PIFFF 2017du 5 au 10 décembre au Max Linder Panorama
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- Allan Theo
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PIFFF 2017du 5 au 10 décembre au Max Linder Panorama
Hello,
La prog du PIFFF est disponible sur le site --> http://pifff.fr/
Et la bande-annonce aussi
Qui y passera cette année du forum ?
La prog du PIFFF est disponible sur le site --> http://pifff.fr/
Et la bande-annonce aussi
Qui y passera cette année du forum ?
"Comme disait mon ami Richard Nixon, mieux vaut une petite tâche sur la conscience qu'une grosse sur l'honneur. Allez en vous remerciant bonsoir."
Re: [PIFFF2017] du 5 au 10 décembre au Max Linder Panorama
A priori moi sur pas mal de seances...
- Allan Theo
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Re: [PIFFF2017] du 5 au 10 décembre au Max Linder Panorama
Youhouuu 
"Comme disait mon ami Richard Nixon, mieux vaut une petite tâche sur la conscience qu'une grosse sur l'honneur. Allez en vous remerciant bonsoir."
Re: [PIFFF2017] du 5 au 10 décembre au Max Linder Panorama
Je suis en vacances cette semaine et serai a priori dispo tout les festival (sauf le 7 au soir, concert d'Alice Cooper à l'Olympia !)...
Sachant que j'irai avec ma carte illimitée, est-ce que les séances d'ouverture et de fermeture seront envisageables ou est-ce qu'elles seront sans doute déjà pleines une heure avant ?
Sachant que j'irai avec ma carte illimitée, est-ce que les séances d'ouverture et de fermeture seront envisageables ou est-ce qu'elles seront sans doute déjà pleines une heure avant ?
- Allan Theo
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Re: [PIFFF2017] du 5 au 10 décembre au Max Linder Panorama
On préviendra sur les RS si la jauge de vente d'une salle arrive au niveau du complet.
"Comme disait mon ami Richard Nixon, mieux vaut une petite tâche sur la conscience qu'une grosse sur l'honneur. Allez en vous remerciant bonsoir."
- Romain
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Re: [PIFFF2017] du 5 au 10 décembre au Max Linder Panorama
Et tu peux pas remonter le sujet de la nuit bis? 
Visitez le site www.jaws-3d.com !
Re: [PIFFF2017] du 5 au 10 décembre au Max Linder Panorama
Ca commence ce soir...
Je commence pour ma part cet après-midi à l'UGC les Halles pour rattraper quelques sorties récentes en retard (Coco, Happy Bithdead, Mazinger) et après cap sur le Max Linder...
)
Si tout va bien (et si la prog n'est pas trop mauvaise...
), je devrais pouvoir tout voir sauf "JoJo's Bizarre Adventure"... 
Je commence pour ma part cet après-midi à l'UGC les Halles pour rattraper quelques sorties récentes en retard (Coco, Happy Bithdead, Mazinger) et après cap sur le Max Linder...
Si tout va bien (et si la prog n'est pas trop mauvaise...
Re: [PIFFF2017] du 5 au 10 décembre au Max Linder Panorama
Bon je vais revoir la voilure : les travaux sans fin à la gare Montparnasse rendent mes retours de fin de soirée vraiment trop compliqués. Pas de train sur ma ligne passé 22h00, transport de substitution annoncés mais en fin de compte inexistants, affichage d'infos en panne. Je vais donc sécher les séances de 21h30/22h00 et après... Ca devrait être mieux l'année prochaine...
En tout cas première soirée artistiquement réussie, avec "A ghost story" de David Lowery en ouverture : un jeune homme meurt dans un accident de voiture et devient un fantôme qui hante sa propre maison. C'est du cinéma indépendant US / art et essai très soigné (superbe photo !) mais qui a aussi un coeur, dont le sujet est vraiment l'humain. Il demande de la patience, mais à l'arrivée il est satisfaisant. Il y a quelques tics du ciné indé post Gus Van Sant dont on se serait passer, comme le long plan fixe de dévoration de gâteau, ou le monologue trop long sur le big bang. Mais l'émotion passe et le point de vue mi-premier degré, mi-ironique sur le fantastique fonctionne.
Second film : "Blade of the immortal" de Takeshi Miike. J'avais un peu perdu la trace de ce réalisateur depuis son revival samouraï très réussi de "13 assassins" (déjà produit par Jeremy Thomas). "Blade of the Immortal" retrouve son esprit, mais avec un ton manga et fantastique affirmé. Nous sommes dans le cadre classique d'un conflit entre écoles d'arts martiaux, mais le héros étant immortel en théorie, cela donne un côté "Highlander" nippon à l'oeuvre. Pour l'aspect manga, nous avons des personnages hauts en couleurs, aux coiffures décapantes et à l'armement bigarré bien Bis. Certes, "Blade of the immortal" fait plus fauché et expédié que "13 assassins", mais en fin de compte, il parvient à transmettre son épopée sanglante et tragique, très premier degré. Bien ! Je n'ai d'ailleurs pas trop compris les fréquents rires dans la salle durant cette projection dès qu'il y avait du gore, ça fait ambiance nanarland pas très passionnée à mon sens...
Je reste en tout cas ébahi par la qualité des projections numériques du Max Linder. J'ai aussi été voir deux films à l'UGC Les Halles cet après-midi, et il n'y a pas photo : en terme de lumière, de netteté, le Max enterre la concurrence ! En plus ils ont du faire des petits travaux car il y avait un accroc sur l'écran cet été (sortie de "Dunkerque") et il a été réparé.
Le fait de faire les festival dans cette salle unique est très bien car on évite les soucis de cohabitation avec les complexes multisalles classiques (circulations, attente aux caisses...).
Bravo au Pifff et au Max, et à tout à l'heure sur les grands boulevards...
En tout cas première soirée artistiquement réussie, avec "A ghost story" de David Lowery en ouverture : un jeune homme meurt dans un accident de voiture et devient un fantôme qui hante sa propre maison. C'est du cinéma indépendant US / art et essai très soigné (superbe photo !) mais qui a aussi un coeur, dont le sujet est vraiment l'humain. Il demande de la patience, mais à l'arrivée il est satisfaisant. Il y a quelques tics du ciné indé post Gus Van Sant dont on se serait passer, comme le long plan fixe de dévoration de gâteau, ou le monologue trop long sur le big bang. Mais l'émotion passe et le point de vue mi-premier degré, mi-ironique sur le fantastique fonctionne.
Second film : "Blade of the immortal" de Takeshi Miike. J'avais un peu perdu la trace de ce réalisateur depuis son revival samouraï très réussi de "13 assassins" (déjà produit par Jeremy Thomas). "Blade of the Immortal" retrouve son esprit, mais avec un ton manga et fantastique affirmé. Nous sommes dans le cadre classique d'un conflit entre écoles d'arts martiaux, mais le héros étant immortel en théorie, cela donne un côté "Highlander" nippon à l'oeuvre. Pour l'aspect manga, nous avons des personnages hauts en couleurs, aux coiffures décapantes et à l'armement bigarré bien Bis. Certes, "Blade of the immortal" fait plus fauché et expédié que "13 assassins", mais en fin de compte, il parvient à transmettre son épopée sanglante et tragique, très premier degré. Bien ! Je n'ai d'ailleurs pas trop compris les fréquents rires dans la salle durant cette projection dès qu'il y avait du gore, ça fait ambiance nanarland pas très passionnée à mon sens...
Je reste en tout cas ébahi par la qualité des projections numériques du Max Linder. J'ai aussi été voir deux films à l'UGC Les Halles cet après-midi, et il n'y a pas photo : en terme de lumière, de netteté, le Max enterre la concurrence ! En plus ils ont du faire des petits travaux car il y avait un accroc sur l'écran cet été (sortie de "Dunkerque") et il a été réparé.
Le fait de faire les festival dans cette salle unique est très bien car on évite les soucis de cohabitation avec les complexes multisalles classiques (circulations, attente aux caisses...).
Bravo au Pifff et au Max, et à tout à l'heure sur les grands boulevards...
Re: [PIFFF2017] du 5 au 10 décembre au Max Linder Panorama
J2 avec seulement 2 films pour moi.
"Dave made a maze" de Bill Watterson : un jeune homme a construit un labyrinthe géant en carton dans son appartement. Il s'y perd et ses amis y partent à sa recherche... "Dave made a maze" est un espèce de film sous forte influence de Gondry (on y pense pratiquement tout le temps) ainsi que dans une certaine mesure de Gilliam et compagnie. Du cinéma fantastique visuel et créatif donc. Mais ici, le dispositif tourne beaucoup à vide, l'humour est répétitif et lourd (l'équipe de tournage !). Le propos du métrage, réflexion sur la création, n'est pas dénuée d'intérêt, mais est peu développé (seulement dans la scène de l'interview en fait). Je suis resté hermétique à ce spectacle très délibérément hipster (l'arterfact final qui résout tout est une platine vinyl !) et l'ai sèchement noté d'un 2/5 sans pitié à la sortie de la projection !
Revu en séance rétro "Le maître des illusions", pour la première fois en salles et dans son director's cut. Bon, j'ai été gêné par le côté confus de certains points du métrage, par son rythme inégal (première moitié laborieuse), sa longueur aussi qu'on sent bien à la fin. Scott Bakula reste un acteur trop "télé" et lisse pour ce rôle. Néanmoins, "Le maître des illusions" reste une oeuvre très originale où à nouveau, Barker lance des passerelles entre le cinéma populaire et la culture pop/undreground anglaise d'alors (Diamand Galas en générique de fin, chanson d'Erasure, piercing, scarification, le personnage très gay SM de Butterfly qui semble un clone maléfique de Marc Almond, etc...). Inégal, mais toujours singulier et intéressant...
Pas de film ce soir, mais je me suis dégoté un petit squat à Paris intramuros pour les jours à venir et pourrait donc bien profiter des séances tardives du weekend !
"Dave made a maze" de Bill Watterson : un jeune homme a construit un labyrinthe géant en carton dans son appartement. Il s'y perd et ses amis y partent à sa recherche... "Dave made a maze" est un espèce de film sous forte influence de Gondry (on y pense pratiquement tout le temps) ainsi que dans une certaine mesure de Gilliam et compagnie. Du cinéma fantastique visuel et créatif donc. Mais ici, le dispositif tourne beaucoup à vide, l'humour est répétitif et lourd (l'équipe de tournage !). Le propos du métrage, réflexion sur la création, n'est pas dénuée d'intérêt, mais est peu développé (seulement dans la scène de l'interview en fait). Je suis resté hermétique à ce spectacle très délibérément hipster (l'arterfact final qui résout tout est une platine vinyl !) et l'ai sèchement noté d'un 2/5 sans pitié à la sortie de la projection !
Revu en séance rétro "Le maître des illusions", pour la première fois en salles et dans son director's cut. Bon, j'ai été gêné par le côté confus de certains points du métrage, par son rythme inégal (première moitié laborieuse), sa longueur aussi qu'on sent bien à la fin. Scott Bakula reste un acteur trop "télé" et lisse pour ce rôle. Néanmoins, "Le maître des illusions" reste une oeuvre très originale où à nouveau, Barker lance des passerelles entre le cinéma populaire et la culture pop/undreground anglaise d'alors (Diamand Galas en générique de fin, chanson d'Erasure, piercing, scarification, le personnage très gay SM de Butterfly qui semble un clone maléfique de Marc Almond, etc...). Inégal, mais toujours singulier et intéressant...
Pas de film ce soir, mais je me suis dégoté un petit squat à Paris intramuros pour les jours à venir et pourrait donc bien profiter des séances tardives du weekend !
- Allan Theo
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Re: [PIFFF2017] du 5 au 10 décembre au Max Linder Panorama
Youhouuuu !Manolito a écrit :Pas de film ce soir, mais je me suis dégoté un petit squat à Paris intramuros pour les jours à venir et pourrait donc bien profiter des séances tardives du weekend !
"Comme disait mon ami Richard Nixon, mieux vaut une petite tâche sur la conscience qu'une grosse sur l'honneur. Allez en vous remerciant bonsoir."
Re: [PIFFF2017] du 5 au 10 décembre au Max Linder Panorama
J3 avec 2 films à nouveau pour moi...
"68 kill" de Trent Haaga raconte l'histoire d'un jeune homme au caractère peu trempé, que sa compagne entraîne dans un cambriolage qui tourne ultra mal. Même si le film est à sa place dans le festival par son caractère ultra-violent et des personnage totalement psychopathes, "68 kill" est en fait un bon gros néo-noir sur fond rural du sud des Etats Unis. L'écriture n'est pas totalement bien boulonnée (le couple très improbable dès le départ, le personnage qui montre fièrement ses 68k dollars et la cachette de son coffre-fort), mais "68 kill" est amusant, plutôt bien fait dans son genre et surtout bien rythmé. On a pourtant l'impression d'avoir déjà vu ça ailleurs, entendu ces dialogues... L'ombre palpable du Tarantino période "Pulp fiction"/"True Romance" se fait sentir. Mais bon, sympa à voir en festival, le public réagit bien. J'ai royalement mis un 3/5 à "68 kill"...
"Tigers are not afraid" d'Issa Lopez. On change de braquet avec ce film fantastique très noir et ambitieux. Dans une ville mexicaine, des enfants rendus orphelins par les méfaits des narcotrafiquants doivent trouver en eux la force de survivre dans un monde inhumain... "Tigers are not afraid" est une version réactualisée du chef-d'oeuvre de Bunuel "Los Olvidados", influence évidente, qui racontait l'enfer vécu par des enfants abandonnés à eux-mêmes et à la loi de la rue. Ici les enfants sont confrontés à l'univers des trafics d'êtres humains et autres ignominies qui sont pourtant le quotidien de l'actualité mexicaine. Le fantastique est surtout présent au travers de l'imaginaire des enfants, mais pas seulement ; difficile d'en dire beaucoup plus sans spoiler. Dur, poétique, original, singulier, une belle réussite contemporaine, une belle découverte du PIFFF que j'ai gratifié d'un 4/5...
Pas de film ce soir, j'ai fait quelques centaines de mètres sur les grands boulevards pour aller voir Alice Cooper à l'Olympia... Très, très sympa, un grand show grand guignol à l'américaine avec évidemment monstre de frankenstein géant et guillotine à l'oeuvre...
"68 kill" de Trent Haaga raconte l'histoire d'un jeune homme au caractère peu trempé, que sa compagne entraîne dans un cambriolage qui tourne ultra mal. Même si le film est à sa place dans le festival par son caractère ultra-violent et des personnage totalement psychopathes, "68 kill" est en fait un bon gros néo-noir sur fond rural du sud des Etats Unis. L'écriture n'est pas totalement bien boulonnée (le couple très improbable dès le départ, le personnage qui montre fièrement ses 68k dollars et la cachette de son coffre-fort), mais "68 kill" est amusant, plutôt bien fait dans son genre et surtout bien rythmé. On a pourtant l'impression d'avoir déjà vu ça ailleurs, entendu ces dialogues... L'ombre palpable du Tarantino période "Pulp fiction"/"True Romance" se fait sentir. Mais bon, sympa à voir en festival, le public réagit bien. J'ai royalement mis un 3/5 à "68 kill"...
"Tigers are not afraid" d'Issa Lopez. On change de braquet avec ce film fantastique très noir et ambitieux. Dans une ville mexicaine, des enfants rendus orphelins par les méfaits des narcotrafiquants doivent trouver en eux la force de survivre dans un monde inhumain... "Tigers are not afraid" est une version réactualisée du chef-d'oeuvre de Bunuel "Los Olvidados", influence évidente, qui racontait l'enfer vécu par des enfants abandonnés à eux-mêmes et à la loi de la rue. Ici les enfants sont confrontés à l'univers des trafics d'êtres humains et autres ignominies qui sont pourtant le quotidien de l'actualité mexicaine. Le fantastique est surtout présent au travers de l'imaginaire des enfants, mais pas seulement ; difficile d'en dire beaucoup plus sans spoiler. Dur, poétique, original, singulier, une belle réussite contemporaine, une belle découverte du PIFFF que j'ai gratifié d'un 4/5...
Pas de film ce soir, j'ai fait quelques centaines de mètres sur les grands boulevards pour aller voir Alice Cooper à l'Olympia... Très, très sympa, un grand show grand guignol à l'américaine avec évidemment monstre de frankenstein géant et guillotine à l'oeuvre...
Re: [PIFFF2017] du 5 au 10 décembre au Max Linder Panorama
J4 avec 3 films
"Sicilian Ghost Story" de Fabio Grassadonia et Antonio Piazza. Ce film italien est une version romancée d'un célèbre fait divers des années 90, à savoir le kidnapping de Giuseppe Di Matteo, fils d'un mafieux repenti que le parrain en place voulait réduire au silence. "Sicilian Ghost Story" est avant tout un drame de la pègre et de ses méthodes dégueulasses. Mais Grassadonia et Piazza l'abordent de manière sentimentale, par le regard d'une adolescente de 12 ans, camarade de classe de Giuseppe et éprise de lui. Par le biais du sentiment et du fantastique, "Sicilian Ghost Story" rend le film plus supportable qu'il serait sans cela - il reste quand même très dur, vu le sujet. Ce choix peut néanmoins être reproché au métrage, en particulier avec sa fin relativement "gentille". Mais pour ma part j'ai totalement adhéré à "Sicilian Ghost Story" que j'ai vu comme une sorte de prolongement de "Tigers are not afraid" vu la veille : à nouveau le merveilleux est une consolation, une aide pour les enfants à surmonter et appréhender la dureté d'un monde inhumain par bien des aspects. Une sorte de "Secret de Therabitia" méditerranéen, en plus rude... Un très beau film, formellement magnifique aussi, avec un emploi majestueux des paysages siciliens, vraiment à découvrir. Il sortira en France au printemps 2018, ne le ratez pas ! 4/5
Revu "Les aventures de Jack Burton dans les griffes du mandarin", dans une copie numérique tout simplement magnifique, vraiment restaurée (contrairement à celle du "Maître des illusions" qui était quand même moins propre). Je revois régulièrement "Jack Burton" et avec plaisir, même si c'est un film qui a des défauts : dialogues mystico-confus, sensation de bordel ambiant, alternance de scènes réussies et d'autres plutôt ratées (la scène de bataille générale au moment du mariage : on est très loin des modèles invoqués par Carpenter en terme de qualité de scènes d'action !). Mais bon, dans ce bazar passe toujours une ambiance sympa, détendue, un Carpenter qui s'amuse bien, une nostalgie années 80 palpable en émane. Toujours sympa pour moi ! Il va ressortir en salle cet hiver...
Mais beaucoup moins pour savoy1 qui à la sortie a lâché un "j'ai vraiment souffert" que je trouve compréhensible quelque part...
Dernier film de la journée : "Tragedy girls" de Tyler MacIntyre. Afin de devenir des vedettes sur les réseaux sociaux, deux adolescentes se lancent dans une carrière de serial killers... Bon, là, on est dans une parodie de slashers, une comédie noire et gore sur fond de nouvelles technologies, parsemées de clins d'oeil évidents à des classiques du genre. A priori, pas grand chose de nouveau sous le soleil, mais c'est tout de même un film bien exécuté, avec une finition technique et un rythme tout à fait satisfaisants sur grand écran. Sympa, sans être génial, mais ça se regarde bien au ciné. 3/5
"Sicilian Ghost Story" de Fabio Grassadonia et Antonio Piazza. Ce film italien est une version romancée d'un célèbre fait divers des années 90, à savoir le kidnapping de Giuseppe Di Matteo, fils d'un mafieux repenti que le parrain en place voulait réduire au silence. "Sicilian Ghost Story" est avant tout un drame de la pègre et de ses méthodes dégueulasses. Mais Grassadonia et Piazza l'abordent de manière sentimentale, par le regard d'une adolescente de 12 ans, camarade de classe de Giuseppe et éprise de lui. Par le biais du sentiment et du fantastique, "Sicilian Ghost Story" rend le film plus supportable qu'il serait sans cela - il reste quand même très dur, vu le sujet. Ce choix peut néanmoins être reproché au métrage, en particulier avec sa fin relativement "gentille". Mais pour ma part j'ai totalement adhéré à "Sicilian Ghost Story" que j'ai vu comme une sorte de prolongement de "Tigers are not afraid" vu la veille : à nouveau le merveilleux est une consolation, une aide pour les enfants à surmonter et appréhender la dureté d'un monde inhumain par bien des aspects. Une sorte de "Secret de Therabitia" méditerranéen, en plus rude... Un très beau film, formellement magnifique aussi, avec un emploi majestueux des paysages siciliens, vraiment à découvrir. Il sortira en France au printemps 2018, ne le ratez pas ! 4/5
Revu "Les aventures de Jack Burton dans les griffes du mandarin", dans une copie numérique tout simplement magnifique, vraiment restaurée (contrairement à celle du "Maître des illusions" qui était quand même moins propre). Je revois régulièrement "Jack Burton" et avec plaisir, même si c'est un film qui a des défauts : dialogues mystico-confus, sensation de bordel ambiant, alternance de scènes réussies et d'autres plutôt ratées (la scène de bataille générale au moment du mariage : on est très loin des modèles invoqués par Carpenter en terme de qualité de scènes d'action !). Mais bon, dans ce bazar passe toujours une ambiance sympa, détendue, un Carpenter qui s'amuse bien, une nostalgie années 80 palpable en émane. Toujours sympa pour moi ! Il va ressortir en salle cet hiver...
Mais beaucoup moins pour savoy1 qui à la sortie a lâché un "j'ai vraiment souffert" que je trouve compréhensible quelque part...
Dernier film de la journée : "Tragedy girls" de Tyler MacIntyre. Afin de devenir des vedettes sur les réseaux sociaux, deux adolescentes se lancent dans une carrière de serial killers... Bon, là, on est dans une parodie de slashers, une comédie noire et gore sur fond de nouvelles technologies, parsemées de clins d'oeil évidents à des classiques du genre. A priori, pas grand chose de nouveau sous le soleil, mais c'est tout de même un film bien exécuté, avec une finition technique et un rythme tout à fait satisfaisants sur grand écran. Sympa, sans être génial, mais ça se regarde bien au ciné. 3/5
Re: [PIFFF2017] du 5 au 10 décembre au Max Linder Panorama
Bien joué Oméga mais on ne te crois pas !!
Tu n’as pas pu voir tous ces films... on sait tous que si t’etais à Paris samedi c’etait d’abord pour passer la moitié de la journée derrière Le cercueil de Johnny !!

Tu n’as pas pu voir tous ces films... on sait tous que si t’etais à Paris samedi c’etait d’abord pour passer la moitié de la journée derrière Le cercueil de Johnny !!
Re: [PIFFF2017] du 5 au 10 décembre au Max Linder Panorama
J4 samedi, la journée la plus problématique à mon sens en terme de programmation, laquelle pose encore la question du cinéma de genre français...
"Revenge" de Coralie Fargeat. Une jeune femme passe une soirée dans une villa isolée au Mexique en compagnie de son riche amant. Mais des amis de celui-ci débarque pour une partie de chasses. L'un d'eux louche agressivement sur la jeune femme...
Bon, un rape and revenge réalisée par une femme, ça donne quoi ?
La différence entre "revenge" et un "I spit on your grave" ou un "Thriller", c'est une scène de viol qui refuse toute complaisance envers le spectateur masculin et sa lubricité présumée. Elle est courte, pratiquement hors champs. Mais le résultat, c'est que cette séquence a peu d'impact.
La violence physique non sexuelle lors de la fuite qui suit est en fait plus marquante et semble plus justifier la violence de Jen que le viol. D'ailleurs, je n'ai pas vu "Revenge" (vous apprécierez le titre super original...) comme un rape and revenge, mais plus comme un rape and survival. Jen ne cherche pas à se venger mais à sauver sa peau. En cela c'est très différent des deux titres précités où la femme victime prépare sa vengeance de façon très élaborée et méticuleuse.
Or le survival français, on en a beaucoup soupé quand même, et on reste ici dans les mêmes clous, dans un cinéma action/gore "dans ta gueule", ressassant les souvenirs de "Haute tension", "La colline a des yeux" version Aja et autres "Frontière(s)"... Du gore bourrin, du gros synthé en musique, des plans iconiques débiles, un scope "pour faire cinéma" souvent peu exploité... La vraisemblance est vite oubliée (effectivement, l'empalement...). Et on a en plus droit une scène de prise de mescal, dans laquelle il faut voir un renvoi à "Blueberry" ? Décidément, l'apologie du LSD et des champignons hallucinogènes à longueur d'interviews par Jodorowski a marqué les jeunes réalisateurs français !
Après, certaines scènes gore fonctionnent dans l'excès (le bout de verre dans le pied !), et la fin dans la villa est le passage le plus intéressant, avec son érotisation des deux personnages (l'homme et la femme) : ça c'est vraiment original et différent, la vulnérabilité impliquée par la nudité est ici partagée. Mais bon, il faut quand même supporter des plans frimes pénibles (le long plan à la steadicam qui part de la douche) et on constate une influence évidente d'"A l'intérieur".
Bref, du cinéma de genre à la français comme on en a beaucoup vu ces quinze dernières années, avec un sentiment de vide, de frime, de maladresse, de bêtise bourrine, qui laisse sur un sentiment mitigé. Pas le pire dans le genre, mais loin d'être le meilleur aussi, "Revenge" m'a paru très moyen. J'ai mis un gentil 3/5...
"Matar a Dios" de Caye Casas et Albert Pintó est une comédie noire espagnole à laquelle j'ai eu du mal à accrocher. La nuit de noël, une famille est rejointe par un étrange nain vagabond qui prétend être Dieu... Le film a pour lui un bon casting non traditionnel, avec des vrais trognes et personnages. On louche vers la comédie noire à l'italienne, vers les souvenirs décapants de Alex De La Iglesia... Mais bon, l'idée est celle d'un court-métrage très étirée, la mise en scène est statique, les 88 minutes sont vite longuettes et je n'ai vraiment pas accrochés à cette comédie frustrante qui m'a un peu fait penser à "Extraterrestrial" de Nacho Vigalondo - ce qui n'est pas un compliment pour moi... Le film s'essouffle vite, se répète. Je lui ai mis 2/5...
"Leatherface" d'Alexandre Bustillo et Julien Maury. Un beau ratage effectivement, je rejoins l'avis d'Omega sur de nombreux points, en particulier sur l'incohérence par rapport à la série.
Il faut reconnaître que "Leatherface" essaie de ne pas rester dans les clous classiques de la série, part dans une autre direction, avec une bonne partie du métrage qui est plutôt un film de cavales, tendance "La ballade sauvage", "Bonnie and Clyde"... Le souci, c'est qu'on a beaucoup de mal à connecter toute cette partie avec la saga "Massacre à la tronçonneuse" : le basculement final du personnage n'est pas clair. La plupart des exactions (parfois bien gratuites, comme la scène de nécrophilie, le massacre dans le resto) sont le fait d'un personnage sans rapport avec la saga. Enfin, bref, tout ça est bien confus et frustrant, et malgré la volonté de faire "autre chose", "Leatherface" laisse sur une impression de frustration.
Ensuite, je n'ai pas compris la présentation des réalisateurs. Le film a été retiré de leurs mains, tronqués de 30 minutes, la fin et le début changés, pour des raisons mauvaises selon leurs propres mots. Ils disent ne pas renier le film, et pourtant ils n'ont pas eu un mot pour vraiment le défendre. Le discours était défensif pour eux en tant que réalisateurs ("on n'est pas des yes man"). Et pourtant ils viennent présenter à un festival un film qui ne correspond pas à leur vision. Un peu comme si Terry Gilliam ou Orson Welles venaient présenter à Cannes leur version massacrée de respectivement "Brazil" ou "La splendeur des Amberson"... Je pense que si on se rend dans un festival de passionnés, c'est pour présenter et défendre une oeuvre dont on est fiers, où au moins d'où on reconnaît la paternité clairement et on assume le résultat. Bref...
"Downrange" de Ryuei Kitamura a heureusement remonté la barre de ce samedi qualitativement difficile ! Plusieurs jeunes gens envoiture crèvent un pneu dans un vallon isolé. Ils sont alors pris pour cible par un sniper invisible. Kitamura signe ici un excellent film de genre, ce tueur invisible impitoyable et sadique, dont les motivations ne seront jamais éclaircies, nous renvoie aux souvenirs de "Duel" ou "Déviation mortelle", le tout avec une mise en forme impeccable, une excellente maîtrise du rythme et du suspens, une vraie place laissée aux personnages pour exister, et un dénouement particulièrement cinglant. Ca valait vraiment le coup de se coucher tard pour cette séance de minuit !
"Revenge" de Coralie Fargeat. Une jeune femme passe une soirée dans une villa isolée au Mexique en compagnie de son riche amant. Mais des amis de celui-ci débarque pour une partie de chasses. L'un d'eux louche agressivement sur la jeune femme...
Bon, un rape and revenge réalisée par une femme, ça donne quoi ?
La différence entre "revenge" et un "I spit on your grave" ou un "Thriller", c'est une scène de viol qui refuse toute complaisance envers le spectateur masculin et sa lubricité présumée. Elle est courte, pratiquement hors champs. Mais le résultat, c'est que cette séquence a peu d'impact.
La violence physique non sexuelle lors de la fuite qui suit est en fait plus marquante et semble plus justifier la violence de Jen que le viol. D'ailleurs, je n'ai pas vu "Revenge" (vous apprécierez le titre super original...) comme un rape and revenge, mais plus comme un rape and survival. Jen ne cherche pas à se venger mais à sauver sa peau. En cela c'est très différent des deux titres précités où la femme victime prépare sa vengeance de façon très élaborée et méticuleuse.
Or le survival français, on en a beaucoup soupé quand même, et on reste ici dans les mêmes clous, dans un cinéma action/gore "dans ta gueule", ressassant les souvenirs de "Haute tension", "La colline a des yeux" version Aja et autres "Frontière(s)"... Du gore bourrin, du gros synthé en musique, des plans iconiques débiles, un scope "pour faire cinéma" souvent peu exploité... La vraisemblance est vite oubliée (effectivement, l'empalement...). Et on a en plus droit une scène de prise de mescal, dans laquelle il faut voir un renvoi à "Blueberry" ? Décidément, l'apologie du LSD et des champignons hallucinogènes à longueur d'interviews par Jodorowski a marqué les jeunes réalisateurs français !
Après, certaines scènes gore fonctionnent dans l'excès (le bout de verre dans le pied !), et la fin dans la villa est le passage le plus intéressant, avec son érotisation des deux personnages (l'homme et la femme) : ça c'est vraiment original et différent, la vulnérabilité impliquée par la nudité est ici partagée. Mais bon, il faut quand même supporter des plans frimes pénibles (le long plan à la steadicam qui part de la douche) et on constate une influence évidente d'"A l'intérieur".
Bref, du cinéma de genre à la français comme on en a beaucoup vu ces quinze dernières années, avec un sentiment de vide, de frime, de maladresse, de bêtise bourrine, qui laisse sur un sentiment mitigé. Pas le pire dans le genre, mais loin d'être le meilleur aussi, "Revenge" m'a paru très moyen. J'ai mis un gentil 3/5...
"Matar a Dios" de Caye Casas et Albert Pintó est une comédie noire espagnole à laquelle j'ai eu du mal à accrocher. La nuit de noël, une famille est rejointe par un étrange nain vagabond qui prétend être Dieu... Le film a pour lui un bon casting non traditionnel, avec des vrais trognes et personnages. On louche vers la comédie noire à l'italienne, vers les souvenirs décapants de Alex De La Iglesia... Mais bon, l'idée est celle d'un court-métrage très étirée, la mise en scène est statique, les 88 minutes sont vite longuettes et je n'ai vraiment pas accrochés à cette comédie frustrante qui m'a un peu fait penser à "Extraterrestrial" de Nacho Vigalondo - ce qui n'est pas un compliment pour moi... Le film s'essouffle vite, se répète. Je lui ai mis 2/5...
"Leatherface" d'Alexandre Bustillo et Julien Maury. Un beau ratage effectivement, je rejoins l'avis d'Omega sur de nombreux points, en particulier sur l'incohérence par rapport à la série.
Spoiler : :
Ensuite, je n'ai pas compris la présentation des réalisateurs. Le film a été retiré de leurs mains, tronqués de 30 minutes, la fin et le début changés, pour des raisons mauvaises selon leurs propres mots. Ils disent ne pas renier le film, et pourtant ils n'ont pas eu un mot pour vraiment le défendre. Le discours était défensif pour eux en tant que réalisateurs ("on n'est pas des yes man"). Et pourtant ils viennent présenter à un festival un film qui ne correspond pas à leur vision. Un peu comme si Terry Gilliam ou Orson Welles venaient présenter à Cannes leur version massacrée de respectivement "Brazil" ou "La splendeur des Amberson"... Je pense que si on se rend dans un festival de passionnés, c'est pour présenter et défendre une oeuvre dont on est fiers, où au moins d'où on reconnaît la paternité clairement et on assume le résultat. Bref...
"Downrange" de Ryuei Kitamura a heureusement remonté la barre de ce samedi qualitativement difficile ! Plusieurs jeunes gens envoiture crèvent un pneu dans un vallon isolé. Ils sont alors pris pour cible par un sniper invisible. Kitamura signe ici un excellent film de genre, ce tueur invisible impitoyable et sadique, dont les motivations ne seront jamais éclaircies, nous renvoie aux souvenirs de "Duel" ou "Déviation mortelle", le tout avec une mise en forme impeccable, une excellente maîtrise du rythme et du suspens, une vraie place laissée aux personnages pour exister, et un dénouement particulièrement cinglant. Ca valait vraiment le coup de se coucher tard pour cette séance de minuit !
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dario carpenter
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Re: [PIFFF2017] du 5 au 10 décembre au Max Linder Panorama
Des sorties cinéma (ou Blu Ray/Dvd..) prévues pour "Tigers are not afraid" et "Downrange"?

