Eugenie : the story of her journey into perversion Tout un programme
Film érotique de Jess Franco tourné en 1969, qui a eu son petit succès.
Synopsis Madame de Saint-Ange, en séduisant le marquis de Mistival, l'oblige à accepter d'inviter sa fille, le jeune Eugénie, dans son île. A peine arrivée, celle-ci est droguée, enlevée et livrée aux fantaisies sado-masochistes de madame de Saint-Ange et de son demi-frère (et amant), Mirvel, et de toute une secte secrète de fervents adeptes des sacrifices humains...
Un bon Jess Franco... si l'on peut dire Même lui dit que c'est de ses films qu'il déteste le moins.
Adapté des écrits du Marquis de Sade, ce film érotique bénéficie d'une mise-en-scène assez classieuse et d'interprétations convaincantes. Certes c'est lent et très seventies (y'a pas de zoom) mais les scènes de violences sexuelles et psychologiques sont bien amenées et suffisement explicites sans tomber dans le porno. Christopher Lee récite des poèmes et impose sa stature et son charisme à chaque fois qu'il apparaît. Il a tourné ce film pour rendre service au producteur avec pour obligation de ne pas tourner dans des scènes de sexe. Bon film...
le problème du film (qui est pas mal du tout) c'est que l'on voit Marie dans les bonus en 2004 ... et que ca fait vite débander je sais je sais .. critique nulle ...
Vu ce film hier. Je le trouve particulièrement bon, avec un scénario, une mise-en-scène et un jeu d'acteurs excellents.
Une mention spéciale pour Blue Underground qui sort véritablement des DVD de qualité (le DVD The Girl from Rio, que j'ai également pu voir dernièrement, est tout aussi bien fait).
Il est néanmoins dommage de constater un certain dédain ou des regrets de la part de certains acteurs (Marie Liljedahl par exemple).
Enfin, bref ! En voyant ce film, il n'est pas difficile de comprendre pourquoi Jesus Franco est considéré comme un maître de l'érotisme dans une certaine presse.
Excellent !
Modifié en dernier par CHIEN_FOU le dim. août 06, 2006 8:29 am, modifié 1 fois.
Effectivement, à ranger parmi les réussites cinématographiques du prolifique Jess Franco, décidement au sommet de son inspiration, sur la période 69-71. Sa mise en scène étonne par son raffinement constant, l’élégance de ses mouvements d’appareil, la précision de ses cadres. Et même si l’on peut émettre quelques réserves sur son recours un rien abusif aux flous artistiques – procédé, je suppose, employé dans le but d’amadouer la censure de l’époque - il est clair que Franco a rarement soigné à ce point son travail. Le rythme y est en outre posé mais pas languissant non plus, comme trop souvent le cas chez ce cinéaste, et le script tout ce qu'il y a de plus solide, travaillant certes beaucoup l’atmosphère, mais n’en oubliant de maintenir une certaine efficacité narrative, avec notamment quelques ellipses bien gérées. Enfin, et ce n’est pas la moindre des qualités du métrage, Maria Rohm et Marie Liljedahl sont appétissantes en diable.
Diffusé en ce moment sur Ciné Cinéma Club dans une belle copie.