une curiosité italienne bis avec des relents de critique sociale qui va en droite ligne avec Traitement de Choc (dont le film ressemble beaucoup, jusqu'a une scene vers la fin) ou Soleil Vert : les classes dominantes se nourissant au propre comme au figure des classes sociales plus faibles /ici les sans abri, prostituee, hippies, etc./ et un film qui a visiblelemnt ete sur quelques ecrans deux semaiones avant d'etre englouti par le neant argentique.
Avec un traitement au budget inexistant, blindé de tics transalpins bis: nudite femine gratuite, jeu d'acteur au pilori, costumes questionnables, ecriture chaotique et, aussi, un robot-vampire d'une ringardise spectaculaire. Le film a des choses a dire, mais les expriment de maniere plutot mal ficelees.
deja, le titre est meilleur que le film, et n'a aucun rapport reel avec son contenu - hormis une symbolique vague si vous avez fume quelque chose d'illicite.
Marina Malfatti donne de son cote altier de bourgeoise manipulatrice, chose qu'elle fait tres bien depuis la dame roouge tuas 7 fois, entre autres. le reste du casting n'a pas grand chose a faire, malheureusement: le couple de hippie est assez cool, baignant dans le bonheur, y compris sous la douche de vin

mais...lui aussi, le scenario ne donne rien a faire. ils errent donc pendant envrion 75 minutes dans les couloirs, chambres, caves.
le pompon reste Nino Castelnuovo. une sorte d'enqueteur aux origines floues : une fois enqueteur de l'Unesco (?!) ou flic, ou rien. pour quelqu'un enquetant sur un trafic presume de sang humain, c'est proprement n'importe quoi. il s'invite a un bureau, une doite de nuit, interroge des suspects qui malgre la demande etrange, repondent sans sourciller, se font menacer et puis, ben, rien. C'est totalement illogique. et comme personne n'est reellement dirigé, les scenes sont plaquees et pretent a rire, voire a ennuyer.
On a aussi un robot vampire qui apparait furtivement les trois premiers quarts, et qui arrive full force a la fin. je ne sais pas si c'est l'incompetence des gars des effets speciaux ou si c'est voulu, mais eclat de rire garanti. la scene de pompage de sang de Dominique Boschero (la pauvre) oscille entre ridicule et pathetique, camera vissee sur pied, l'actrice tortille du cul, tout le monde regarde les bras ballants. Un grand moment de rien, ou de rire involontaire, ou un monument de bis en fonction des humeurs.
les 86mn règlementaires s'achevent de maniere post hippie transalpine traditionnelle, a savoir : mais... pourquoi?
Et je me disais que le film etait soit une (auto)parodie de film de genre ou un petit moment de vanite de l'auteur qui ne sait pas filmer son sujet. On est pas dans les trefonds de La Polizia Brancola nel Buio, mais pas loin. . Une bizarrerie rigolote, aux accents sociologiques et politiques mais dénuee de savoir faire - et indéniablement molle.
les bonus du Blu ray Vinegar Syndrome offrent Luca rea, dans un anglais assez penible a suivre, qui tente d'expliquer la trajectoire du film et de l'auteur. ET un historien qui replace Piacenza dans le cinema italien come lieu architectural et historique
Oh really? Well then I'm sure you wouldn't mind giving us a detailed account of exactly how you concocted this miracle glue, would you ?