Der Schatz Der Azteken (VF : Les Mercenaires de Rio Grande) - Robert Siodmak (1965)

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Superwonderscope
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Der Schatz Der Azteken (VF : Les Mercenaires de Rio Grande) - Robert Siodmak (1965)

Message par Superwonderscope »

Le Dr Sternau (Lex Barker) est l'envoye du gouvernement allemand au Mexique qui soutient le president Juarez (Fausto Tozzi) contre l'occupant français. Par manque d'argent et gagner la bataille, ils souhaitent s'accaparer du trésor secret des Aztèques, dont l'unique héritière (Teresa Lorca) souhaite tout livrer a Juarez pour la liberation de son peuple.

Traduction littérale : Le Tresor des Aztèques. Quant a la VF : il n'y a aucun mercenaire, ni de Rio Grande.




le producteur Artur Brauner continue a essorer le trésor littéraire de Karl May (grand écrivain d'aventures allemand, qui a donné les westerns avec Winnetou, les plus gros succès de tous les temps en Allemagne) et celui-ci se revele être le plus proche du matériau d'origine.

Tourne en ex-Yougoslavie, Almeria et Berlin, il s'agit d'un western (qui n'en est pas un) assez curieux, a mi chemin avec le film d'aventures, le western allemand commençant sérieusement a s'essouffler.

Apres avoir embauche Fritz Lang pour Mabuse, il confie a un autre expatrié revenu au pays, Robert Siodmak, le soin de tourner cette aventure épique.

Le film sera tourne en UltraScope mais Brauner ne dira a personne qu'ils tournaient en fait deux films en meme temps, puisque la suite (Die Pyramide des Sonnengottes/La Pyramide du Dieu Soleil) sera montée et sortie sans avertir les principaux intéresses. Barker intenta un proces a Brauner en sens, et qu'il gagna.

A noter que la version sortie en France (donc la VF) est en fait une compilation des deux films, de durée de 101 mn et 98 mn, réduites a 98mn pour le remontage.

Générique international suite a la co-production avec la France, La Yougoslavie et l'Italie. On y trouve donc Lex Barker qui était a cette époque la plus grosse star en Allemagne, Gérard Barray, Michèle Girardon (sortie de Hatari),Jean-Roger Caussimon, Rik Battaglia en éternel salopard Fausto Tozzi ou encore Rolf Wolter lui aussi en éternel faire valoir comique.

Le récit y est plutôt complexe, mélangeant hardiment plusieurs fils narratifs qui s'entrecroisent, pas étonnant d'avoir eu besoin de deux longs métrages pour tout adapter du livre. Le lieu et le temps sont assez peu traites, et le fait de mélanger histoire du Mexique, civilisation aztèque, envahisseurs francais, collaboration autrichienne, influence américaine (Jeff Corey en Abraham Lincoln, quand meme) et allemande, c'est inhabituel et plutôt ambitieux pour un film d'aventures.

J'avoue avoir été tres étonné par la qualité et le soin visuel apporte a l'ensemble. Les splendides decors naturels en plan large éclatent a l'écran, Siodmak sait vraiment y faire pour rendre le tout elegant, vastes espaces avec des cadrages experts pour la mise en valeurs personnages dedans. Il n'y a que quelques images d'un documentaire tourne au Mexique qui se retrouve au montage final. Les Balkans et Cabo de Gata font illusion - bien que parfois, les vertes prairies serbes ne font pas du tout Mexique :mrgreen:
Ce qui demeure étonnant aussi, reste la volonté des scénaristes de ne pas céder aux méchants et/ou bons de manière unilatérale. Les trahisons se dessinent au gré du film, par exemple un Gérard Barray qui glisse du mauvais cote via une trahison de son père au profit de Lex Barker.
Idem pour le Rolf Wolter, qui est certes en mode pochade, mais il est y héroïque et stratège, pas un simple effet-gag.

Les moyens déployés semblent importants, surtout vus les effets pyrotechniques déployés en debut de film. Des decors assez grandioses, avec effets visuels de mattes qui. ne se voient prqtuiement pas.
Cela pêche par moment sur le côte épique, avec une armée française aux allures des moyens de la principauté d'Andorre pour leur nombre et leur (ahèm) fort. Et franchement, les figurants serbes ont du mal a passer pour des bourguignons.

Par ailleurs, le premier film ouvre sur le Tresor meme mais n'n parle pas vraiment. Il se concentre sur la résistance mexicaine contre l'archiduc Maximilien d'Autriche, que Napoléon III a installé comme « roi du Mexique ». Le film et ses héros prennent parti pour le Mexique, notamment parce que le président américain Abraham Lincoln exprime sa désapprobation envers les monarques. De riches propriétaires terriens mexicains soutiennent secrètement le chef rebelle Juárez.
Les officiers français sont évidemment corrompus, et May y adjoint et des bandits de grand chemin. Si vous connaissez les films avec Winnetou en comparant avec ce film aztèque, impossible de les distinguer, à moins de remarquer que les coiffes des aztèques sont moins colorées. C'est assez primaire, avec danse sacrée autour des victimes feminines ligotées a un arbre comprises.

La musique assez réussie se prend a loucher vers le western, jusqu'a copier ouvertement la composition du theme des 7 mercenaires durant l'assaut final

En fait, meme si le film se revele être plus de l'exposition des personnages, peut être parce qu'au fond je connais tres mal ce pan de l'histoire du cinema allemand, je ne m'y suis pas du tout ennuyé. Qui plus est, se déroulant sur fond historique concret, on remarque l'effort de dépeindre la situation politique avec nuance. Bien que le film prenne parti pour Juárez, il se passe de personnages français excessivement maléfiques. On pourrait même dire que le côte manichéen, pourtant nécessaire au film d'aventure, est entièrement reléguée aux intrigues secondaires : l'inimitié de Sternau envers le vengeur Verdoja n'est que marginalement liée à l'intrigue principale, et il en va de même pour les intrigues du perfide Alfonso (Barray) et de sa Josefa (Girardon).
Qui plus est, a l'inverse de leurs confrères américains, les auteurs allemands - et donc principalement Karl May, font de ces voyageurs sont pas des évangélistes prêchant la bonne parole, mais de preserver la terre mexicaine aux mexicains face aux coups de boutoirs colonialistes.

pas mal du tout, meme si d'un autre temps - il faut contextualiser, mais parfois, un joli souffle.

Les deux films, sortis a un mois de difference en Allemagne, rencontreront un énorme succès. 2 551 400 pour le premier et 2 524 800 pour le seoncd, le tout habilement géré par des cliffhangers a la fin du premier opus.

361 254 entrees françaises pour sa sortie du remontage en 1966.


Vu dans la box de chez Eureka! Adventure Calls, en Blu ray avec vo allemande et sta, avec master 2K du négatif original ( a contrario de la box allemande). il y a u ne presentation du film par Christopher Frayling mais je déteste tellement ce connard que je n'ai pas pris la peine de l'écouter.

Ceci dit en passant, l'investissement dans cette Box de 7 films vaut tres largement le coup. du tres beau boulot.
Il faut juste savoir pour les complétistes que les durées originales sont bien là, il y a toutefois les scenes de cruauté animale qui ont été remplacées par des écrans noirs le temps de quelques secondes. Ici, environ 1 seconde vers la 99e minute.

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Oh really? Well then I'm sure you wouldn't mind giving us a detailed account of exactly how you concocted this miracle glue, would you ?
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