Vu le dvd à la fnac ...il coute rien sur lenet et c'est avec la magnifique Zoé Lund aka Zoe Tamerlis.
http://www.imdb.com/title/tt0088157/ Reality and illusion collide in this thriller about a megalomaniacal movie director who murders a young would-be actress, then sets about making a feature about the deed, casting the dead woman's clueless husband as the patsy, and finding a dead ringer to play the part of the dead actress.
Et bien c'est de tous les Cohen que j'ai vu le plus mauvais. Et de très loin.
Le film ne décolle pour ainsi dire jamais, Cohen adopte un style très téléfilm, impersonnel, c'est à dire qu'il ne fait preuve d'aucune audace, tant au niveau de la mise en scène que de l'histoire. C'est un film désespérément creux et ennuyeux.... dommage, j'adore Cohen en règle générale...
Ben moi je trouve qu'il est à voir ce Cohen même si le film est - comme beaucoup de film de Cohen - très inégal.
Déjà le sujet - Un metteur en scène mégalo tue une starlette et décide ensuite de faire un film sur la tragique destinée de sa victime - est assez étonnant. Et si l'on ajoute à ça un casting intriguant et un traitement encore plus original que le reste, qui nous ballade du suspense voyeuriste façon De Palma à la comédie noire brocardant l'usine à rêves hollywoodienne, le tout baignant dans une belle ambiance underground new-yorkaise eighties, on obtient quand même une oeuvre qui mérite d'entrée de jeu que l'on s'y attarde.
En revanche, je veux bien admettre qu'un tel scénario aurait mérité des moyens un peu plus conséquents, que du coup le film fait un peu fauché, que la réalisation est relativement plate, que la musique est affreuse et que l'ensemble fait tout de même un peu brouillon.
Insolite, ingénieux mais un peu foireux ... très représentatif de son auteur.
Je l'avais vu en VHS ya 10 piges (sous le titre de Special Effect ou bien L'impasse sanglante... un truc comme ca) et c'etait plutot naze. Surtout la real digne d'un telefim Allemand.
Pour Zoe, rematez L'Ange de la Vengeance, ca vaut mieux...
Et pour Bogosian, le genial Talk Radio
Revu sur le Blu-Ray du Chat. Déjà rien que pour la trop rare Zoé Lund , ce film vaut d'être vu mais il y a bien plus que ça bien-sûr!
On est clairement ici dans un sous-Brian De Palma, jeux de piste farfelus, faux semblants et double de substitution... Mais Larry Cohen apporte son côté franc du collier / exploitation et des idées un peu folles. Ce réalisateur riche et tout puissant qui manipule les gens à sa guise pour arriver à créer à leur insu des scènes pour de vrai (d'où le titre), c'est assez original! Ou encore le flic qui participe à la conception du film pour élucider son enquête . Le seul défaut du film est qu'une fois capté le concept, on voit un peu trop arriver les choses à l'avance et il n'y a pas vraiment de surprise à la fin. Mais l'idée était quand même bien vue.
Un réalisateur en pleine disgrâce critique et professionnelle tue dans un emportement une jeune actrice, un meurtre capté par une de ses caméras. Fasciné par cette pellicule-vérité, et alors que les soupçons de la police se portent à tort sur le mari de la victime, il décide de réaliser une adaptation ciné de ce fait divers en embauchant le suspect dans son propre rôle et l'inspecteur comme conseiller technique, pour subtilement accréditer la thèse du drame conjugal.
Avec son scénario tordu, Larry Cohen construit un récit intrigant qui fait la part belle à un dispositif malsain de manipulation du réel et des personnages, où le coupable peut tout autant jouir du regard de la caméra que de sa répétition homicidaire symbolique réalisée en public et en toute impunité. Une belle mise en scène de la perversion, qui brouille ici les frontières et la fiction et la réalité en confrontant le veuf à une femme réarrangée pour rassembler à feu son épouse (en fait, la même actrice - coucou White Fire) et ainsi le pousser dans les mêmes travers qui polluaient leur union.
Car l'homme n'est pas innocent d'un certain rapport de domination vis-à-vis de sa conjointe, dont on comprend qu'elle s'est retrouvée mariée par les contraintes sociales et qu'elle cherchait alors à s'émanciper en quittant le foyer familial. En ce sens, la conclusion du film est assez ambivalente, résolvant un problème pour mieux retomber dans un autre tout aussi inquiétant. Special Effects parvient habilement à mener son concept à terme, malgré quelques limites dues à sa nature de série B (faut aimer les nappes de synthé).
Très joli master du Chat qui fume. En bonus, Chistophe Lemaire se laisse aller à errer dans ses souvenirs liés à Larry Cohen.