Vu sur BD anglais sous le nom de Straightheads.
Il y a en effet deux scènes vraiment violentes dans le film, mais ça n'est pas vraiment le sujet à mon sens. je parlerais plutot de brutalité. Le film aurait pu basculer assez facilmeent dans le 'viol et revanche', mais justement, il s'éloigne petit à petit de l'exploitation pour etre au bout du compte un thriller tendu. Le film dure 76 mn générique compris, soit environ 73 mn de film véritable. Il ne s'embarrasse pas de fioriture car Straightheads va dans son sujet assez rapidement. Quelques plans de présentation des personnages : pas trop de stéréotype, plans directs, attaque directe.
Le parcours de Gillian Anderson est un plan revanche au strict sens du terme. Celui de Danny Dyer est plus ambigu. Devenu impuissant à la suite de l'attaque, il ne fait que subir et suivre sa compagne qui élabore son plan à la suite d'une rencontre par hasard de l'un de ses agresseurs.
Ce sont plus les relations hommes.femmes, pouvoir et violence qui sont observées finement; En fait, au moment où elle tient sa vengenace (donc punir par la voie où l'homme a commis le viol)
et l'on voit la situation initiale s'inverser
jusqu'à achever l'ensemble. Pas de parti-pris moral ni de condamnation de part et d'autre, d'autant plus que le scénario recèle quelques rebondissements adroits dans la maière dont se sont déroulés les événements. Là encore, le film est plus fin qu'il ne laisse paraitre (notamment sur le rôle de fille).
A noter une performance de G. Anderson assez sobre et même touchante dans sa fragilité. la scène du lendemain matin du viol est prenante : la voir tremblante s'avancer dans la forêt vaut tous les mots.
Idem pour Danny Dyer qui, bien dirigé, peut donner dans un registre dramatique où il est crédible (vs ses numéros de clowns dans Doghouse ou Dead Cert)
Pas exceptionnel, mais un métrage au final plus complexe que son sujet de base. grace à un scénario qui va droit au but, une caméra mobile, proche des etres couplée à une photographie qui suinte la grisaille. Pas vraiment d'espoir, pas de volonté de malaise généralisé, mais deux trajectoires de vie brisées qui prennent des décisions diamétralement opposées
Le BD de chez Verve Pictures et assez médiocre. Son LPCM deux canaux qui fait parfois bouillie sonore (sauf des dialogues assez clairs) et visuel pas au top. C'est du 1080i et étant donné que le film a été tourné en Super16, le résultat est assez médiocre.
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