

Bells, inédit en salles, usait au départ d'un scénario plutot interessant, le téléphone comme arme meurtrière. Belle idée donc d'utiliser cet objet indispensable au quotidien et d'en faire une arme redoutable, véritable machine à tuer. Ici grâce à un procédé mis au point par un cerveau dérangé, le simple fait de décrocher le combiné transforme l'appareil en une puissante bombe.
Malheureusement, si le scénario est brillant, la mise en scéne et la réalisation le sont moins et trés vite le film perd tout interet alors que l'ennui gagne le spectateur de plus en plus tenté de faire avance rapide.
Si Anderson a insufflé des doses massives d'energie à ses téléphones, il a completement oublié d'en insuffler à son film qui en aurait eu grand besoin. D'une molesse exemplaire, Bells échoue sur toute... la ligne, les quelques rebondissements tombant eux aussi à l'eau, n'arrivant pas même à provoquer la plus petite étincelle.
Reste alors la violence des assauts téléphoniques pour nous réveiller. Au bout de quelques secondes, la pauvre victime se met à gonfler puis à saigner avant que le téléphone n'explose, provoquant un tel souffle que la victime est projetée à travers les airs. En cela, l'un des premiers meurtres est particulièrement impressionnant, la déflagration éjectant la victime à travers la fenêtre avant qu'elle ne tombe dans le vide, accrochée à son fauteuil.
Malheureusement, là encore, Anderson a cru bon d'inlassablement repéter ad fine les mêmes meurtres qui au bout d'un moment ne procurent plus aucun effet. On taira les incohérences scénaristiques dont certaines font sourire.
Quant à l'interprétation, l'insupportable Richard Chamberlain sorti des series eau de rose pour vierge effarouchée et ménagère ultra sensible semble bien peu concerné par les réseaux télèphoniques et traine son horrible barbe nonchalamment aux cotés d'une bien anodine Sara Botsford. On remarquera juste la présence de Barry Morse toujours agréable.
Voilà bien une sonnerie de téléphone qui ne risque guère de vous réveiller. Idéal en cas de sieste prolongée aprés une trop courte nuit.
Le corbeau qui adore les télephones bleus!!
