéréotypée.

Ensuite, les coups d'éclats de mise en scène avec Sharon (vraiment belle!) qui se secours lors des scènes d'amour (enfin, d'amour, svitedi!) avec Michael Doubglas. Après chevauchant, avec un grand "han!" elle se lance les bras bras en l'air pour s'applatir sur le Douglas, pour bien faire comprendre que "j'vais pitetre le tuer à coup de de pic...pitetre pas!". En plus de produire un film vulgaire, Le procédé est grossier et m'a quand même bien fait marrer. Puisuqe ça plait tellement à Verhoeren qu'il nous ressert la soupe au moins deux fois.

SPOILER MAJEUR

Jeanne Tripplehorn fait le plus défaut dans cette histoire. Ces rebondissements de dernière minute (avec defrisotage décoloration à la clé - il faut voir le trucage capillaire sur l'ordinateur, c'est rigolo :D ) font un triste écho à Vertigo mais surtout ne trompent personne. C'est juste vide de sens, tout comme la scène finale où Douglas la menace de son flingue parce qu'il croit qu'elle a une arme planquée. Elle ne trouve rien de mieux à faire que de foutre sa main dans son imper et il la bute alors qu'elle tenait des clés à la main. C'est résolument n'importe quoi :shock: :D Et l'expression de Douglas qui prend les clés à la main, les porte à son front et opousse un "argh!" de tristesse lorsqu'il réalise son erreur. Un grand moment d'acteur.

Chapeau final, la rafale d'informations expliquant le pourquoi du comment dans la scène du commissariat où chaque flic arrive avec une information vitale venant corroborer la culpabilité de la jeanne. Fumeux.


END SPOILER

En fait, en manipulateur né, je me suis demandé si le Paul ne se foutait pas de la gueule du script vulgaire-crasse-erotico-choc en se la jouant désinvolte dans la résolution. En tout cas, le film m'a paru singulièrement ampoulé dans ses dialogues et la cote tape à l'oeil de la mise en scène, si elle met en abime au début la vie des ultra-riches (là où se niche le vice et le meurtre, comme chacun sait), ne parvient pas à faire oublier un scénario roublard et fianlement bien creux.

Ca reste très classieux dans son apporche, très chic-choc-californien mais, non, à la troisième vision, ça ne fonctionne toujours pas et encore moins sur le simple niveau de la gourmandise trop sucrée.
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Manolito
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Message par Manolito » mer. nov. 22, 2006 9:13 am

Un Verhoeven que je n'ai pas beaucoup aimé. L'idée d'en faire une descente aux enfers pour un Michael Douglas hyper-macho-burnée n'est pas mauvaise, mais après un bon début (le meurtre, la découverte de la scène du crime), on sombre peu à peu dans l'ennui et dans le désintérêt. Sharon Stone ne m'a jamais paru très intéressante comme actrice, mais elle s'en tire correctement, dans un rôle assez limitée, il faut bien le dire...

Dommage... J'avoue que je préfère de loin "Showgirls", autrement plus fun et hargneux ! :D

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Haribo
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Message par Haribo » mer. nov. 22, 2006 10:59 am

On ne saurai pas que vous parlez de "Basic Instinct", on enlève tous les noms et les lieux, on croirait que vous parlez de "Scandalous Crime". :lol:

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arioch
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Message par arioch » mer. nov. 22, 2006 12:17 pm

si elle met en abime au début la vie des ultra-riches (là où se niche le vice et le meurtre, comme chacun sait),
Je doutes que ce soit le cas dans le sens ou le film nous montre un personnae qui n'est pas du tout riche, qui vit meme comme un Americain moyen, et qui pourtant est responsable de meurtres. Et je n'ai pas vu recemment le film meme sur le disque polonais ! :D

Moi, j'aime bien ce film. Ca m'amuse aussi le proces d'intention genre "Attention, c'est du cliché parce que la tueuse, c'est une lesbienne". Les bisexuels et les lesbiennes sont ils pour autant tous des anges de sainteté ? J'ai du mal à le croire ! D'ailleurs, le personnage de Michael Douglas est un gros beauf' Hetero et il n'en sort pas grandi comme le Bô Chevalier Blanc. Quand je vois BASIC INSTINCT, je ne vois pas un porno chic. Je ne vois pas vraiment non plus un fim erotique. Les scenes erotiques sont assez rares si l'on y regardes bien. Par contre, l'ambiance suggérée l'est souvent mais bon... Joe Eszterhas a ecrit un thriller a la hitchcock en poussant plus loin le côté violent et sexuel. Mais si vous regardez des films d'Hitchcock, on s'apercoit que dans certains de ces films la sexualité est là : SUEURS FROIDES, PSYCHOSE, FRENZY... Je ne sais pas ce qu'aurait tourné Alfred Hitchcock dans les années 90 mais il y a fort a parier qu'il aurait été beaucoup plus loin que ce qui était permis dans les années 50, 60 et 70. Mais la rencontre de Joe Eszterhas et Paul Verhoeven, ca a fonctionné à merveille car le second a bien compris ce qui se trouvait dans le scénario du premier. Du coup, on obtient un thriller plus corsé qu'à l'habitude en matière de violence et de sexe mais le film en lui même reste un pur thriller. J'ai parlé dernièrement avec quelqu'un du film en lui expliquant comment je voyais la facon dont etait construit certaines scenes, et la personne ne m'a pas compris du tout. Quand je dis que Sharon Stone manipule les hommes grace a ses appats sexuels, on me repond "Ah, ouais, mais, moi, ca m'excite !". Euh ? Mais je n'ai jamais dit que ca m'excitait. L'idée, et elle est tres bien retranscrite dans la fameuse scene de l'interrogatoire, c'est la tension qui est générée. Sharon Stone est mise sur une estrade sujet aux convoitises des hommes dont la gorge se serre et qui se mette a suer comme des bêtes en chaleur face a l'objet inaccessible qui est face a eux et qui fait tout pour les provoquer. Dans la sequence, ce n'est pas le decroisement de jambes qui est important, la tension animale est deja existante au prealable. Le plan volé de l'entrejambe de l'actrice, ca ne represente qu'un point culminant, un effet choc, une représentation crue de la chose. Paul Verhoeven n'est d'ailleurs pas novice en la matiere puisque des plans sur des sexes, il en a deja tourné beaucoup auparavant.

Pour moi, un film classe. Son SHOWGIRLS, a cote, c'est interessant mais ca fait carrément plus accumulation de clichés et dans le genre "cracra", ça va largement plus loin ! En même temps, apparemment, le sexe, c'est cracra sur un ecran de cinéma, c'est beau dans un lit ! :D
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Message par Superfly » mer. nov. 22, 2006 12:33 pm

Un hollywood night de luxe pour ménopausées. C'est bien filmé, y'a des nichons en pagaille et le cul flasque de Douglas mais après c'est quand même du gros flan.

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Message par Superwonderscope » mer. nov. 22, 2006 1:09 pm

arioch a écrit :
si elle met en abime au début la vie des ultra-riches (là où se niche le vice et le meurtre, comme chacun sait),
Je doutes que ce soit le cas dans le sens ou le film nous montre un personnae qui n'est pas du tout riche, qui vit meme comme un Americain moyen, et qui pourtant est responsable de meurtres.

Pour moi si dans le sens où Michael Douglas est présenté comme le spectateur lambda qui pénètre dans cet univers (frelaté) de la richesse californienne. Les morts qu'il a provoquées lui sont toutes le fruit d'erreur/d'accidents, non pas des meurtres délibérés.


arioch a écrit :Ca m'amuse aussi le proces d'intention genre "Attention, c'est du cliché parce que la tueuse, c'est une lesbienne". Les bisexuels et les lesbiennes sont ils pour autant tous des anges de sainteté ?
Moi ca ne m'amuse pas plus que ça. C'est juste triste qu'en 1991, on en revienne toujours à ces mêmes clichés qui ont parsemé le cinéma américain titillatoire hétérocentré de studios. Je ne dis pas que cesont toutes des saintes. C'est juste qu'elles ont toujours été plus ou moins représentées de la même manière pendant un bon quart de siècle. Pourquoi tout simplement ne pas avoir présenté les relations lesbiennes &/ou bi sous un jour qui n'est pas celui de la violence, des turpitudes, des porblèmes d'identité et de la mort? J'imagine qu'Hollywood (enfin bon Hollywood... c'était une coprod Carolco/Studio canal+) n'était pas prete à sacrifiercet état d'esprit pour une modernistation du propos.

Eszterhas n'a fait qu'adapter des codes & intrigues déjà présentes dans les années 50, 60, 70 au gout des années 90. (les exemples sont légion... dès le Caged de John Cromwell en 1950, puis Walk on the Wild Side, The children's hour, They only kill their masters...)

Il n'y a pas grand chose de nouveau, si ce n'est dans la mise en image plus classieuse, comme je l'ai dit plus haut, et plus bandulatoire.
C'est également une perception tout à fait hétérote des relations entre Roxy et Catherine, aussi. Ca fait hurler de rire mes copines lesbiennes :D Mias le film n'est pas supposer s'inspirer de la réalisté, juste aligner des faits & actes qui titilleront le male moyen qui va voir le film.
Il faut attendre un thriller comme the Monkey's Mask, par exemple, pour voir une représentation inversée du schéma policier (le flic est ici lesbienne et possède une relation avec une bisexuelle).

Mais bon aujourd'hui, ce n'est qu'un point de détail qui montre à quel point Hollywood a toujours voulu jouer sur ce cote exploitatif et avait quelques trains de retard sur le cinéma indé et le cinéma européen. Même si on considère Spetters ou le 4e homme, verhoeven s'est prêté au jeu, même si'l est suffisamment roublard pour avoir joué sur plusieurs tableaux. sauf qu'ici, le film est juste pénible à suivre au bout d'une heure. Classieux, mais mou.
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Message par arioch » mer. nov. 22, 2006 1:25 pm

Superwonderscope a écrit :Pour moi si dans le sens où Michael Douglas est présenté comme le spectateur lambda qui pénètre dans cet univers (frelaté) de la richesse californienne. Les morts qu'il a provoquées lui sont toutes le fruit d'erreur/d'accidents, non pas des meurtres délibérés.
Je ne parles pas de Douglas mais de la vieille !
arioch a écrit :Moi ca ne m'amuse pas plus que ça. C'est juste triste qu'en 1991, on en revienne toujours à ces mêmes clichés qui ont parsemé le cinéma américain titillatoire hétérocentré de studios. Je ne dis pas que cesont toutes des saintes. C'est juste qu'elles ont toujours été plus ou moins représentées de la même manière pendant un bon quart de siècle. Pourquoi tout simplement ne pas avoir présenté les relations lesbiennes &/ou bi sous un jour qui n'est pas celui de la violence, des turpitudes, des porblèmes d'identité et de la mort? J'imagine qu'Hollywood (enfin bon Hollywood... c'était une coprod Carolco/Studio canal+) n'était pas prete à sacrifiercet état d'esprit pour une modernistation du propos.
Qu'est ce que je devrais dire a propos du traitement des chevelus au cinéma ? Car personne ne milite quand 99% des Serial Killers et vilains ecoutent du Metal ! C'est pas un cliché, ça ? Comment ne pas être outré par les messages véhiculés complètement idiot par exemple dans ROCK STAR qui te dit "Tu ecoutes du Metal a 12 ans mais quand tu deviens mature, tu vas ecouter de la bonne musique !". On peut être énervé et, en meme temps, ce n'est que du cinéma ! J'ai vu un documentaire recemment sur le Heavy Metal realise par un anthropologiste fan de Metal. Bon, le documentaire est creux mais il se termine avec un truc du genre "Nous, on aime le Metal, si vous n'aimez pas ca, tant pis ! L'important, c'est que nous, on se fasse plaisir !". La société a des normes, des a-prioris, etc... Le cinéma de divertissement n'est pas la pour absolument tirer le spectateur vers une reflexion. Surtout que cela voudrait dire que si on ne doit plus prendre des lesbiennes ou des bisexuels comme tueur, merde, ca veux dire que je ne suis pas prêt de voir un film où le tueur en serie serait un nain congolais et trisomique !
Eszterhas n'a fait qu'adapter des codes & intrigues déjà présentes dans les années 50, 60, 70 au gout des années 90. (les exemples sont légion... dès le Caged de John Cromwell en 1950, puis Walk on the Wild Side, The children's hour, They only kill their masters...)
Mais je n'ai pas dit le contraire. Je disais justement que c'etait un thriller assez commun mais qui aura adapté son niveau de violence et de sexe a son époque.
C'est également une perception tout à fait hétérote des relations entre Roxy et Catherine, aussi. Ca fait hurler de rire mes copines lesbiennes :D Mias le film n'est pas supposer s'inspirer de la réalisté, juste aligner des faits & actes qui titilleront le male moyen qui va voir le film.
Et c'est là où je ne suis pas d'accord. Car l'hétéro de l'histoire passe pour un gros con manipulé et mené par le bout de la queue par la mante religieuse du film ! Elle n'est pas lesbienne. Elle tire son plaisir de tout ce qui est possible. Finalement, si tu y reflechis deux secondes dans le film la lesbienne a des problemes conflictuels essentiellement de par sa jalousie et le fait qu'elle reste coincé dans son affinité sexuel. Michael Douglas a des problemes conflictuels par son attirance animale et le fait quelque part qu'il reste coincé dans son affinité sexuel. Finalement, la seule personne qui s'en sort bien la dedans, c'est la seule qui boit de l'eau à toutes les fontaines sans se poser des questions de moralité !
Franchement, a l'issue du film, tu as l'impression de voir la grande victoire de l'heterosexualite, toi ?
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Prodigy
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Message par Prodigy » mer. nov. 22, 2006 1:50 pm

C'est clair que Douglas passe quand même pour un gros veau lubrique :D

Sinon je suis d'accord avec Fly, qu'ajouter à des mots pareils )8 :D :D

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Message par Rance Muhammitz » mer. nov. 22, 2006 2:36 pm

J'imagine bien Verhoeven lire ça en souriant de toutes ses fausses zoubies raides tzarribles.


A mon avis, Paulo une fois aux states a pris le pays comme il s'est présenté et lui a tout recraché à la face dans des films outrés mais quand même susceptibles de rapporter de l'argent. On retrouve forcément Verhoeven dans certains aspects du traitement de ses films mais je suis pas sûr que ce soit le cas pour le lien lesbianisme ---> psychopathologie. Pour lui ça restait juste un thriller efficace, si la (les) tueuse est bi ou lesbienne what the hell.


Je sais plus si c'est pour "basic instinct" ou "spetters" (sûrement les deux) que les militants scandaient "assassin" mais comme quoi on peut être homo et pas futé :shock:

Donc revoir le film avec le commentaire audio.
you shoot me in a dream you better wake up and apologize.

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