Enfin revu ce petit film qui m'avait beaucoup impressionné lors de son passage dans "Les Accords du Diable" sous le titre TENDRE ALICE. J'en gardais un souvenir craspec assez prononcé et j'ai retrouvé ces sensations en le revoyant ce soir. Emaillées de scènes chocs très efficaces dont un cassage de dents absolument insoutenable (j'ai détourné le regard, rien que le bruitage est épouvantable) La première demie-heure est tout à fait brillante, c'est très bien réalisé, interprété, on est capté par l'atmosphère lourde et étouffante qui règne dans le metrage et par l'univers de cette petite perverse d'Alice. La suite patine un peu parfois, mais c'est presque une conséquence indirecte de sa principale qualité : sortir de l'ombre d'une OMEN qui venait d'exploser le box-office en proposant ce qu'un film de studio ne pourra jamais proposer notamment lorsqu'il aborde la religion.
Belle gallerie de personnages entre la tante acariâtre (Eric Draven doit l'aimer), le voisin obèse zombifié avec des grosses taches sur le slip qui vit dans la merde et la pisse de ses chats et aux nettes tendances pédophiles...
malsain, rugueux, parfois très éprouvant, une oeuvre singulière.
