Manolito goes... Marvel Masterworks !

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Re: Manolito goes... Marvel Masterworks !

Message par Manolito » mer. mars 14, 2018 7:01 pm

Merci, je ne lis pas vite en ce moment, mais il y aura d'autres chroniques à venir... :) :)

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Re: Manolito goes... Marvel Masterworks !

Message par Manolito » dim. avr. 08, 2018 10:40 am

Marvel Masterworks #23 "Doctor Strange: Vol. 1", 1963-66, Doctor Strange stories from Strange Tales #110-111 and #114-141

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A New York, dans le quartier de Greenwich Village, se tient une maison a priori comme les autres. Seule une insolite lucarne ronde à son sommet la distingue des bâtiments alentour.

Elle est en fait la demeure et le quartier général du Dr. Strange...

Initialement brillant chirurgien, un accident a fait perdre à Dr. Strange ses capacités et, suite à un périple au coeur de l'Asie mystérieuse, il a rencontré l'Ancien, un sage qui lui a enseigné les Arts Mystiques et a donné un nouveau sens à sa vie. Il devient le Dr. Strange, le maître de l'occulte.

Il est équipé de l'oeil d'Agamoto, un médaillon à la puissante charge magique, ainsi que d'une cape de lévitation. Le fait qu'il soit un maître de la sorcellerie lui permet de bénéficier de pouvoirs variés, susceptibles de se renouveler et de changer d'épisode en épisode.

Mais ses pouvoirs principaux consistent en sa capacité à sortir de son corps physique sous la forme d'un double astrale et de voyager dans de multiples plans d'existence parallèles, peuplés de périls plus insolites les uns que les autres.

Imaginé par Stan Lee et Steve Ditko, les créateurs de Spider-man, Docteur Strange fait un peu office de bouche trou lors de ses deux premières livraisons dans le magazine "Strange Tales". Ce sont des aventures de seulement 5 pages chacune, mettant en place le personnage. L'accueil est bon, et il revient pour une série d'épisodes qui restent quand même courts (entre 8 et 10 pages).

Si Spider-Man est un héros terre à terre, un personnage concret aux préoccupations quotidiennes, évoluant parmi des gangsters, des voleurs de sac à main et autres braqueurs de banque, le docteur Strange est initialement un bourgeois riche, ayant un manoir en plein New York (dans le quartier bohème et artiste de Greenwich Village). Son univers donn3 une autre image de la ville, plus nocturne et mystérieuse.

L'essentiel de ses aventures se déroulent dans des dimensions parallèles, au sein desquelles Ditko rivalise d'invention pour les dépeindre en des cases abstraites et surréalistes, dans la tradition de Dali ou Max Ernst. C'est là que Strange affronte ses ennemis récurrents, tel l'effrayant Nightmare, maître de la dimension des cauchemars, dont le royaume est peuplé de monstruosités et de chimères grotesques.

Mais ses principaux adversaires sont le puissant démon Dormanu et un autre sorcier : le Baron Mordo. Ce dernier, formé en même temps que Stephen Strange par l'Ancien, est à notre héros ce que Caïn est à Abel : une sorte de frère ennemi, qui le poursuit de sa haine et de sa jalousie.

L'essentiel de ce premier volume "Masterworks" de Dr. Strange consiste en une alliance entre le puissant Dormanu et le Baron Mordo, pour capturer l'esprit de l'Ancien. Seul, docteur Strange doit surmonter toute une longue série de périls et d'aventures afin de sauver son gourou. Ce cycle bondissant et varié est vraiment le clou de ce premier recueil.

Malgré l'astreinte d'un format court et quelques petites répétitions, Lee et Ditko mettent vite et bien en place le personnage insolite et à part du Dr. Strange, qui ouvre la veine occulte des personnages Marvel avec succès.

Ditko est en effet parfaitement à l'aise dans cet univers mi-feuilleton, mi-psychédélique - le psychédélisme étant un courant apparu deux ans après la création du docteur Strange ! 8/10

A SUIVRE...

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Re: Manolito goes... Marvel Masterworks !

Message par Manolito » dim. juin 24, 2018 9:53 pm

Marvel Masterworks #24 "The Uncanny X-Men: Vol. 3", 1978-79, The X-Men #111-121

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Au début de ce troisième volume des aventures des X Men vues par Chris Claremont et John Byrne, nous retrouvons la Bête, à la recherche de la nouvelle équipe fondée par Xavier. Il les découvre dans la plus insolite des positions : à savoir comme des attractions d'un étrange cirque ambulant ayant pour crieur Banshee. Il harangue les passants des fêtes foraines et les invite à voir nos mutants préférés, réduits au rang de prestidigitateurs, de freaks, et d'autres acrobates.

Cette curieuse aventure se dénoue par le retour sur le devant de la scène de Magnéto ! Les deux épisodes suivants se déroulent dans la nouvelle base secrète du maître des mutants rebelles, gigantesque installation technologique construite dans les profondeurs de la croute terrestre, sous un volcan en activité. Il capture les X men et les soumet à une humiliante captivité. Totalement immobilisés et rendus muets, ils sont offerts aux soins d'une grotesque nounou robot qui les nourrit à la cuiller et les brosse comme des bébés ! Cette insupportable ordalie se conclut par un affrontement homérique entre les X Men et Magnéto. Le repère de ce dernier se voit envahi par des torrents de lave menaçant d'emprisonner tout les protagonistes de l'affrontement.

La couverture de l'épisode suivant titre un tragique : "Le jour de la mort des X Men". En effet, seuls Pheonix et la Bête ont survécu au dénouement explosif du précédent combat. Le deuil dans l'âme, les deux rescapés annoncent au professeur Xavier que les autres X men ont péri. Ce qui jette le bienveillant télépathe dans une dépression terrible...

Et pourtant...

Cyclope, Wolverine, Tornade et compagnie ont bien survécu, réussissant à s'échapper du volcan par un chemin imprévu, les amenant en plein dans les Terres Sauvages !

Il s'agit d'une enclave de jungle se trouvant en plein coeur de l'Antartique, un territoire isolé et périlleux où les dinosaures et autres créatures de la préhistoire survivent encore ! Nous sommes dans un décor à la Edgar Rice Burrougs (dont les oeuvres étaient adaptées à cette époque au cinéma par Kevin Connor avec Doug McLure en vedette). Après avoir combattu un dangereux ptérodactyle, nos héros trouvent du repos dans un accueillant village indigène - cette pause permet à John Byrne de se laisser aller à quelques dessins sexy de Tornade !

Le péril n'est pas loin et les X Men retrouvent en pleine jungle un ancien adversaire : l'étrange Sauron, mi-homme, mi dinosaure volant, qui se nourrit de leur énergie vitale et leur donne bien du fil à retordre. Ils sont sauvés in extremis par Ka-zar, le seigneur de la terre sauvage !

Ka-zar est un succédané blond de Tarzan, mis en images dès les premières publications Marvel dans les années 40, et relancé dans les années 60, un peu comme le Captain America ou Namor. Ce super-héros de la jungle est toujours accompagné d'un redoutable tigre à dents de sable, son plus fidèle allié.

La suite des aventures des X Men dans les Terres Sauvages partent loin dans le délire, mélangeant heroic fantasy et science-fiction hallucinogène, comme les X Men aident Ka-Zar à défaire un étrange homme de pierre, réincarnation d'un être surpuissant qui met en péril l'équilibre climatique de la région. Les aventures et affrontements se déroulent dans une menaçante cité hitech où se tiennent d'inquiétants rituels primitifs manquant de venir à bout d'un Colossus littéralement chauffé à rouge !

Après cet épisode, une petite pause nous renvoie vers le professeur Xavier, toujours effondré après ce qu'il pense être la mort de ses chers X Men. Il se remémore une de ses premières aventures, un combat psychique au cours duquel son double astral, véritable gladiateur dimensionnel, affronte l'esprit malfaisant d'un mutant maléfique en plein Caire. Ce méchant oriental est très manifestement inspiré par les personnages qu'incarnaient Sydney Greenstreet dans les Films Noirs des années 40, en particulier dans "Casablanca" !

Pendant ce temps, les X Men quittent l'Antartique à bord d'un navire de fortune et sont recueillis par un cargo japonais. Celui-ci les amène au Pays du Soleil Levant, lequel est sujet à des séismes et autres inquiétants phénomènes géologiques menaçant de mener à la submersion du Japon - là aussi, on sent une influence cinématographique, celle du film japonais du même nom de 1973 ! Les X men retrouvent l'arrogant Sunfire, super-héros nippon les ayant snobé lors de la première rencontre de l'équipe...

Les X men découvrent que les phénomènes sismiques sont causés par Magnum Force, mutant surpuissant et vénal qui se livre à un odieux chantage. Il exige une rançon démesurée sous peine d'enfouir le Japon sous les mers ! Les X men devront non seulement affronter cet être redoutable, mais aussi son armée de mandroids, des séides enfouis dans de puissants exosquelettes.

A la fin de cette aventure en deux volumes, les X men jouissent enfin d'un peu de tranquillité et aspirent à retourner aux Etats Unis reprendre le cours "normal" de leur existence. Mais leur avion est détourné par une étrange tempête qui les force à atterrir au Canada. Ils sont alors confrontés à un autre commando de mutants, l'équipe Alpha Flight, composée de super-héros au service du pays du sirop d'érable. Le Canada veut en effet récupérer Wolverine, le héros griffu qui était autrefois agent secret au service de cette nation. Cette aventure se dénoue dans un parc d'attraction abandonné où les X men affrontent les Alpha Flight, parmi lesquels des mutants québecois, un yéti à la force herculéenne ou un indien lançant des totems animés aux trousses de ses adversaires !

Ces dix numéros de X Men, au graphisme ultra-soigné signé John Byrne, au trait riche, souple et dynamique, nous montrent les X Men dans des aventures moins tragiques que les précédentes, mais néanmoins encore plus riches en péripéties SF et en voyage en tous genres. Les X Men sont de vrais globe-trotters, arpentant Antartique, Japon et Canada au gré de péripéties ne leur laissant guère de répit - pas plus qu'elles n'en laissent au lecteur tenu en haleine sans aucun temps mort par ces aventures inventives et variées, palpitantes, jouant totalement sur le syncrétisme de son équipe. Seule ombre tragique, Xavier est tourmenté par ses choix et responsabilités... Que dire en fin de compte ? Il s'agit d'un anthologie tout simplement excellente, d'une densité remarquable ! 9/10

A SUIVRE...

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Re: Manolito goes... Marvel Masterworks !

Message par Manolito » jeu. juil. 19, 2018 10:28 am

A la demande général d'un lecteur - savoy1 - je vais tenter de reprendre un peu plus le rythme de cette rubrique, j'en ai au moins 3 volumes de retard... :)

Et pour revenir à une question qu'il m'a posé en live hier, après une nuit de réflexion, je dirais que les vrais tomes indispensables prioritaires dans ceux que j'ai lus : Les 4 fantastiques de Kirby, les Spider-man de Ditko et Romita, les X Men de Byrne et Claremont.

Une sélection pas originale, mais garantie sans aucune déception... :)

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Re: Manolito goes... Marvel Masterworks !

Message par Manolito » ven. juil. 20, 2018 10:14 pm

Marvel Masterworks #25 "The Fantastic Four: Vol. 5", 1965-66 , The Fantastic Four #41-50 et Annual #3.

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A la fin du précédent volume, les 4 Fantastiques avaient défait Fatalis de justesse ; mais ils avaient dû pour cela retransformer Ben Grimm en la Chose, contre son consentement. Celui-ci en conçoit une vive amertume et quitte le 4... heu 3 fantastiques restant.

Pas de bol pour lui : à peine sorti du Baxter Building, il est capturé par les Frightful Four, un groupe de méchants hauts en couleur, dirigé par le mégalomane Wizard et incluant notamment l'Homme-Sable et Médusa, la femme qui commande à ses propres cheveux !

Le Wizard met au point une machine permettant de soumettre la Chose à sa volonté, et il le dresse contre les autres Fantastiques, ce qui nous vaut un affrontement bondissant entre héros et ennemis. Un conflit d'autant plus riche en rebondissements que les méchants eux-mêmes, motivés par la jalousie et leur bêtise, se battent aussi entre eux !

L'affrontement continue dans un second épisode, confiné dans une seule maison, mais encore plus énergique et bourré de trouvailles et d'images d'action incroyables, plus folles que les autres dans cette confrontation à 16 mains entre huit super-héros, rivalisant d'inventions et de prouesses pour remporter une partie très serrée !

Et le pire (ou le meilleur plutôt), c'est que Kirby et Lee ne sont pas au bout de leurs idées puisque cet affrontement de plus en plus homérique se prolonge dans un troisième épisode où cette fois-ci, les Frightful Four font l'erreur d'aller chercher les 4 fantastiques là où ils se sont réfugiés, sur leur terrain, dans leur Baxter Buiding. Tentant de libérer la Chose de l'emprise hypnotique du Wizard d'une part, et de défaire leurs ennemis impitoyables d'autre part, les Fantastiques ont certainement les mains chargées d'épreuves à surmonter. Et il faut reconnaître que bien que mettant en scène des méchants plutôt mineurs, ces trois épisodes sont plus que rassasiant en terme de bagarres, de trouvailles et de retournements de situation haletants !

Après quelques courtes pages de répit, les Fantastiques doivent affronter une autre menace, celle d'un super-héros Gorgon, dont l'ultra-force se localise particulièrement dans ses jambes. Il cherche en fait à capturer Médusa. Certes, c'est une méchante pour le moment, mais nous allons peu à peu découvrir ses origines, plus mystérieuses et inattendues que celles des habituels super-vilains. A cette occasion réapparaît l'Homme-Dragon, un ennemi des quatre fantastiques, sorte d'impressionnante gargouille volante qui donne bien du fil à retordre à nos héros et à nos méchants. Gorgon parvient à s'éclipser avec Médusa, et laisse les 4F se débrouiller avec lui...

Ce qui nous emmène à un fascicule mythique, "Among us hide... the Inhumans !" : parmi nous se cachent les Inhumains.

Les Inhumains, un groupe de héros très étranges, mutants issus d'expériences extraterrestre accomplies par le peuple Kree, et guidés par Black Bolt, personnage muet (pour le moment...), capable de canaliser à sa guise l'énergie des atomes en un flux de puissance. Parmi les Inhumains, nous trouvons aussi Médusa, qui s'avérera la compagne de Black Bolt ; Karnak, capable de déceler le point faible de tout être et toute matière... Le plus insolite de tous est le molosse psychédélique Lockjaw, chien géant doué de pouvoirs multiples et étonnants, dont celui de la téléportation !

Les inhumains cherchent en fait à échapper à la dictature d'une civilisation de mutants cachés, qui refusent de se mêler aux humains ordinaires. Les Fantastiques se trouvent entraîner dans des péripéties proprement in-résumables, visitent la Terre cachée, lieu de cette civilisation ultra-insolite, dirigée par Maximus, un tyran impitoyable. Maximus qui est en fait le frère de Black Bolt, le légitime roi du pays caché. Cette saga des Inhumains qui s'étale sur quatre épisodes, aux graphismes époustouflants, aux inventions constantes, nous montre vraiment le père Kirby au sommet de son génie, avec des inventions constantes, des bagarres trépidantes, des multitudes de personnages originaux qui constituent un univers de science-fiction aussi délirant que totalement maîtrisé.

Et après ce second cycle époustouflant, ce volume nous sert carrément un des sommets de la galaxie Marvel classique, peut-être même LE sommet, avec l'arrivée de Galactus, le dévoreur de planètes, précédé de celle de son héraut, de son éclaireur, le très étrange surfeur d'argent. Deux personnages eux aussi mythiques qui nous sont servis pour la première fois !

Alors que les Inhumains se retrouvent emprisonnés sous un dôme d'une matière indestructible, les Fantastiques doivent affronter des phénomènes apocalytiques venus d'outre-espace. Ceux-ci annonce l'arrivée du colosse cosmique, Galactus, affamé des vies et des énergies de la Terre, incapable d'empathie pour les vies humaines qui ne valent guère plus pour lui que celles de fourmis pour nous.

Le combat est déséquilibré, tout paraît perdu, même avec l'aide de l'énigmatique Gardien, un extraterrestre bienveillant.

Celui-ci aide pourtant la Torche à se rendre à l'autre bout de l'univers pour ramener la seule arme capable de détruire Galactus (et toute la galaxie par la même occasion...), le redoutable Nullifer. Pendant ce temps, ému par l'humanité et la conviction d'Alicia, la compagne aveugle de la Chose, le Surfeur se retourne contre Galactus ; ce dernier punit le surfeur à rester attacher à la Terre et à ne plus pouvoir partir surfer parmi les astres....

Alors là, comment dire, c'est tout simplement magistral, ce cycle de trois épisodes clôt en beauté ce volume absolument génial, ce sommet de la science-fiction américaine, toutes disciplines artistiques confondues !

Ce volume 5 réunit trois cycles de quatre fantastiques à la superbe montée en puissance, riches en inventions mémorables (et destinés à une belle continuité dans l'univers Marvel) qui respirent de partout le génie de Jack "King" Kirby, une ambition quasi-mystique, mythologique, grandiose. Magnifique !

Et pour achever cette livraison, nous avons aussi l'annual numéro 3, qui nous relate le fameux mariage entre Reed et Sue, entre Mr. et Mrs. Fantastic ! Un évènement qui attire évidemment l'attention de tous les super-héros et super-vilains de la place, la plupart des 24 pages inédites de ce magazine s'avérant une énorme mêlée entre Vengeurs, X Men, 4 fantastiques, et toute une série de méchants venus aussi bien des bas-fonds de New York que d'outre espace ou carrément d'Asgard ! Une récréation de grand luxe dans ce volume "masterworks", pour lequel la qualification de chef-d'oeuvre n'est vraiment, mais alors vraiment pas du tout usurpée.

Je dégaine pour la première (et dernière ?) fois le fatidique : 10/10 !

A SUIVRE...

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Re: Manolito goes... Marvel Masterworks !

Message par Manolito » sam. juil. 21, 2018 4:08 pm

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Marvel Masterworks #26 "The Mighty Thor: Vol. 2", 1964 , Thor et Tales from Asgard stories de Journey Into Mystery #101-110 .

Après quelques errements dans ses premières aventures, Thor le fils d'Odin trouve ses marques et est un personnage bien ajusté lorsque nous le retrouvons dans le second tome des Masterworks.

Il veut convaincre Odin de le laisser se marier avec une mortelle, l'infirmière Jane Foster. il est aussi confronté à l'Homme du Futur, un super-vilain venu d'un siècle à venir pour envahir le présent au moyen de technologies de l'avenir. Cela donne à Kirby l'opportunité de livrer une aventure où Heroic Fantasy se mêle à de la SF, et dont le clou est l'irruption d'un robot géant et destructeur en plein New York.

Odin, fâché par la rébellion de son fils, mal conseillé par le toujours fourbe Loki, réduit de moitié la puissance de Thor qui n'est alors plus de taille à vaincre les inventions démoniaques de Future Man. Thor fait alors un pacte à contre-coeur : il accepte d'accompagner l'Homme du Futur pour aider celui-ci à conquérir son époque, à condition qu'il épargne le présent...

Après cette aventure très réussie en deux volumes, Odin retrouve de l'admiration pour son fils, mais regrette qu'il soit toujours amoureux d'une mortelle. Pour ramener Thor, dans dans le droit chemin d'une stricte théogamie, il envoie l'Enchanteresse pour le séduire, accompagnée de l'Exécuteur. Ces deux fameux vilains Asgardiens n'y peuvent mais, et Thor/Dr. Blake reste fidèle à Jane !

Odin en est désespéré et, toujours aussi mal avisé par les conseils de Loki, il se rend lui-même sur Terre pour discuter le morceau avec son fils. C'est en fait un piège tendu par Loki le trompeur, qui usurpe aussitôt le trône laissé vacant. New York va devenir un champs de bataille où s'affrontent les héros du Bien et des créatures magiques malfaisantes tels Sutur le démon du feu ou un géant des glaces ! Un épisode magistral, ponctué de rebondissements gigantesques (le moindre n'étant pas qu'Odin envoie l'humanité entière à l'abri dans une dimension parallèle le temps de cet affrontement mythologique !).

Retour à des affaires plus ordinaires ensuite : le puissant Thor devient la cible de deux méchants moins divins. A savoir Mr. Hyde, le génie du mal, savant évidemment fou, et son aide, le Cobra, malfaiteur intellectuellement plus limite, mais capable de contorsions surhumaines. Ces derniers tendent des pièges à Thor, parvenant à deviner un lien entre lui et l'infirme Dr. Blake, son alter égo. Dans ces affrontements urbains, Thor est à la peine, en particulier lorsque ses adversaires lui subtilisent son marteau mythique et le cachent au sein d'une machine intriquée.

Après cette aventure bondissante en deux épisodes, Thor combat la gargouille grise (rien à voir avec la gargouille, agent communiste qui fût le premier ennemi de Hulk !). La Gargouille Grise est un savant français qui au gré d'une expérience ayant mal tourné, s'est trouvé pourvu du pouvoir de changer en pierre tout ceux qu'il touche. Grisé par tant de puissance, il devint un malfaiteur incorrigible. Par défi, il veut défaire Thor et parvient même à le statufier ! Le héros ne s'en sort qu'au gré d'une ruse puissante et d'un engin fourni par la Stark Corporation...

Les ennuis de Thor ne sont pas finis, puisqu'il va - encore - devoir déjouer les ruses malfaisantes de l'inusable Loki, qui kidnappe sa chère Jane sous ses yeux. Thor va pourtant pouvoir compter sur un allié précieux, particulièrement en matière de magie et d'ésotérisme : le Dr. Strange, précieux allié du Dieu de la Foudre pour vaincre le maître de la tromperie.

Plus inattendu, Thor affronte aussi Magnéto et ses mutants rebelles, dont le sous-marin sophistiqué mouille alors dans les eaux de l'Hudson, le temps de tenter de convaincre le fils d'Odin de se joindre à sa confrérie de super-héros se défiant des humains. Evidemment, le loyal Thor balaie l'inepte proposition d'un revers de main et il s'en suit une confrontation rare entre les vilains de chez les X Men et ce héros des Vengeurs...

"Boucle d'or", comme le surnomme affectueusement certains de ses complices, n'en a pas fini d'être contrarié puisqu'il termine ce second volume en affrontant une alliance contre-nature entre le divin Loki et les profanes Hyde & Cobra ! Ils s'allient pour kidnapper Jane, la fiancée secrète de Thor, et ce dernier combat non seulement Hyde et ses ruses malveillantes, mais aussi des puissances purement asgardiennes. A la fin de ce volume des Masterworks, le suspens est à son comble, Jane étant mourante, au grand désespoir d'un Thor désemparé ! :(

Outre les aventures de Thor, nous avons aussi dans ce volume, les habituels "Tales of Asgard", contes de quatre pages sortant avec chaque livraison de "Journey into Mystery". Ce sont des aventures uniquement mythologiques, médiévales, wagnériennes, de la jeunesse de Thor, où l'on sent que Kirby se fait un gros, gros plaisir avec ces pages au format particulier (quatre grosses cases, peu de texte), où il dessine de magistrales fresques mythiques, d'une puissance d'inspiration et de graphisme qui frappe très, très haut.

Après un premier volume hésitant, ce second Thor "Masterworks" nous montre le Fils d'Odin entre de bonnes mains, essentiellement celles de Lee et d'un Kirby parfaitement maître de ses moyens et de son talent, nous laissant saliver pour de prochaines aventures encore plus inventives et magiques ! 8/10

A SUIVRE...

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Re: Manolito goes... Marvel Masterworks !

Message par Manolito » dim. juil. 22, 2018 11:40 am

Marvel Masterworks #27, "The Avengers: Vol. 3", 1965-66, The Avengers #21-30

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Nous avions laissé à la fin du volume 2 les Vengeurs réduits à une équipe fragile, composée du Capitaine América, paumé dans les années 60, et trois méchants reconvertis vers le bien (du moins semble-t-il...), à savoir Hawkeye, la Sorcière Rouge et son frère Vif-Argent.

Le premier adversaire à affronter est la redoutable Enchanteresse, cette sorcière venue d'Asgard. Elle réutilise du matériel scientifique abandonné lors de la défaite du comte Zemo, pour transformer un soldat ordinaire en Power Man, un mutant à la force décuplée. L'Enchanteresse exerce toute une série de ruses et de traquenards qui retourne l'opinion publique contre les Vengeurs. Captain America est défait par Power Man, et les autres Vengeurs sont aux prises avec les autorités qui leur mettent des bâtons dans les roues !

Dans cette situation, les Vengeurs se chamaillent et finalement décident de se séparer. Pour subsister, la Sorcière Rouge et Vif Argent en sont réduits à travailler dans un cirque étrange, tandis que Capitaine America tente une manoeuvre isolée pour démasquer les plans malfaisants de Power Man et l'Enchanteresse !

Si la situation s'arrange alors pour les Vengeurs, les blessures au sein du groupe restent vives, et Captain America refuse d'y revenir. Il abandonne sa tunique étoilée pour devenir un anonyme boxeur dans des spectacles miteux.

Sur ces entrefaites surgit Kang le Conquérant, un redoutable savant venu du futur qui capture les Vengeurs restants et les entraîne des siècles dans l'avenir, à son époque. Tout cela nous vaut deux fascicules d'aventures SF très réussies. Kang aspire à épouser la princesse du Royaume du futur dans lequel il vit, pour en devenir le tyran. Celle-ci refuse et Kang lâche alors ses armées, les Légions Invincibles, sur cette cité. Les Vengeurs se trouvent entraîner dans un tourbillon de rebondissements et de combats sur fond de space opera franchement réussi, au cours desquels Don Heck laisse libre cours à une inspiration spatiale très en veine. Cette aventure à base de voyage dans l'avenir donne même lieu à un final mélodramatique, offrant à Kang une facette inattendue et réussie.

Une fois rentrée à notre époque et ressoudée par cette aventure peu commune, les Vengeurs se rendent dans le royaume de Latvérie, où la Sorcière Rouge et Vif-Argent pensent trouver des informations sur leur mystérieuse famille. Las ! Il s'agit d'un piège du docteur Fatalis, décidé à exterminer les Vengeurs - on nous rappelle à cette occasion que Kang est en fait un descendant de Fatalis, spécialisé de l'emploi des machines à explorer le temps. Les Vengeurs sont traqués en Latvérie par l'ignoble Fatalis, qui enclot pour cette occasion son propre royaume sous un dôme d'une matière indestructible. Les Vengeurs pourront tout de même compter sur l'aide des 4F !

A peine rentrés à New York, ils doivent affronter Attuma, le Genghis Khan des mers, l'ennemi juré de Namor, qui envisage d'engloutir la Big Apple sous les flots pour la conquérir. Cette aventure marque le retour de la Guêpe, la première à démasquer cet odieux complot sous-marin. Mais seuls Captain America, la Sorcière Rouge et Vif-Argent répondent à l'appel du devoir. Trop indiscipliné, le rebelle Hawkeye ne découvre que tardivement que ses amis sont en danger. Et lorsqu'il tente de rejoindre ses compagnons, il est empêché par l'intrigant Scarabée, méchant alors plutôt associé à Spider-man. Pour toutes ces aventures maritimes, Heck crée à nouveau avec virtuosité tout un univers baroque et imaginaire.

Par la suite, les Vengeurs découvrent que le Scarabée est à leurs trousses car il est au service du délirant Collectionneur, un super-vilain fou de collections, qui a envisage en particulier de collectionner les super-héros ! Cette aventure délirante nous vaut le retour de Henry Pim, l'homme-fourmi, devenu Giant-Man puisqu'il peut maintenant atteindre la taille d'un colosse ! Mais ses changements de taille ont un prix, et pas des moindres, puisqu'ils l'épuisent physiquement, et qu'il risque de se retrouver coincé dans une de ses tailles extraordinaires si il abuse trop de son pouvoir. Et c'est hélas pour lui ce qui arrive, il est condamné à rester pour toujours un homme de trois mètres au terme de cette aventure...

Les aventures suivantes voient l'irruption de Natasha Romanoff, la Veuve Noire en personne, dans un rôle ambigu puisque nous la retrouvons aux côtés de deux ennemis jurés des Vengeurs : Power Man et le bretteur Swordsman ! Pendant ce temps, Giant-Man, à la recherche d'un savant capable de le ramener à une taille normale, passe le seuil d'une maison et se retrouve... dans une étrange royaume de jungle et de montagne, où une peuplade fanatique vénère une feu éternel, quitte à lui faire des sacrifices humains !

Comme nous le voyons, le groupe s'étoffe, recrutant au fur et à mesure des héros intéressants et faisant vivre aux Vengeurs des aventures très variées et soignées, pleines d'inventions graphiques, d'action et de rebondissements, toujours menées par d'excellents méchants (Kang, le collectionneur, Fatalis...). Ces aventures savent trouver le juste équilibre entre psychologie de groupes et toutes les facettes de l'aventure. Le dessinateur Don Heck est pour beaucoup dans cette réussite, les Vengeurs trouvent leur rythme et mérite bien un 8/10 !

A SUIVRE...

Ouf, ça y est, je suis à jour ! :) Pour le moment !

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Re: Manolito goes... Marvel Masterworks !

Message par savoy1 » dim. juil. 22, 2018 9:57 pm

Merci Manolito pour ces reviews des débuts 60's de Marvel. Des titres que je n'avais finalement jamais lu, puisqu'à mes débuts, soit Strange n° 32 (c'est précis), nous en étions déjà aux derniers épisodes de Ditko pour l'Homme-Araignée, et à l'arrivée des Inhumains pour les 4 Fantastiques, en albums géants. Quant aux Vengeurs et à Thor, ils étaient alors aux abonnés absents, avant d'être dispos, bien tristounets, en pocket n&b côté Comics Pocket et autres collections Flash.
Maintenant aguerri à l'anglais, je me suis lancé il y a quelque temps dans l'achat de rééditions ricaines. Essentiellement du Kirby à l'occasion des 100 ans de son anniversaire. Pas les MMW particulièrement onéreux (75 dollars le volume tout de même !!). Mais quelques monstrueux et volumineux Omnibus, une centaine d'euros pour l'équivalent d'au moins 3 MMW, ou des reliures couverture souple Epic Collection, une quarantaine d'euros pour l'équivalent constaté d'à peu près 2 MMW. Bien entendu, en fouinant, on peut trouver ces derniers en promo sur quelques sympathiques sites de libraires européens.

Donc, Manolto, tes écrits me permettent de me lancer sur d'autres titres. Ceci ajouté à l'annonce du décès fin juin de Steve Ditko :cry:
Bien sûr, on peut toujours se tourner vers les forums de comics "geek", mais l'avis du lecteur de "la rue" est toujours le bienvenu.

Bonnes lectures à toi ;-)

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leWalrus
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Re: Manolito goes... Marvel Masterworks !

Message par leWalrus » mer. juil. 25, 2018 9:02 pm

C'est vraiment passionnant et ça donne envie de lire tout ceci.
Je note que la qualité globale chez Marvel semble assez bonne (beaucoup de 8/10).

Une petite question : peut-on attaquer un Marvel Masterworks par un tome 3 sans avoir lu les 1 & 2 (je pense à Spider-man, mais c'est aussi valable pour les autres).

Encore merci :-D

savoy1
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Re: Manolito goes... Marvel Masterworks !

Message par savoy1 » mer. juil. 25, 2018 10:05 pm

leWalrus a écrit :
mer. juil. 25, 2018 9:02 pm

Une petite question : peut-on attaquer un Marvel Masterworks par un tome 3 sans avoir lu les 1 & 2 (je pense à Spider-man, mais c'est aussi valable pour les autres).
A cette époque, nous étions dans une période vierge, où nous pouvions prendre un feuilleton en cours sans risquer de s'y perdre. Ce fut mon cas à l'orée des 70's, lorsqu'on découvrait Strange avec des épisodes disparates, pour lesquels il y avait tous les risques que ce ne soit pas un début, et qu'il y ait indiqué "à suivre" (l'expression magique) sur la dernière case. Époque d'innocence et de découverte.
Je répondrais donc "oui", on peut se lancer avec un tome qui ne sera pas le n°1. Surtout que là, on n'a plus à attendre 1 mois pour avoir l'épisode suivant! Et ça peut permettre d'éviter des trucs franchement datés, aptes à ravir le complétiste, mais peut-être rebutants pour le découvreur.
Allez, bonnes lectures...

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Manolito
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Re: Manolito goes... Marvel Masterworks !

Message par Manolito » mar. août 21, 2018 10:42 pm

Marvel Masterworks #28, "The Fantastic Four: Vol. 6", 1966-67 , The Fantastic Four #51-60 et Annual #4

Image

Après le monumental cycle retranscrit dans le volume 5 des Marvel Masterworks - Fantastic Four, Kirby et Lee doivent relever le défi de continuer la série sur sa lancée, avec le même niveau d'excellence.

Et ce volume 6 commence très bien avec un premier épisode unique étonnant, mettant en scène un scientifique mystérieux, qui capture la Chose et parvient à lui prendre ses pouvoirs et son apparence. Il s'agit d'un savant jaloux qui compte sur cette ruse pour s'introduire dans le Baxter Building et nuire à Reed Richards. C'est à ce moment précisément que celui-ci fait des expériences lui permettant de voyager dans le "sub-space", dimension spatiale périlleuse que seul son génie scientifique lui permet d'atteindre. La fausse Chose sabote l'expérience... Un épisode très réussi, au dénouement humaniste inattendu, où Kirby a l'opportunité de bien se lâcher dans des imageries galactiques psychédéliques et monumentales.

Après cet intermède au savoureux goût de Quatrième Dimension, se lance un nouveau cycle, celui qui met en scène pour la première fois Black Panther ! Les Quatre Fantastiques sont invités au royaume africain du Wakanda, étrange alliance entre culture tribale et très haute technologie. Nos héros, accompagnés du Wyatt Wingfoot, le roommate de la Torche, se rendent dans ce pays en toute confiance. Ils se retrouvent la proie d'une chasse étrange, où ils sont traqués par un inquiétant super-héros : la Panthère Noire...

Il s'agit d'une mise à l'épreuve, et une fois la valeur des 4F prouvée, le Roi du Wakanda, alter ego de Black Panther, leur révèle ses secrets. Le Wakanda est un pays très riche car détenant le monopole d'une matière première unique : le Vibranium. Cette richesse a attiré des rapaces occidentaux, dont Klaw, le maître du son, équipé d'une arme phonique unique, qui tua le père de Black Panther sous ses yeux. Bien qu'alors enfant, Black Panther parvient à neutraliser et chasser Klaw, non sans lui avoir détruit sa main droite.

Mais celui-ci a survécu et revient se venger, cette fois en créant des monstres géants bâtis à partir d'énergie sonore. Les 4F affrontent un gigantesque et étrange gorille imberbe et rouge vif, création de l'ignoble manchot, toujours décidé à faire main basse sur le Wakanda.

Pendant ce temps, les Inhumains, sont toujours prisonniers sous un globe de matière indestructible, dans un recoin isolé de la planète, et ne parviennent pas à le démolir. La Torche, épris de l'Inhumaine Crystal, veut la rejoindre et la libérer. Il quitte le Wakanda en compagnie de son ami Wingfoot, à bord d'un vaisseau électronique prêté par Black Panther. Mais une tempête de sable entraîne le duo dans un étrange royaume souterrain où il rencontre l'insolite Wanderer, chevalier parti d'Avalon au temps du Roi Arthur, qui a survécu par magie dans cet incroyable champs de ruine. S'en suit une aventure ultra-insolite, entre sorcellerie et science-fiction, où à nouveau le talent graphique de Jack Kirby fait merveille...

L'épisode suivant met en scène le retour du Surfer d'Argent, condamné à errer sur Terre par Galactus. Ce super-héros métaphysique médite sur les paradoxes propres à l'humanité, avant d'être pris à partie par la Chose. Celui-ci étant convaincu que le Surfer d'Argent tourne autour de sa compagne Alicia, la sculptrice aveugle, pour lui conter fleurette ! Un affrontement homérique, virtuose, qui installe le Surfer d'Argent comme super-héros individuel dans la galaxie Marvel. Pendant ce temps, la Torche et Wingfoot errent toujours à la recherche de la prison des Inhumains. Ils rencontrent alors Lockjaw, le molosse des Inhumains, qui a pu se téléporter hors du dôme...

Klaw a survécu à sa dernière confrontation avec Black Panther, mais a alors subi une mutation extrême le rendant encore plus puissant, un véritable Maître du Son. Il se rend au Baxter Building pour se venger des trois fantastiques qu'il trouve sur place. Un épisode d'action reposant sur le charisme de son nouveau méchant arrivant à maturité.

L'épisode suivant marque le début d'un autre grand cycle pour les 4 fantastiques, marquant le retour de Fatalis qui parvient à convaincre le Surfer d'Argent de se rendre dans son royaume de Latvérie et à lui prendre ses super-pouvoirs. Pendant ce temps, la Torche et Wingfoot sont entraînés dans des voyages interdimensionnels par Lockjaw. Les trois autres Fantastiques doivent affronter une résurgences des anciens des Frightful Four ! Un épisode très dense, qui n'est que le prologue d'un arc magistral, voyant les Fantastiques affronter un Fatalis devenu doué de pouvoirs quasi-divins pour étancher sa soif de puissance mégalomane.

La Torche renonce temporairement à sa quête des Inhumains pour affronter ce péril qui dans un premier temps met les 4F à genoux... Les puissances du monde entier tentent alors de défaire militairement Fatalis, mais sans aucun succès. Ces attaques futiles ne parviennent qu'à déclencher sa vengeance impitoyable, il détraque les climats et le règne animal !

Chez les Inhumains, les choses bougent. Le héros muet Black Bolt prend le risque de lâcher son cri de destruction, détruisant ainsi totalement le dôme dont ils sont prisonniers - ainsi que la cité qu'il abrite...

En bonus, l'annual 4 des Fantastic Four a l'idée d'une amusante rencontre entre Johnny Storm, la Torche, et l'autre Torche, Jim Hammond, personnage créé par dans le premier "Marvel Mystery Comics" la toute première publication estampillé Marvel, des années 40 ! Kirby et Lee réussissent tout à fait cette confrontation entre ces deux héros qui sont en fait l'incarnation d'une même idée !

Bref, encore un très, très beau cycle des Quatre Fantastiques, du grand art en étant de grâce, encore ! 9/10

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