
3e film du cycle des enquetes du detective Hillman - sans lui. Karl-Arne Holmsten etant tombe malade au debut du tournage, Mattsson et son scenariste Folke Mellvig durent reecrire le tout en catastrophe pour donner plus d'importance au personnage comique de Freddy (deja dans les deux premiers), mais aussi a Annalia Ericsson qui devient LA detective en chef.
Visuellement, c'est une absolue splendeur. dans la continuité de Mannekin in Röd, un Technicolor qui annonce le gothique italien - entre autres dans la derniere scene avec la revelation du tueur, on se croirait dans Le Moulin des Supplices, parmi les influences. Le traitement des ombres menacantes, la penombre dans laquelle se niche la menace, les lunieres savamment orchestrees, la violence (le tueur attaque au marteau, quand meme), le decor... tout y est.
les decors, les costumes, tout est axé sur la couleurs bleues, rappele par de brefs details qui attirent l'oeil ici et là dans un ecran large tres riche. Il existe une composition d'ecran assez incroyable, et c'est le seul film de la serie a avoir ete tourne en AgaScope 2:35:1. Ca fait tres riche, sans aucun doute et donne un lustre inhabituel. Le film verse regulierement dans un gothique louchant vers l'epouvante
Deja que l'equipe de 6 femmes pour l'assassin a repris le look, la musique et les intrigues croisées de Damen I Svart et Mannekin in Röd, ce sont les allemands qui vont puiser pour leur vague de Krimi alors naissante en 1959 dans les elements composites bien presents ici, a savoir pour commencer le contrepoint comique des meurtres, v ia le persoannge de Freddy (Nils hallberg) qu'on retrouvera quasi duplique avec Eddi Arent ou Sigfried Schurenberg dans les adaptations Edgar Wallace.
L'intrigue se noue lentement dans l'ecole equestre de Strömsholm (tourne dans les murs de l'ecole), haut lieu de la cavalerie suedoise. Haute Societe, vacheries, intrigues - le debut est ccentre sur la mise en places des tensions entre les personnages. Une structure recurrente dans tous les films de cycle - je n'ai certes pas encore vu Den Gula Bilen mais je gage que ce sera le meme chemin.
Ce qui donne une duree inhabituelle de 107mn qui paraitront longues aux amateurs, tant la volonte des auteurs est autre que de simplement se centrer sur un recit de whodunit aux relents fantastiques. Avec l'apparition d'un cadavre du cavalier bleu vers la 25e minute, pour le voir ensuite s'eloigner a cheval, au grand dam de la riche bourgeoise proprietaire des lieux (Gunnel Brostrom) que personne ne croit. Fantome qui semble tournoyer autour du haras dont des chevaux se font brutaliser.
Le film se dirige alors vers un Whodunit classique, avec egaleñennt des tentatives de meurtre joliment orchestrees, dont une sur Kerstin (Mona Malm)
qui se retrouve balancee dans une riviere-torrent (dont on voit assez clairement un mannequin devaler les rapides
Mattsson sait clairement utilise rle format Scope, agencer les couleurs, creer de la perspective, installer un cliant angoissant. le final est vraiment tres reussi en ce sens. C'est peut etre un chouai trop long - le reproche que je faisais aussi sur le 4e opus de la saga, Vita Frun, mais que je trouve magnifie ici par son look rutilant et l'amorce de la critique sociale du milieu.
A noter qu'Annalisa Ericsson ne reprendra pas son role pour les 4e et 5e adaptations.
En tous cas, malgre mes reserves, j'ai passe un tres bon moment.
NB technique : Tourne en AgaScope, le systeme suedois anamorphique 4 perforations. La particularite est qu'il utilisait une compression d'un format 2.00:1 en 2.35:1 via des lentilles anamorphiques, ce qui etait fait pour le grand ecran legerement incurve - et le trasnfert sur le DVD fait que les bords d'image a droite et gauche sont legerement comnpresses/etires. Le systeme fut surtout exploite en Scandinavie et en Hongrie jusqu'au debut des annees 70. le dernier film a avoir ete tourne sous ce format est le redoutable Ninja Mission en 1984.
Le DVD Sandrew (Box de la saga sortie en Sude) auarait bien besoin d'un depoussierage HD a partir du negatif original. ici c'est a partir d'une copie 35mm qui laisse deviner une rioche palette de couleurs et tout l'incroyable travail qui a ete fait pour le visuel du film. Mais la definition est quand meme moyenne et certaines scens manquent de dfitinition claire, trop sombres, surtput dans les scenes de nuit et de penombre. dommage.
St anglais, avec le fim annonce, une partie trivia et un commentaire audio avec une partie des acteurs dont malheureusement je ne comprendrai pas grand chose, car sans sous titres anglais. Ma connaissance du norvegien etant insuffisante pour comprendre le suedois (qui lui ressemble quelque peu)
PS : pour les completistes, le debut de la carriere d'Ewa Strömberg, qui tourna par la suite chez Jess Franco.
