Dog day afternoon/Un après-midi de chien - Sydney Lumet (1975)

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Dragonball
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Dog day afternoon/Un après-midi de chien - Sydney Lumet (1975)

Message par Dragonball »

Dog day afternoon (75)/Mad City (97)


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Bon, il faut parfois savoir s'affranchir des règles, puissent elles être aussi sacrées que celles d'un forum sur le cinéma ! :D

De toute façon, je ne voyais pas trop comment pour parler de"Dog day afternon" sans faire référence à "Mad city", et vice versa.

Les 2 films sont en effet très similaires, de part leur contexte, une prise d'otage, leurs protagonistes (Des paumés plutôt sympathiques) et leurs thémes (Les médias, la police, l'opinion publique).


Spoilers

Le film de Sidney Lunet, tirée d'un fait divers réel, jouit d'une réputation beaucoup plus importante que celui de Costas Gavras.
Pourtant, je trouve celui de Costa Gavras beaucoup plus abouti et moins brouillon dans son traitement que le film de Sidney Lumet.
Car si le film de Sydnet Lunet est assez visionnaire, les thémes qu'il soulève ne sotn malheureusement pas traité de façon satisfaisante. Ainis,

le fait que Sonny réussisse a gagner les faveurs de l'opinion publique en s'opposant aux policiers, puis tendent à la perdre après la révélation de son homosexualité et du motif du hold up, n'est qu'esquissé. On voit aussi que certaines organisations homosexuelles se melent alors de l'affaire, mais tout ça n'est pas développé, juste présenté lors de quelques plans ou de quelques dialogues.

L'intervention de différrentes "communautés" (Wasp, afroaméricain, fascistes) et leurs roles au sein des évenements était mieux traité dans Mad City, de même que le poid des médias (Mais bon, a ce niveau, c'est vrai que les 2 films ont plus de 20 ans d'écart.

En ce qui concerne le rythme du film, "Dog day afternoon" souffre d'une net baisse de régime après une première heure pourtant excellente. Lunet multiplie les rebondissement mais on finit par ne plus rien y comprendre et, paradoxalement, les choses semblent stagner.
La montée en tension était beaucoup mieux géré dans "Mad City".

Pour ce qui est de l'interprétation, si celle ci est nikelle dans le film de Lunet, Pacino n'arrive cependant pas vraiment à nous faire croire à son personnage de paumé. il est trop ..... charismatique ! :mrgreen:
John Cazale est par contre franchement impréssionnant, arrivant à capter chaque plan ou il apparait et à insuffler une sorte d'impréssion de danger ambiant.
Là encore, John Travolta se montre plus satisfaisant dans "Mad city". On croit tout suite en son personnage de brave type au bout du rouleau.

Bref, si on a ici affaire à 2 très bon films de prise d'otage, et que que "Dog day afternoon" respire bon les 70's, je trouve tout de même celui de Costas Gavras plus intéréssant.



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Mister Zob
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Message par Mister Zob »

LuMet.
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niko13
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Message par niko13 »

Ah oui tiens c'est vrai, c'est desert ici... :D

La comparaison est pertinente, tant le propos et le contexte sont proches dans ces deux films.

Cependant, on se rends compte que chaque realisateur traite cette prise d'otages selon un angle tres personnel, qui est une constante dans leur filmos respectives.
Ainsi, chez Lumet, le personnage reste au centre des preoccupations. Le realisateur s'attache surtout au denouement de son recit, au devenir du perso de Sonny...bref, il n'abandonne pas son histoire et ses persos en cours de route.

Tandis que chez Costa Gavras, tout est pretexte a une critique politique plus globale, qui va bien au dela du simple devenir de ses persos. Comme d'ab quoi. :wink:
Dragonball a écrit :De toute façon, je ne voyais pas trop comment pour parler de"Dog day afternon" sans faire référence à "Mad city", et vice versa.
Mais si mossieur, on peut aussi ouvrir un thread dedie a chacun de ces deux grands films !! :D

Ces deux films sont d'excellentes oeuvres a mon avis, on peut tracer un parallele entre les deux, mais les comparer (et les opposer), je n'arrive pas a les departager.
What the fuck did I do ?
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Dragonball
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Message par Dragonball »

Roooooooooh, mais qu'est ce qu'il est gentil ! :mrgreen:


Et en effet, les 2 réals n'avaient peut être pas (surement) la même optique en faisant leur film respectif.
Reste que comme je l'ai dit le film de Lumet souffre de quelques scories qui l'empèche à mes yeux d'être pleinement satisfaisant, sans compter le fait que je préfère l'approche plus politisée de Costas Gavras.
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Shinji
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Message par Shinji »

Il n'y a pas très longtemps, Arte a diffusé un documentaire sur le vrai Sonny. Et on est effectivement bien loin du charisme de Pacino (même s'ils se ressemblaient assez physiquement à l'époque). 8)
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Teurk le Sicaire
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Re: Dog day afternoon//Un après-midi de chien - Sydney Lumet (1975)

Message par Teurk le Sicaire »

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Un bien curieux film à cerner dans sa mise à l'écran d'un authentique braquage, dont l'un des intérêts cinématographiques est d'avoir justement posé les bases des films de ce genre. Un Après-midi de chien ressemble parfois à une comédie loufoque, où les criminels sont complètement à la ramasse et les forces de l'ordre dans un déploiement de moyens délirant : camions qui déversent sans fin des flics, snipers partout, tas d'inspecteurs à 15 mètres de la banque, hélicoptère, etc. Le tout dans un bordel incessant très new-yorkais, que ce soit la foule en délire prête à déborder les barrières ou la base improvisée dans le barbershop qui fait penser à une parodie ZAZ.

Seul le FBI reste sérieux de marbre tels des robots sans affect (normal, l'un d'eux est Lance Henrikson). Les amateurs de fringues et de coupes de cheveux d'époque seront également aux anges. Malgré tout cela, le film ne vire jamais à la franche guignolade, assumant la tension de cette prise d'otage sans perspective heureuse, explorant une dimension sociale aux événements, et s'autorisant même à aborder de manière non-jugeante des sujets qui nous apparaissent modernes (la bisexualité du perso de Pacino, son mariage homo, la question trans), bien que cela s'explique par leur lien aux faits réels.

Un Après-midi de chien est sans doute un peu trop long pour son propre bien, tant on se demande par moments où Lumet veut nous emmener, et repose beaucoup sur la performance de ses acteurs. En l'état, il est un intéressant marqueur de son temps.
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