11 ans après, nouvelle vision sur le meme Blu ray qui , à ma grande surprise, tient remarquablement le choc. J'ai couple cette vision avec la (re)lecture des deux gros volumes du livre de Jonathan Smith sur l'elaboration du film jusqu'a sa sortie (de route). est avec les péripéties du tournage et les explications fournies, j'en suis venu à mieux apprécier le film. Je l'ai aussi revu sur la piste 2.0, bien moins artificielle que la 5.1, encore une fois.
Il reste tres tres peu des premieres scenes réalisées par Stanley Kramer avant qu'il ne se fasse sortir du projet. Idem pour le scenario d'origine, réécrit au grand dam de l'auteur du bouquin (je n'ai pas lu le bouquin don en fait, je m'en fiche de la fidélité ou pas) qui renie le film et qui l'a pousse a refuser systématiquement l'adaptation de ses autres livres... jusqu'au mauvais Sahara, qu'il a encore plus détesté. Ha.
Je reste sur mon avis initial quant au scenario quelque peu eviscère de pas mal de scenes, laissant en suspens l'amourette inutile avec Miss Scientologie, les personnages secondaires inexistants. Ca tente comme ca peut, mais ca ne fonctionne pas vraiment. L'histoire d'espionnage a trop peu d'envergure, meme si ca part. d'une idee a priori ingénieuse (après tout, pourquoi pas?), Mais il reste un sentiment d'inachevé, de trop peu et de rapiéçage.
Là ou Jameson réussit, c'est sur la mise en scene assez ample des moyens mis a disposition par l'armée. Car qui a marche sur Airport 77, au final, dont les retours critiques ont été parfaitement injustes, lu mettant sur le dos son passe de realisateur TV comme étant un handicap, ce qui est proprement faux. C'est techniquement irréprochable, ample et l'argent déployé est sur l'écran. Tres pro. Il a tres bien su gérer toutes les équipes en presence , des miniatures de Richardson, les sens sous-marines orchestrées par Ricou Browning - et les raisons plus ou moins fallacieuses des acteurs en presence.
Selby indique que Robards a accepte le role (et a pousse Selby) parce que la production "allait les emmener en voyage au tour du monde". Ce qui explique son cote constipe le long du film?
Entre autres problèmes techniques, retar de tournage, problème avec le tank de Malte, le decor refait sur le SS Athina a Athenes pour le decor extérieur du Titanic et les couts astronomiques lies, Jameson indique qu'il faillit tout plaquer a plusieurs reprises (Cf le livre de Jonathan Smith), mécontent de la tournure des événements.
S'y rajouta un element: Alec Guiness a tourne trois jours et un nième problème s'est abattu sur la production, a savoir que le tournage en 1979 aux Cornouailles s'est fait en meme temps que la pire tempête côtière depuis des decades (ca se voit sur la scene de dialogue sur la jetée). les decors ont été détruits et nouvelle guigne, toutes les scènes ont du être retournées plusieurs semaines après: la camera Technovision (Technivision au générique!) a pris le froid et toutes les bobines étaient inutilisables. Apres analyse aux laboratoires, les techniciens de l'équipe ont oublié d'utiliser les pieces chauffantes prevues a cet effet, et tout le monde (acteurs principaux, équipes, décorateurs, etc.) ont du revenir en fevrier 1980 pour tout refaire.
Evidemment, la partie sous-marine et maquettes reste toujours aussi important et spectaculaire. La scene du renflouement Garde un effet wow garanti, amplifie par la partition tres Trounoiresque de John Barry. C'est majestueux, splendidement photographié. Et de voir sur le volume 2 du bouquin toutes les photos de tournage a Malte, l'elaboration du fond sous marin, des details des bathyscaphes, de la gigantesque maquette, des centaines de techniciens nages... c'était un projet auquel Lors Grade croyait vraiment.
A noter un petit gag que l'équipe de Richardson a effectue au nez et a la barbe de tout le monde : lors de la scénologies ou le Titanic est sur l'eau, il y a un superbe travelling lateral le long du deck et entre la 2e et 3e cheminée (je crois que c'est vers la 86e minute), on voit brièvement un petit bonhomme en train de pomper l'eau
Lance a avec un énorme renfort marketing, avec copies 70mm a la cle, Le film fut un grave échec commercial aux USA et Grande Bretagne qui provoqua la fin (momentanée) de Lew Grade qui perdit quasiment toute sa fortune. Et provoqua son retrait des affaires cinema, meme si certaines de ses co-productions alors en cours furent couronnes de succès, comme La maison du lac, The Great Muppet Caper ou Dark Crystal. il faut que tous les films produits par Grade se mangeront des bides : Firepower, Boys from Brazil, Saturn 3 et j'en passe. A un moment, les banques disent stop et c'est exactement ce qu s'est passe ici. Grade revint a la tete d'ITC a la fin des annees 80, jusqu'a sa mort.
A noter qu'il manque 12 minutes suite a sa premiere projection publique.
Le film sorti par AMLF en France tenta de gommer l'aspect Titanic ( la sortie ratée de SOS Titanic y est pour beaucoup) d'ou le nom de La Guerre des Abimes. Enregistrant 183 261 entrees jusqu'en 1987.
Au final, le film sortit avec un succès au Japon mais surtout, devint tres profitable lors de sa sortie en VHS.
Au final, cette revisitaion m'a permis de rehausser le tout. Ca ne gomme pas les défauts et le cote bancal, mais la beauté de l'emballage technique et des effets visuels ont emporte mon adhesion par rapport aux elements négatifs.
Oh really? Well then I'm sure you wouldn't mind giving us a detailed account of exactly how you concocted this miracle glue, would you ?