Reflet dans un diamant mort - Cattet / Forzani - 2025

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savoy1
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Re: Reflet dans un diamant mort - Cattet / Forzani - 2025

Message par savoy1 »

Pour moi oui, il s'agit bien de l'histoire masquée par la balise spoiler précédente.
Vivent les films concepts, vivent ces hommages qui semblent s'adresser pile-poil au vieux passionné de cultures pop que je suis. Cela me touche particulièrement.
Et pour les réfractaires, essayez de temps en temps de sortir de vos zones dites de confort. Au moins, vous arrêterez un moment de vous lamenter sur le dévoiement et/ou le détournement de vos licences usées jusqu'à la corde (visez mon regard lol...)
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Shinji
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Re: Reflet dans un diamant mort - Cattet / Forzani - 2025

Message par Shinji »

Il y a quelques idées visuelles sympas (bien que titillant assez facilement le spectateur sur ses fantasmes cinéphiliques), le concept aurait pu être intéressant avec cette fusion des souvenirs d'un acteur avec la réalité, et cela fait plaisir de retrouver Fabio Testi, mais c'est trop arty pour moi.

Et puis il y a ces dialogues en français... Je préfère quand ça parle italien ou anglais, mais c'est peut-être fait exprès après tout. Cela ne m'étonnerait pas que ça fasse partie du délire, vu que l'on voit des doubleurs à un moment. 8)
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Teurk le Sicaire
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Re: Reflet dans un diamant mort - Cattet / Forzani - 2025

Message par Teurk le Sicaire »

Il n'est pas facile de trouver les bonnes dispositions pour regarder un film de Cattet et Forzani dont la réalisation expérimentale peut aisément laisser le spectateur sur le carreau. Mais j'étais pile dans le bon mood devant Reflets dans un diamand mort et je me suis donc laissé happer avec grand plaisir par ce maelstrom d'images digérant et malaxant l'esthétique de l'eurospy et du fumetti, genres que j'apprécie beaucoup par ailleurs. On en prend vraiment plein les yeux et les oreilles, envoûté par cet amour de l'objet partiel lacanien qui vire même au morcellement psychotique des corps, cadrés par morceau voire éparpillés en petits bouts disséminés ici et là. Et que dire cet emploi du moi-peau sans cesse effracté et pourtant démultiplié à l'infini.

La construction très fragmentée du film qui favorise les jonctions de plan par des motifs en se défiant de toute chronologie ou temporalité rend vraiment bien cet état de sénescence de l'espion vieillissant qui se perd dans le labyrinthe mental de son passé où tout se confond et dont ne saillent que les obsessions persécutives par le souvenir de ses ennemis d'antan. Le cinéma de Cattet et Forzani se prête forcément à toutes les interprétations, sans doute que la question des velléités de domination de cet homme sur les femmes, toutes concentrées dans l'insaisissable et protéiforme Serpentik, dont il ne tolère pas qu'elle puisse résister à sa toute-puissance, en est une parmi d'autres.

Pour ma part, c'est un grand oui.

savoy1 a écrit : lun. nov. 10, 2025 4:34 pm Pour moi oui, il s'agit bien de l'histoire masquée par la balise spoiler précédente.
Je n'avais pas compris cela, ayant abordé le film frontalement premier degré, mais c'est effectivement pertinent et donne sens à l'intrusion intradigététique du cinéma et au toc de certaines de ses possessions.
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