La Vache !!
Bon... je m’attendais pas à un chef d’œuvre hein, mais là quand même on touche presque à un tout faute ! (L’inverse du sans faute quoi ...

). Comme le dit Superfly c’est effectivement assez repoussant sur la forme, photo dégueulasse, filmage approximatif, montage de l’espace. A cela s’ajoute une histoire inbitable, imbroglio mystico-philisophico-poétique qui ne fonctionne jamais et reste très confus.
Des divinités égyptiennes qui font des teufs avec des nanas du crazy-horse et observent les humains depuis le périscope de leur sous-marin en images de synthèses pas chères, des flics gothiques qui mènent mollement l’enquête, casquette en cuir avec stroboscope et martinet accroché à la ceinture, Nicolas Ker en plein ego-trip qui débite des textes inaudibles tout bourré en mâchant ses mots d’une force à faire passer Henri krasucki pour un champion de concours d’éloquence, des scènes erotiques lesbiennes niveau Sexy Zap d’M6, Jean-Pierre Léaud en Horus avec couronne de galette des rois à tête de faucon, Arielle Dombasle botoxee de partout qui montre ses seins en se posant des questions existentielles..... le tout dans une majorité de scènes bénéficiant d’une post synchro hasardeuse qui ajoute un côté décalé aux scènes de dialogues.... c’est ni écrit ni mis en scène, on passe d’un endroit à un autre sans transition, une discussion commence dans un palace puis se prolonge abruptement sur un bateau de pêche, des scènes oniriques servent uniquement à meubler... au début on hallucine du côté perché et ridicule de l’entrée en matière (suffit de voir Michel Fau en gourou aux cheveux longs déblatérer des phrases incantatoires dans son sous-marin labo de savant fou avec éprouvettes et bocaux remplis de fœtus dans du formol pour comprendre direct que ce sera quoiqu’il arrive irrécupérable), mais les nombreuses tentatives de créer des ambiances oniriques ou évanescentes intriguent, puis au bout de trente minutes c’est terminé on tourne juste en rond autour de couples qui se fuient, se cherchent, Nicolas Ker trop cool en rocker badass comme dans sa vraie vie trop bien d’artiste torturé, et apparitions régulières de seconds couteaux à côté de la plaque qui se perdent comme nous dans les méandres d’un scénario mal branlé de A à Z. Tout ça pour accoucher d’une conclusion merdique, soudaine et frustrante (si tant est qu’on en avait encore quelque chose a foutre !

).
Le film a quelque chose de Van Dammien de la grande époque, comme les grandes tirades sous coke de notre Belge préféré. C’est abscon, risible, et en même temps on sent la volonté de pondre un discours philosophique ésotérique, mais tellement mal édicté qu’il est noyé sous des aberrations verbiales, mais avec tout de même un aspect singulier qui n’appartient qu’à Jean-Claude, trop à côté de la plaque pour qu’on puisse rivaliser avec lui dans le domaine. Là c’est ça, mais en film.
Reste quand même la musique, plutôt cool.
A ranger dans sa DVDthèque à côté de Devil Story et Mon curé chez les Thaïlandaises.