VF : La fille qui en savait trop
VA : The Girl who knew too much OU The Evil Eye
Deux blu ray (l'un US et l'autre anglais) pour ce film-phare qui érigea lespremières règles du Giallo:
http://www.devildead.com/indexnews.php3?NewsID=9437
La ragazza che sapeva troppo / La fille qui en savait trop - Mario Bava (1962)
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La ragazza che sapeva troppo / La fille qui en savait trop - Mario Bava (1962)
Oh really? Well then I'm sure you wouldn't mind giving us a detailed account of exactly how you concocted this miracle glue, would you ?
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dario carpenter
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Re: La ragazza che sapeva troppo - Mario Bava (1962)
Revu sur le BR Arrow et je dois dire que dans l'ensemble j'en avais un meilleur souvenir.
Le visuel est chiadé comme d'habitude avec Bava dans les intérieurs comme dans les extérieurs, mais j'ai eu un peu de mal avec le rythme languissant, l'intrigue moyennement prenante surtout après avoir redécouvert le plus "punchy" "Six femmes pour l'assassin".
Loin d'être désagréable cela dit avec son charme désuet et le duo Roman/Saxon.
Le visuel est chiadé comme d'habitude avec Bava dans les intérieurs comme dans les extérieurs, mais j'ai eu un peu de mal avec le rythme languissant, l'intrigue moyennement prenante surtout après avoir redécouvert le plus "punchy" "Six femmes pour l'assassin".
Loin d'être désagréable cela dit avec son charme désuet et le duo Roman/Saxon.
Re: La ragazza che sapeva troppo - Mario Bava (1962)
J'ai le souvenir d'un film de bonne qualité, avec une ambiance, un côté plus ludique et léger que la plupart des Giallos postérieurs, ce qui est d'ailleurs assez plaisant. un thriller spaghetti rafraichissant et sympa...
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dario carpenter
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Re: La ragazza che sapeva troppo / La fille qui en savait trop - Mario Bava (1962)
Revu sur le BR Sidonis.
Je n'avais pas un grand souvenir de ma découverte sur le DVD FsF il y a une vingtaine d'années... Le beau transfert HD remonte un peu la donne sur un plan plastique, on retrouve le sens visuel de Bava, une belle ambiance, un N&B élégant... Par contre, sur le fond, je ne suis toujours pas un grand fan... J'ai à nouveau trouvé ça bien mollasson, un peu tiédasse, sorte de chainon manquant entre un suspense classique (à la Hitchcock disons) et le côté plus cru et débridé du giallo que le film annonce (mais du bout des lèvres), mais sans que ça fonctionne vraiment sur un registre ou l'autre. Reste la valeur historique, le charme un peu désuet du film, les rues de Rome, mais bon, on sent bien passer l'heure et demi, et je ne pense pas m'y replonger de sitôt...
Je n'avais pas un grand souvenir de ma découverte sur le DVD FsF il y a une vingtaine d'années... Le beau transfert HD remonte un peu la donne sur un plan plastique, on retrouve le sens visuel de Bava, une belle ambiance, un N&B élégant... Par contre, sur le fond, je ne suis toujours pas un grand fan... J'ai à nouveau trouvé ça bien mollasson, un peu tiédasse, sorte de chainon manquant entre un suspense classique (à la Hitchcock disons) et le côté plus cru et débridé du giallo que le film annonce (mais du bout des lèvres), mais sans que ça fonctionne vraiment sur un registre ou l'autre. Reste la valeur historique, le charme un peu désuet du film, les rues de Rome, mais bon, on sent bien passer l'heure et demi, et je ne pense pas m'y replonger de sitôt...
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Re: La ragazza che sapeva troppo / La fille qui en savait trop - Mario Bava (1962)
Revisitation sur le Blu ray Arrow, qui aurait un grand besoin de depoussierage. la copie est vraiment pas belle, venue d'une copie 35mm rayee dès le generique de debut, avec des rayures vertciales regulieres (copie italienne). le remontage US est un peu meilleur en terme visuel, mais on reste dans des eaux moyennes qualitatives.
Concernant le film, je vous trouve bien durs. On reste malgre tout a des coudees au dessus de tout ce qui etait serie B ou encore Krimi de cette decade. Nu serait-ce que sur le travail photographique en noir et blanc, c'est toujours incroyable. Les sources de lumieres, les jeux sur les ombres, Bava sait a merveille utiliser tous les artifices pour masquer le manque de moyens. Spectaculaire.
Y compris pour les scenes exterieures, nombreuses, et le parti pris des endroits de Rome rassurantes de jour, et emplies de mystere et d'epouvante de nuit et desertes ( ce qu'Argento fit a l'identique par la suite), Le film se refere directement aux recits Gialli (Christie, Spillane, etc.) pour en fait jouer le la thematique - y compris sur la construction en cauchemar. Une difference notoire de la version plus longue et remontee par AIP, qui evacuye complement l'idee que Nora ait pu rêvé/fantasmé son aventure via la fumewtte de cigarette a la marijuana qu'elle balance a la fin (et ramasse par un pretre). la fin tournee pour AIP, un peu ridicule, prend une direction autre.
bava garde aussi un ton leger, de comedie, ce qu'il ne rtrouvera que tres pèu par. la suite (hormis Hercule contre les Vampires ou Roy Colt et Winchester jack): cela a renforce mon sentiment que cela ne doit pas etre trop ris au serieux. Mais le film fonce droit devant l'epouvante. On voit se dessiner le sketch du telephone rouge des 3 Visages de la Peur, entre autres. Et bien evidemment tout dans l'atmosphere d'emphase sur les meurtres et l'epouvante de & femmes pour l'assassin.
Reposant entièrement sur une histoire apparemment sans fondement, avec des allusions (certes très vagues) au paranormal, Mario Bava, (ici credite de "directeur des lumieres") pour ce film, met en scène une série de crimes déjà commis qui se répètent progressivement dans les enquêtes romaines grâce à un personnage hitchcockien, Dora, qui semble tout contrôler. Soutenue par un médecin puis un journaliste (eux aussi figures emblématiques du thriller). Pour ajouter la touche Hitch, Bava fait un cameo (le tableau de l'oncle accroche au mur).
Bien que les motivations homicides irrationnelles du tueur (il tue par ordre alphabétique) tendent à atténuer la spécificité de ses pathologies, il est vrai que les fausses pistes constantes du réalisateur (alimentées par un narrateur) dans le scénario parviennent à désorienter le spectateur jusqu'au dénouement final. Cependant, ce film, construit sur une magnifique mais très lumineuse photographie en noir et blanc, souffre d'un manque. Le réalisateur a alors repris la même formule pour son film plus réussi, Six femmes pour l'assassin
Toutes les séquences sont d'une grande pureté : les courts travellings de Bava sont absolument inimitables et difficiles à reproduire (de fait, toute une gamme de petits mouvements de caméra est absente dans la majeure partie du cinema de cette epoque). Tout comme ses jeux sur la reflection des immeubles dans les flaques d'eau, les ombres sur les murs - une sorte de menace permanente. L'ensemble est beaucoup plus fin qu'au premier regard.
Mais j'ai surtout aussi realise une chose, , c'est que Dario Argento a tout repique l'idee de base pour. C'est con, mais je n'avais jamais fait le rapprochement,
La version US est quelque peu differente, deja la musique de Les baxter rtend a faire ressembler le tout a une sitcom, je me croyais presque dans Ma Sorciere Bien aimee. Certaines scens sont allongees (une sequence ou axon mime la trompette pendant la visite de Rome), d'autres evacuees. La bande son est totalement diffrente (la decouverte de la piece secrete a la fin fait penser a une comedie, alors qu'on est en pleine epouvante dans la version italienne). Je n'aime pas trop cette version.
105 768 entrees francaises a la sorte cinema.
dans les bonus, il y a une interview de 2007 de John saxon qui parle du tournage et des relations avec Bava. C'est Leticia Roman (propulsee sur le devant de la scene avec GI Blues) qui a appele Saxon pour le faire venir a Rome, lui qui venait de perdre son contrat avec Universal. Apres coup, il a compris que Roman avait dit a Bava que Saxon etait amoureux d'elle et qu'elle pouvait le faire venir, a condition qu'il l'embauche elle. Et hop, emballé c'est pesé
A noter, dans le cote carnet noir, que Leticia Roman est decedee l'annee derniere dans l'indifference generale en juin 2025. Elle s'etait retiree du cinema en 1969 apres son mariage, pour monter une agnece immobiliere a Beverly hills.
Concernant le film, je vous trouve bien durs. On reste malgre tout a des coudees au dessus de tout ce qui etait serie B ou encore Krimi de cette decade. Nu serait-ce que sur le travail photographique en noir et blanc, c'est toujours incroyable. Les sources de lumieres, les jeux sur les ombres, Bava sait a merveille utiliser tous les artifices pour masquer le manque de moyens. Spectaculaire.
Y compris pour les scenes exterieures, nombreuses, et le parti pris des endroits de Rome rassurantes de jour, et emplies de mystere et d'epouvante de nuit et desertes ( ce qu'Argento fit a l'identique par la suite), Le film se refere directement aux recits Gialli (Christie, Spillane, etc.) pour en fait jouer le la thematique - y compris sur la construction en cauchemar. Une difference notoire de la version plus longue et remontee par AIP, qui evacuye complement l'idee que Nora ait pu rêvé/fantasmé son aventure via la fumewtte de cigarette a la marijuana qu'elle balance a la fin (et ramasse par un pretre). la fin tournee pour AIP, un peu ridicule, prend une direction autre.
bava garde aussi un ton leger, de comedie, ce qu'il ne rtrouvera que tres pèu par. la suite (hormis Hercule contre les Vampires ou Roy Colt et Winchester jack): cela a renforce mon sentiment que cela ne doit pas etre trop ris au serieux. Mais le film fonce droit devant l'epouvante. On voit se dessiner le sketch du telephone rouge des 3 Visages de la Peur, entre autres. Et bien evidemment tout dans l'atmosphere d'emphase sur les meurtres et l'epouvante de & femmes pour l'assassin.
Reposant entièrement sur une histoire apparemment sans fondement, avec des allusions (certes très vagues) au paranormal, Mario Bava, (ici credite de "directeur des lumieres") pour ce film, met en scène une série de crimes déjà commis qui se répètent progressivement dans les enquêtes romaines grâce à un personnage hitchcockien, Dora, qui semble tout contrôler. Soutenue par un médecin puis un journaliste (eux aussi figures emblématiques du thriller). Pour ajouter la touche Hitch, Bava fait un cameo (le tableau de l'oncle accroche au mur).
Bien que les motivations homicides irrationnelles du tueur (il tue par ordre alphabétique) tendent à atténuer la spécificité de ses pathologies, il est vrai que les fausses pistes constantes du réalisateur (alimentées par un narrateur) dans le scénario parviennent à désorienter le spectateur jusqu'au dénouement final. Cependant, ce film, construit sur une magnifique mais très lumineuse photographie en noir et blanc, souffre d'un manque. Le réalisateur a alors repris la même formule pour son film plus réussi, Six femmes pour l'assassin
Toutes les séquences sont d'une grande pureté : les courts travellings de Bava sont absolument inimitables et difficiles à reproduire (de fait, toute une gamme de petits mouvements de caméra est absente dans la majeure partie du cinema de cette epoque). Tout comme ses jeux sur la reflection des immeubles dans les flaques d'eau, les ombres sur les murs - une sorte de menace permanente. L'ensemble est beaucoup plus fin qu'au premier regard.
Mais j'ai surtout aussi realise une chose, , c'est que Dario Argento a tout repique l'idee de base pour
Spoiler : :
La version US est quelque peu differente, deja la musique de Les baxter rtend a faire ressembler le tout a une sitcom, je me croyais presque dans Ma Sorciere Bien aimee. Certaines scens sont allongees (une sequence ou axon mime la trompette pendant la visite de Rome), d'autres evacuees. La bande son est totalement diffrente (la decouverte de la piece secrete a la fin fait penser a une comedie, alors qu'on est en pleine epouvante dans la version italienne). Je n'aime pas trop cette version.
105 768 entrees francaises a la sorte cinema.
dans les bonus, il y a une interview de 2007 de John saxon qui parle du tournage et des relations avec Bava. C'est Leticia Roman (propulsee sur le devant de la scene avec GI Blues) qui a appele Saxon pour le faire venir a Rome, lui qui venait de perdre son contrat avec Universal. Apres coup, il a compris que Roman avait dit a Bava que Saxon etait amoureux d'elle et qu'elle pouvait le faire venir, a condition qu'il l'embauche elle. Et hop, emballé c'est pesé
A noter, dans le cote carnet noir, que Leticia Roman est decedee l'annee derniere dans l'indifference generale en juin 2025. Elle s'etait retiree du cinema en 1969 apres son mariage, pour monter une agnece immobiliere a Beverly hills.
Oh really? Well then I'm sure you wouldn't mind giving us a detailed account of exactly how you concocted this miracle glue, would you ?


