Grave - Julie Decournau (2016)
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dario carpenter
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Re: Grave - Julie Decournau (2016)
Visionnage qui a le mérite de confirmer la préparation de ce format à l'avance.
Le propre du desttin n'est-il pas d'affirmer que tout est déjà joué.
- Teurk le Sicaire
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Re: Grave - Julie Decournau (2016)
Ayant découvert Ducournau avec le décevant Titane, je ressors plus convaincu de son 1er film. La filiation entre les 2 est évidente, avec une jolie réalisation pour servir l'exploration de la chair sous toutes ses mutilations, mais Grave bénéficie en plus d'un script mieux maitrisé et d'une meilleure continuité des thématiques : émancipation d'une relation mère-fille oppressante, émergence libidinale, affirmation identitaire au sein du groupe... Et le plus frappant dans sa mise en scène littérale : l'oralité et son fantasme de dévoration.
J'ai beaucoup aimé les acteurs (avec un petit plus pour Rabah Nait Oufella) qui donnent une belle authenticité aux personnages. L'ambiance étudiante corporatiste avec cet interminable bizutage est également bien trouvée. La conclusion peut paraitre abrupte mais il n'était en vrai pas nécessaire d'en faire plus, la charge symbolique ainsi générée continuant son petit bonhomme de chemin après le film. Dommage que Ducournau ne soit pas parvenue à maintenir un tel équilibre avec sa Palme d'or.
J'ai beaucoup aimé les acteurs (avec un petit plus pour Rabah Nait Oufella) qui donnent une belle authenticité aux personnages. L'ambiance étudiante corporatiste avec cet interminable bizutage est également bien trouvée. La conclusion peut paraitre abrupte mais il n'était en vrai pas nécessaire d'en faire plus, la charge symbolique ainsi générée continuant son petit bonhomme de chemin après le film. Dommage que Ducournau ne soit pas parvenue à maintenir un tel équilibre avec sa Palme d'or.
