Strait-Jacket (VF : La Meurtrière diabolique ) - William Castle (1964)

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Superwonderscope
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Strait-Jacket (VF : La Meurtrière diabolique ) - William Castle (1964)

Message par Superwonderscope »

Malgré le succès de Baby jane, Joan Crawford va refuser de tomber dans d'autres titres de Hagsploitaion. Mal lui en prend, on ne lui propose pas grand chose`; A contre-coeur, elle accepte le projet de William Castle qui va remporter un énorme succès, ce qui la contraria encore plus car li fermant les portes de rôles dramatiques.

Ici elle joue le rôle de Lucy, enfermée pour avoir tué deux personnes de 40 coups de hache sous les yeux de sa fille; Après être ressortie de l'asile psychiatrique, les meurtres recommencent alors qu'elle tente de se rapprocher de sa fille;

Ecrit par Robert Bloch, qui sortait, entre autres , de Psychose.

Je l'ai vu il y a assez longtemps via le LD NTSC d'époque, et c'était assez bien vu, Joan Crawford étant en grande forme pour un rôle taillé sur mesure; Très B dans son essence, mais adroitement élaboré.

Le film a été annoncé en Bu ray chez Scream! pour aout 2018... mais voilà que Mill Creek vient également d'annoncer la sortie du film en blu ray pour aout 2018, en double programme avec Berserk!, un autre Joan Crawford avec des meurtres tout partout;

https://www.youtube.com/watch?v=r4G7jwVJRnc
Oh really? Well then I'm sure you wouldn't mind giving us a detailed account of exactly how you concocted this miracle glue, would you ?
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Superwonderscope
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Re: Strait-Jacket (VF : La Meurtrière diabolique ) - William Castle (1964)

Message par Superwonderscope »

Vu sur le blu ray de chez Indicator (UK) dans une edition tres riche en supplements, analyses, interviews, making of, faisant intervenir l'actrice virée par Joan Crawford (Anne Helm, jouant le role de sa fille a l'initiale, mais virée pour cause qu'elle déplaisait a la madame>) remplacer par Diane Baker, qui témoigne ici de l'atmosphère glaciale du tournage.

Surfant sur la vague naissante des psycho-biddy ("vieilles psychotiques") initie par Baby Jane, Castle se réinvente pour un récit écrit par Robert Bloch, l'auteur de Psychose, se basant sur les soi disants meurtres a la hache de Lizzie Borden. ET en le revoyant hier soir, c'est exactement la meme chose Psychose - mais inversé. On est tres tres loin d'Hitchcock et de sa maestria. Le budget, aussi, a peine 550 000 dollars ne permettent pas de polir une image tres B - on est dans un film d'exploitation au dessus de la moyenne, mais ca reste de l'exploitation. meme si on pense invariablement a une variation horreur de Mildred Pierce.

Castle laboure le mélodrame familial hardcore pour glisser lentement vers un protoslasher. C'était nouveau, osé et les spectateurs, pourtant biberonne a Psychose, n'advient jamais vu le bouchon poussé aussi loin. Jusque a ce que Columbia joue aussi avec leur logo après la fin du film.

L'affiche promettait des décapitations a la hache, assez inédit et pousse pour 1964, et nous sommes gratifies de cela. Il y a en a une d'ailleurs qui est amputee de quelques images dans le montage final alors que bien plus présente dans une bande annonce.

C'est un festival Joan Crawford, qui poliça le tout a son image et a sa gloire (il y a du Pepsi partout) et force est der connaitre, qu'on l'aime ou pas, qu'elle demeure une grande actrice avant tout. Ses passages de visages du désespoir a la haine, la colère, l'explosion ou les pleurs, ca force le respect. D'autant qu'elle apporte pathos et folie a son personnage pour qu'on la prenne en pitié pour sa rédemption, alors qu'elle est vraiment totalement taree. Ajoutant a cela, Crawford venait avec son costumier, sa maquilleuse, son éclairagiste, elle avait ses jeux de lumière sur son visage, etc. Une vraie diva comme on en faisait plus.

Diane Baker y apparait forcement en retrait, mais toute en grâce et en force tranquille. En regardant bien, le mari décapité de Joan Crawford n'est autre que Lee Majors dans son premier role. George Kennedy fait office de garçonne fermer la masse qui décapite les poulets a la hache devant une Joan C horrifiée. Il excellait dans ses roles de tarés (Voire Charade juste avant)

On nage en plein grand guignol, et ces exagérations horrifiques font foncer le film dans le Camp, qui le transforme en énorme succès. Pas de gimmick cette fois ci, sauf Crawford qui draine les spectateurs dans son offre de folle furieuse. Et ca fonctionna. Ca n'est clairement pas un grand film, mais il offre une multitude de variations sur le theme de Norman Bates et de complexité de persoannges pour rendre le tout interessant - meme si complément grotesque dans son point de départ. Un gros bémol : la musique hyper appuyée et démonstrative qui coupe parfois tout suspense. Y compris la fin qui a été changée par Crawford car elle n'y était pas la star. (le film devait se terminer sur
Spoiler : :
Diane Baker hurlant
"Cheri, ma mere meurtrière enfermée dans une hôpital psychiatrique depuis 20 ans pour avoir assassine de 41 coups de hache son mari et sa maitresse sort aujourd'hui, je veux te la présenter et on va pouvoir se marier" :mrgreen:

Le film rapporta plus de 4 millions de $ aux USA (environ 61 de nos jours), inversement proportionnel en France ou le film fut ignore par la Columbia, le film se terminant a 15 301 tickets vendus, entre 1965 et 1984, dans des cinemas de seconde exploitation. la dernière diffusion remonte au Brady en 1984.

Pas encore égrené tous les bonus, mais cela s'annonce passionnant.

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