Quel caldo maledetto giorno di fuoco - Paolo Bianchini (1968)

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Superwonderscope
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Quel caldo maledetto giorno di fuoco - Paolo Bianchini (1968)

Message par Superwonderscope »

Chez Quinto Piano (éditeur bas de gamme en Italie) sort ce western avec une très belle distribution : Robert Woods, John Ireland, Evelyn Stewart, Claudie Lange, rada Rassimov et George Rigaud.

Image


La jolie jaquette annonce pompeusement "16x9" (c'est faux). Il s'agit d'un transfert 4:3, d'un format 2.35:1 pour le générique et dès le film commencé, un recadrage aux environs de 1.78:1.

Version italienne only (italien 2.0) sans st. 10 chapitres et cosi basta.

Une intrigue melant à la fois Guerre Civile et suspense. John Ireland est l'inventeur d'un prototype de mitraillette ; trois membres de l'escorte d'un commissaire fédéral se rendant à Washington sont enlevés. Gatlin est accusé du coup et Robert Woods se charge de la poursuite.

Evelyn Stewart est, faut-il encore le préciser, sublime.

J'essaie vainement de trouver une jaquette potable mais bon...

Paolo Bianchini n'est autre que Paul maxwell, auteur de la séquelle de Superargo et du sympathique Hypnos-La folie du massacre (Teledrome en VHS chez nous).

VF : Avec Django, ca va saigner.(il n'y a aucun Django ici, hein, sauf dans l'esprit des créateurs de la VF)

sinon, il s'agit d'un produit de la Fida Cinematographica. Ce qui veut dire (avec un peu de chance) que le catalogue a été racheté et que d'autres oeuvres assez invisibles ces derniers temps, vont apparaitre.
Oh really? Well then I'm sure you wouldn't mind giving us a detailed account of exactly how you concocted this miracle glue, would you ?
Manolito
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Re: Quel caldo maledetto giorno di fuoco Paolo Bianchini (1

Message par Manolito »

Dans ce "Avec Django ça va saigner" (sans virgule au milieu !), il y a bien un Django en fait, dans la VF en tous cas, où le héros Chris a été rebaptisé Django !

Le film bénéficie d'un scénario original, prétexte à une intrigue mêlant enquête, espionnage, machination... sur fond de guerre de sécession. Bref, ça change des éternelles courses aux magots ou des bandes d'outlaws terrorisant des villages ! La distribution et les moyens font assez riches, dominée notamment par John Ireland en bandit métis et Robert Woods un peu en sous-Giuliano Gemma. Une intrigue qui tient la route, des décors variés, des rebondissements... mais aussi un filmage de Bianchini un peu plat, manquant de nerfs, qui fait qu'on s'ennuie quand même un peu devant ce western spaghetti plutôt ambitieux, mais au goût d'inaccompli. A voir quand même pour les fans du genre.

Vu sur OCS replay en copie HD 2.35 VF mono.

Il est dans une liste des 20 westerns spaghetti préférés de Tarantino (bon, il est 20ème sur 20, mais quand même !)

http://www.comingsoon.net/movies/news/6 ... f-all-time
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antropophagus
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Re: Quel caldo maledetto giorno di fuoco Paolo Bianchini (1968)

Message par antropophagus »

Les plus :
- Le côté cru et brutal des westerns italiens de cette période.
- Robert Woods n'a pas le charisme d'un Franco Nero mais ça reste un héros badass et macho comme on aime (qui se tape les 2 jolies femmes :mrgreen: )
- Mais il se fait voler la vedette par John Ireland dans un rôle d'enculé sympathique.
- Des cascades impressionnantes dont le héros traîné sur le sol à cheval ou maîtrisant un taureau à mains nues... Sans trucage !
- Plusieurs scènes marquantes comme l'assaut de la villa façon John Wick ou Commando avant l'heure ou l'embuscade dans le cimetière.
- Une mise en scène et un montage parfois inventifs.

Les moins :
- On se fait parfois un peu chier, le rythme est trop mou et l'histoire trop compliquée que nécessaire.
- La musique Jazzy est un peu hors sujet.
- Les scènes nocturnes sont trop sombres même sur le Blu-ray

Même si j'imagine que c'était une démarche purement commerciale, la filiation avec Django avec cette histoire de Gatling et de son inventeur kidnappé est bien vue. Je me répète mais les films de cette période seraient impossibles de nos jours où tout est lisse et aseptisé. Ce "Gatling Gun" (titre U.S) n’est clairement pas un classique du genre, mais ça reste un petit western spaghetti sympa si on est amateur du genre.
"Le cinéma n'est pas un art de l'intellect, c'est un art de l'émotion." John Carpenter
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