
Dès le debut, un panneau indique les cas insolubles gérés par la police - celui-ci en fait partie. Donc le sujet n'est pas une nième resolution policière, mais ailleurs. On voit poindre le quotidien de la cellule policière, les tensions, les frustrations et émerger des caractères bien trempes. Le debout m'a fait un peu peur, avec un style FR3 Rhone Alpes avec des moyens. Et puis les dialogues prennent tle pas, les acteurs choisis (Bastien Bouillon, excellent) rentrent graduellement dans la peau de leurs personnages et donnent des variations troubles de leur psychologie vacillante. Le tout mêlé aux famille et amis de la victime, dont on voit se dessiner une mise au pilori de l art de certains policers ("elle l'aura bien cherche") et le manque d'empathie des ex, dont une scene assez insupportable avec l'un d'¡entre eux qui ne prend rien au sérieux de la mort de Clara et pouffe de rire pendant l'interrogatoire.
Anouk Grinberg apporte une voie de fraicheur dans sa nouvelle manière d'apprehender le cas - notamment sur une six feminine: comme le dit l'une de splicieres, étrange de constater que ce sont toujours les hommes qui tuent les femmes, et que ce soient toujours des hommes qui enquêtent dessus.
Je venais de voir Jigsaw juste avant, et c'est étonnant de constater le parallèle entre les deux films. Centres sur l'observation procédurale et l'intersection avec la vie des policiers menant l'enquête - tentant de découvrir une persoannlite victimesque, base sur un cas reel. la ressemblance s'arrête la, toutefois, le but recherche et la manière de narrer le tout étant totalement différents. On peut aussi penser a Zodiac ou memories of murder, mais le style de Moll, aussi, est ailleurs. Les persoannges sont habites d'une rage et tristesse persistantes, avec une belle emphase sur les silences. le fait de filmer cela aux alentours de Grenoble renforce cette sensation d'isolement.
Il s'agit au final d'une belle étude de ce que signifie ne pas savoir, ne pas résoudre, ne pas trouver les vérités éternelles du récit et le sens d'une fin, que chaque film, ou autre format de fiction, prétend indispensable. Quel impact cela a-t-il sur l'âme d'un policier d'être confronté non seulement aux brutalités du crime, mais aussi au vide, à l'absence d'explication qui empêche de donner un sens à l'expérience ? Le plan final ne répond pas forcement a cela, mais donne un symbole assez juste du parcours de l'enquête et du policier.
J'ai commence a regarder sans avoir vraiment envie, j'ai finalement été gagné par l'ambiance quelque peu sombre et désespérée, et accroché aux rebondissements apportant un peu de lumière, aussitôt éteinte.
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Vu sur France TV.
