Cut-throats nine - Joaquin Romero Marchent (1972)

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igorfx
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Cut-throats nine - Joaquin Romero Marchent (1972)

Message par igorfx »

N'étant pas un grand amateur du genre western, j'ai adoré ce film italo-espagnol vraiment super glauque et assez gore.

Dans l'esprit, c'est assez proche du Grand Silence, très sombre et se passant dans les montagnes enneigées.

L'idée de départ en plus est vraiment bien : 9 repris de justice sont escortés par des militaires vers un ville. Suite à une embrouille, le chef de convoi et sa fille se retrouvent seuls pour les escorter à pieds.

C'est souvent sans pitié (un des brigands a la jambe cassé et pour pas se faire chier, les 8 autres le buttent pour ne pas avoir à la porter) et gore (ils font bruler sa carcasse pour toujours ne pas à avoir à la porter).

A noter la présence de Hubert Dalbés dans un des rôles de méchants, tout droit échappé d'un tournage d'un Franco.



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antropophagus
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Re: Cut-throats nine - Joaquin Romero Marchent (1972)

Message par antropophagus »

Les plus :
- Un western immoral et sombre, qui n'hésite pas à buter ses personnages ou à leur faire subir les pires sévices...
- Tout est filmé dans de superbes décors naturels enneigés des Pyrénées espagnoles.
- Du gore bien dégueu, certes les effets sont un peu rudimentaires mais on n'est pas loin d'un Fulci par moments !
- Les arrêts sur image et flashbacks m'ont désarçonné de prime abord, puis on comprend mieux leur utilité au fil du film, jusqu'au "twist" final

Les moins :
- Mise en scène un peu brouillonne, trop de gros plans qui n'aident pas à comprendre ce qui se passe durant certaines scènes.
- Pas un défaut inhérent au film mais le doublage anglais et les bruitages laissent à désirer.

Le film a un habillage western mais c'est plus un film de survie qui a fortement inspiré Tarantino pour son The Hateful Eight, avec des personnages tous plus "sales, bêtes et méchants" enchaînés entre eux et contraints à avancer... ou mourir ensemble ! J'ai pris un énorme plaisir à le découvrir, ne serait-ce que pour se rappeler une fois encore que "c'était mieux avant" ! Pas de CGI évidemment (1972 !), pas d'humour, pas de morale à la noix... un film brut de décoffrage qu'on ne pourrait jamais refaire de nos jours !
"Le cinéma n'est pas un art de l'intellect, c'est un art de l'émotion." John Carpenter
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