Fan de S.F et fort du succés du soporifique Starcrash, Cozzi fait d'Hercule une sorte d'hybride entre Star Wars et le film de héros mythologique.
Son film s'éloigne donc de la célèbre légende et devient le plus clair du temps totalement farfelu.
Si aprés le big-bang originel les dieux s'installent sur la Lune


Né d'une boule de lumière


Souffrant d'une platitude extrême de mise en scène, filmé sans imagination dans des décors carton-pate de coin de studio d'une pauvreté désesperante, donnant à l'ensemble un aspect téléfilm du pauvre, Hercules va accumuler alors une série d'aventures d'une effarante banalité frisant par moment le grand comique.
Des douze travaux de notre bon héros ne subsistent que quelques péripéties jetées en une poignée de minutes.
Enfant, il sauve qques etourdies d'un monstre tentaculaire soit un bébé rieur immergé ds une bassine d'ou un technicien agite une tentacule en latex.
Adulte, trois brassées ds une vague et Hercule a traversé l'océan

Mais là où Hercules échoue, c'est dans sa tentative de modernisation, cet apport de S.F d'un total anachronisme et risible en tout point.
Hercules devient un festival de rayons laser, d'éclairs de lumière et d'explosions multicolores. Pire! Hercules commet le sacrilège de remplacer les créatures mythiques par des monstres de métal et autres robots-laser à la bio-man.
Ainsi Hercule est enlevé par un oiseau de métal géant envoyé par Minos ou mieux, Cozzi transforme l'Hydre de Lerne, serpent à sept têtes, par un robot multicéphale monté sur chenilles grossièrement animé- ou inanimé dirais je tant il a du mal à se mouvoir, une vilaine maquette qu'Hercule détruira en trois secondes chrono grâce à son bouclier laser à visée ventrale



Si les effets spéciaux sont aussi quelconques, reconnaissons au film son aspect bariolé flashy du plus bel effet.
Hercules c'est aussi un casting exceptionnel

Si Lou Ferrigno incarne un Hercule niais au regard de benêt bigleux totalement inexpressif et balourd, la surpulmonée et flottante Sybil Danning n'est guère plus convaincante en méchante, se contentant de faire ce qu'elle sait le mieux faire: mettre sa monstrueuse poitrine en valeur le plus possible ds ses mini corsets.
A leurs cotés, la tres sale Mirella D'Angelo toute fraiche sortie de Caligula et Tenebres, la veteranne Rosanna Podesta, l'ex bellatre Claudio Cassinelli sous la défroque de Zeus, et les vétérans Gianni Garko, William Berger et Bobby Rhodes.
Ennuyeux à force de prêcher par ce qu'il n'est pas, Hercules est un joli échec multicolore, un dangereux mélange hybride de deux genres spécifiques qui aurait pu être agréable mais sombre ici trés vite par le manque de talent du réalisateur qui pourtant récidivera l'année suivante avec un Hercules 2.
Les dieux n'en sont toujours pas revenus!!

