J'en avais un assez bon souvenir (sans être glorieux) , vu sur le DVD Z2 UK avec les belles lunettes anaglyphes. La 3D fonctionnait pas mal.
Sur grand écran (à la cinémathèque hier soir, avec une copie VO avec st suédois et finlandais mais en Dolby Stereo), force est de reconnaitre qu'il ne s'y passe pas grand chose...
Le scénario est d'un vide assez circonstancié, partant pourtant d'une bonne première scène d'ouverture (avec Candy Clark et Tony Roberts démasquant des charlatans) mais après, c'est le néant... pour un film d'épouvante ou d'horreur, ilm n'y a même pas le minimum syndical! Un comble pour un "Amityville" de ne pas faire peur - ou tenter maladroitement de le faire.on sent que Fleischer n'est pas très à l'aise. Mais bon, le scénario est tellement tarte, collant des scènes platrées ça et là (le probleme du couple / les teenagers avec la séance de Ouija, le spécialiste du paranormal -merci Poltergeist!-qui effectue avec son équipe des mesures dans la maison qui subitement, on ne sait pas pourquoi, doit "confronter la bête"

.
Il y a quelques idées intéressantes. Ex : dont ce spécialiste qui dans l'arrière des plans se déroulant dans son laboratoire, voit se passer des expériences sur la privation sensorielle. Sujet inédit dans la série mais laissé en plan et mis lo pour faire 'joli'? On ne sait pas.
La direction d'acteurs est

Tess Harper (juste nominée aux Oscars pour le très beau Tender mercies) est livide et semble s'emmerder royalement. Tony Roberts est bien loin de chez Woody Allen (mais que faisait-il ici??) et même s'il n'est pas déshonorant, il donne une prestation raide....mais bon, son role de refuznik jusqu'auboutiste du surnaturel n'est pas des plus dessinés. Il n'y a que Meg Ryan jeunette qui semble s'amuser (avec un rôlke bien peu écerit, il faut dire aussi) et Lori Loughlin en fille météoritique de Tony Roberts.
Pas d'effroi, un ou deux effets de John Caglione jr (dont une tentative d'effet carrie ridicule dans la voituree ne feu), un monstre qu'on aperçoit brièvement, une fin ridicule dans la cave (Robert Joy

), des rebondissements inintéressants...il n'y a que le denrier quart d'heure où tout le monde semble se dire 'bon, on va un peu réveiller tout le monde et balançant out à la gueule des spectateurs". Et, oui, tout nous est balancé à la gueule - c'est le meilleur moment du film.
La 3D fonctionne par contre très bien (et, oui, comme avec Jaws 3-D, Cameron peut aller se rhabiller

), j'ai eu un petit réflexe nerveux d'éviter l'espadon empaillé qui fonce sur Tony Roberts à la fin

. Un beau travail de composition du cadre (même si Fleischer est fatigué, il a su éviter de tomber dans le trash facile et demeure très pro), avec les objets au premiers plan habilement disposés (et certains travellings semi-circulaires) afin de créer une diagonale de profondeur de champ. Des effets faciles très 80's (le micro, la compteur geiger, etc.)
NB / message personnel pour M. Haribo : la partition très pzoïng-pzoïng (tu as raison, c'est Bontempi forever )d'Howard Blake est cependant joliment entendue le long du métrage. Moi j'aime bien le thème principal et final et j'aimerais bien l'écouter à nouveau

Oh really? Well then I'm sure you wouldn't mind giving us a detailed account of exactly how you concocted this miracle glue, would you ?