The Trial of the Chicago 7 / Les sept de Chicago - Aaron Sorkin (2020)

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Superwonderscope
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The Trial of the Chicago 7 / Les sept de Chicago - Aaron Sorkin (2020)

Message par Superwonderscope »

Le proces de 7 (8?) personnes ayant joué un rôle pendant les émeutes ayant eu lieu pendant la convention démocrates de 1968 a Chicago.

Film de proces americain typique, qui possède de curieuses résonances pour les situations de 2026, sur le pouvoir politique qui détourne la justice a ses propres fins.
le film se concentre surtout sur l'éventail de jeu d'acteur plutôt réussi, Eddie Redmayne et Sacha Baron Cohen en avant - mais c'est frank Langella qui vole la vedette en Juge abrupt, biaisé, empêtre dans sa vieille (in)compétence. Jospeh Gordon-Levitt est bien vu en procureur dont les convictions dans le système américain vacille au gré des intérrogatoires. Ce qui parait hallucinant pour 1968, ce sont les pouvoirs du juge qui finit par ordonner a ce qu'un des prévenus soit tabassé, menotté, baillonné avant d'être retourne dans la salle d'audience- juste pour le faire taire.

cela melange les images d'époque en noir et blanc, dont certaines sont tres violentes sur les attaques de police, et de recreation des émeutes. Efficace.

Là où je suis moins convaincu, c'est le ton parfois badin, avec des dialogues humoristiques pour avoir la bonne punchline au bon moment. ca détonne sur le sujet du film et sur ce qu'il souhaite traiter : proces politique ou non? Car la volonté de l'administration Nixon était de frapper un grand coup, quitte a tordre la loi, au moment ou les manifestions contre la Guerre du Vietnam prenaient leur essor, où les Black Panthers gagnaient en traction, le mouvement hippie le vent en poupe : la conjonction de ces mouvements, tous représentés au proces, étaient considérés comme une menace par le nouveau gouvernement républicain. La ou les Démocrates n'avaient rien vu venir, aussi - une tres belle scene resume cet état de fait, ou les démocrates, dans un bar, attendaient les résultats de leur convention, derrière une vitre teintée sur la rue. La photo parfois trop sombre ne m'a pas aide non plus a profiter de l'ensemble, noye dans la pénombre. A moins que c une soit mon écran.

la construction en flash back, interessante sur le principe de multiplier les points de vue, ont fini par alourdir inutilement la structure et ralentir quelque peu l'avancée du film. Sorkin évite le cote statique et procedural. Il appuie bien sur les faillites des USA, malgre quelques libertés prises avec la réalité, mettre en-avant les personnes qui tentent d'éveiller les consciences, tout en pointant la rage sous jacente de la manipulation républicaine de Trump a cette époque du tournage. Et encore plus maintenant.
Oh really? Well then I'm sure you wouldn't mind giving us a detailed account of exactly how you concocted this miracle glue, would you ?
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