The Boogey Man / Spectre - Ulli Lommel (1980)

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eric draven
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The Boogey Man / Spectre - Ulli Lommel (1980)

Message par eric draven »

Une douceur pour Eric loin des viols sauvages et de l'euro-trash habituels pour se remettre de ce fatiguant et trés dansant 14 juillet..

Exilé aux USA, Lommel, aprés quelques oeuvres subversives et son inoubliable et sublime pedophilo-cannibale La tendresse des loups dont je parlais ici ( viewtopic.php?f=1&t=17593&hilit=la+tendresse+des+loups ) s'essaie ici à un cinéma horrifique des plus classiques en ayant recours aux effets les plus recurrents du genre, sans surprise donc.

En reprenant un des thémes habituel du fantastique, celui du miroir d'où s'échappe une mystèrieuse vie, reflet d'un drame passé, Lommel signe un film d'une affligeante banalité certes mais assez sympathique malgré les invraisemblances du scénario et ses défauts.

Dans la plus grande tradition des films d'horreur à l'américaine alors en vogue dans les années 80, Spectre reprend donc le thème toujours fabuleux du miroir doté d'une vie propre, ici le reflet de l'homme qu'un enfant a autrefois tué, scéne qu'a capturé ce miroir et à travers duquel le spectre de l'homme va se venger.

Lommel nous concote un petit film d'horreur traditionnel en ayant recours aux plus grosses ficelles du genre. C'est donc plus ou moins convaincu par cette histoire de reflet meurtrier qu'on ressort de la vision de The boogeyman.
On semble déjà avoir avoir maintes et maintes fois vu le film auparavant, en beaucoup mieux. Car le film de Lommel ressemble à s'y méprendre à toutes ces petites productions horrifiques qui voyaient alors le jour et bien peu de choses le diffère de ces films dont il semble être le reflet, la moindre des choses pour une oeuvrette dont le miroir est le centre de l'histoire.

La réalisation de Lommel manque sincèrement de poigne, se fait molassone même lors des scénes d'horreur guère imaginatives. Mais le plus curieux dans Spectre est cette histoire de revenant dont la vengeance n'a aucun rapport avec ce qu'il a subi jadis, tué par le fils de sa maitresse alors qu'ils s'adonnait à des jeux sado-maso avec elle.
Pourquoi revient il? Pourquoi se venge t'il? Pourquoi tue t'il tout le monde? Pourquoi son fantôme vit il dans ce miroir? Autant de questions que Lommel peu soucieux de cohérence semble avoir oublié en route.

Pourtant le film ne mérite pas l'execrable réputation qu'il se traine. Si tout y est convenu, archi rabaché et que les personnages ne sont guère plus que des ébauches trainant derrière eux un fardeau d'invraisemblances, Spectre se laisse tout de même voir gentillement au même titre que tous ces films d'horreur qui sortaient alors sur nos écrans, tous calqués les uns sur les autres.

Spectre n'est ni pire ni meilleur qu'un autre. Les meurtres qui sans être trés sanglants et affaiblis dans leur impact par le manque de punch de la mise en scéne n'en sont pas moins réussis voire originaux. On retiendra entre autres le fameux baiser mortel dans la voiture où nos amoureux finiront buccalement embrochés, l'enfant décapité par la fenêtre ou la jeune fille égorgée par une paire de ciseaux démoniaques.

Pour le reste, Spectre accumule et mélange sans honte les genres. Outre le thème du miroir, on retrouve péle-mèle une ombre de paranormal, un bel exorcisme, de l'épouvante et un peu de gore alors à la mode et même un zeste de sado-masochisme qui n'est pas sans rapeller le final de Nightmare de Romolo Scavolini avec cet enfant tueur et un brin de psychanalyse à travers le personnage joué par John Carradine, un docteur psychanalyste féru de paranormal.

Le véritable spectre du film est sans doute ce pauvre John, décharné, cachetonnant misérablement dans la peau de ce docteur un peu idiot. Une fois exorcisé, le miroir perdra bien sûr ses diaboliques pouvoirs mais c'était sans compter ce petit morceau oublié donnant sur une fin ouverte.
Une suite fort médiocre, The boogeyman 2, sera donnée en 1983, réalisée cette fois par Bruce Starr, Lommel s'étant contenté d'en être le scénariste et un des principaux protagonistes auprés de Suzanna Love qui reprend son rôle.

Si Spectre demeure une oeuvrette horrifique typiquement américaine à consommation rapide, il n'en est pas moins distrayant même s'il s'oubliera rapidement comme nombre d'autres films du même acabit.
De Lommel on pouvait espérer un petit peu plus de génie mais également un produit un peu plus malsain d'autant que le scénario lui en laissait maintes fois l'occasion.
A trop vouloir donner dans le commercial, Lommel s'y est quelque peu noyé.
Je pourrais vous tuer mille fois jusqu'aux limites de l'éternité si l'éternité possédait des limites.

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Duncan Idaho
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Re: Spectre - 1980- Uli Lommel

Message par Duncan Idaho »

tu veux dire qu'à aucun moment n'apparaissent de jeunes éphèbes nus, le torse imberbe délicatement musclé sous un regard de biche aux abois, courant dans les fols prés de l'insouciance (sic) simplement vétus d'un court boxer ne laissant rien voir, seulement suggérer, de leur gourmande anatomie ?

(Ps : :mrgreen: )
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Re: Spectre - 1980- Uli Lommel

Message par eric draven »

Duncan Idaho a écrit :tu veux dire qu'à aucun moment n'apparaissent de jeunes éphèbes nus, le torse imberbe délicatement musclé sous un regard de biche aux abois, courant dans les fols prés de l'insouciance (sic) simplement vétus d'un court boxer ne laissant rien voir, seulement suggérer, de leur gourmande anatomie ?
Pfft! Jeune médisant! :roll: Et si jeunes éphèbes il y avait eu ils n'auraient point porté de boxer, en 1980 cela n'existait aucunement, les minauds ne portaient que des slips en coton.. :mrgreen:

Cultivez vous Messire et abreuvez vous vous de ceci:

Lommel, grand ami de Fassbinder et réalisateur de quelques fleurons subversifs tels que en 1973 l'excellent La tendresse des loups, contant les exploits macabro-pédophiles et cannibales d'un maniac sous l'allemagne nazi, s'exila par las uite aux USA où il commit quelques oeuvrettes typiquement américaines aussi vaines que banales.. comme ce Spectre sorti en 1980 chez nous, gros flop en salles et lynché par la critique.

Il existe une VHS francaise de qualité fort moyenne.... Pas de DVD Z2 mais plusieurs éditions en Z1 a tout petits prix dont une en double programme avec un autre horror movie fort mediocre de Lommel The Devonsville terror, dispo chez nous en VHS.

Il y eut deux autres suites à SPECTRE, le plus que raté The boogeyman 2 en 1983 réalisé par Bruce Starr avec cette fois Lommel dans le rôle principal et en 1993 directement pour le marché video The return of boogeyman téalisé par Neland Nuse.

Le point commun de tous ces films: la présence de Suzanna Love, la Love qui n'est autre que l'épouse de Lommel.

Et pour dammer le pion de Duncan, quelques minauds repérés par Eric, vétus par contre: le jeune Nicholas Love qui n'est autre que le frère de la Love vu également dans Les jeuux de la mort / Fatal games en etudiant occis et le jeune david Swimm en amant fougueux trucidé dans la voiture..

C'est beau les scans.. Eric s'amuse!! 8) mais enorme.. :?

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neomasta
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Re: Spectre - 1980- Uli Lommel

Message par neomasta »

eric draven a écrit :Une douceur pour Eric


Je me suis toujours demandé pourquoi monsieur Draven parlait pour lui à la troisième personne! :)
Duncan Idaho
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Re: Spectre - 1980- Uli Lommel

Message par Duncan Idaho »

neomasta a écrit :
eric draven a écrit :Une douceur pour Eric


Je me suis toujours demandé pourquoi monsieur Draven parlait pour lui à la troisième personne! :)
c'est parce qu'il souffre d'un fort dédoublement de la personnalité... sur le forum il est toujours partant pour nous faire découvrir ou redécouvrir les pires atrocités jamais filmées, des plus obscurs navets américano-italiens que même Sangria dans ses séances hebdomadaires aurait volontairement passés sous silence, jusqu'aux grands films épiques contant avec force détails les horreurs ultimes de la dégradation humaine (voir son film fétiche, "Salo" de Pasolini), et quand on le rencontre en chair et en plumes on est toujours étonnés car autour d'une table c'est celui qui parle le moins, voire même qui bouge le moins, exemple parfait de celui qui ne se sent pas à l'aise dans la foule :oops: ... en apparence seulement, il n'y a qu'à lire ensuite les récits de ses diverses pérégrinations vacancières, disponibles sur ce même site, c'est un régal (le récit, hein, pas Sir Draven lui-même, quoi que n'y ayant jamais gouté je ne peux pas être catégorique sur ce point).
Alors, Sir Draven, un grand timide, ou un grand malade ?
L'avenir (ou l'autopsie) nous le dira.

Fin de la parenthèse, retour sur Spectre.
neomasta
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Re: Spectre - 1980- Uli Lommel

Message par neomasta »

Duncan Idaho a écrit :
neomasta a écrit :
eric draven a écrit :Une douceur pour Eric


Je me suis toujours demandé pourquoi monsieur Draven parlait pour lui à la troisième personne! :)
c'est parce qu'il souffre d'un fort dédoublement de la personnalité... sur le forum il est toujours partant pour nous faire découvrir ou redécouvrir les pires atrocités jamais filmées, des plus obscurs navets américano-italiens que même Sangria dans ses séances hebdomadaires aurait volontairement passés sous silence, jusqu'aux grands films épiques contant avec force détails les horreurs ultimes de la dégradation humaine (voir son film fétiche, "Salo" de Pasolini), et quand on le rencontre en chair et en plumes on est toujours étonnés car autour d'une table c'est celui qui parle le moins, voire même qui bouge le moins, exemple parfait de celui qui ne se sent pas à l'aise dans la foule :oops: ... en apparence seulement, il n'y a qu'à lire ensuite les récits de ses diverses pérégrinations vacancières, disponibles sur ce même site, c'est un régal (le récit, hein, pas Sir Draven lui-même, quoi que n'y ayant jamais gouté je ne peux pas être catégorique sur ce point).
Alors, Sir Draven, un grand timide, ou un grand malade ?
L'avenir (ou l'autopsie) nous le dira.

Fin de la parenthèse, retour sur Spectre.
ah ok ! merci ! :D
Duncan Idaho
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Re: Spectre - 1980- Uli Lommel

Message par Duncan Idaho »

mais de rien !
eric draven
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Re: Spectre - 1980- Uli Lommel

Message par eric draven »

8) :lol: Quelle belle analyse sur canapé pourtant a ce que nous sachions, Eric n'a pas encore testé votre divan cher baron d'Idaho.. Nous vous nommons Grand Raspoutine de son Excellence Draven! 8)

Parler en public, cela nous fatigue et que de salive usée, tel Pharaon nous sommes muets... Ecrire est tellement plus simple. J'ai toujours admiré Signoret et Gabin dans Le chat se parlant par billets interposés.. mais n'oubliez jamais que le silence peut être mortel.. C'est dans les eaux les plus calmes qu'on se noit.. et devient un.. SPECTRE.... bel enchainement pour revenir au film 8).. Quelle intelligence! Nous nous aimons! Appelez moi desormais Son excellence! 8) :mrgreen:

Trêve de balivernes, quelques uns des DVD.. :-D

La double édition avec Devonsville terror

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L'edition avec la séquelle en bonus

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Une edition simple

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Re: Spectre - 1980- Uli Lommel

Message par Duncan Idaho »

Ah, mais c'est parce que je suis fin psychologue ( )8 §£ ), et qu'il est toujours plus facile de connaître les gens dans leur vie de tous les jours qu'en les écoutant causer vautrés sur un sofa. C'est pour ça que rien ne vaut l'observation.

Mes respects Votre Excellence.
Jérôme
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Re: Spectre - 1980- Uli Lommel

Message par Jérôme »

BR annoncé chez CMV Laservision avec plusieurs couv.
http://forum.blu-ray.com/showthread.php?t=198284

Image Cover A
Image Cover B
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Cover C
Sa place est dans un Blu-Ray !
Superwonderscope
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Re: The Boogey Man / Spectre - Ulli Lommel (1980)

Message par Superwonderscope »

Oh really? Well then I'm sure you wouldn't mind giving us a detailed account of exactly how you concocted this miracle glue, would you ?
antropophagus
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Re: The Boogey Man / Spectre - Ulli Lommel (1980)

Message par antropophagus »

Les plus :
- Le concept est original : un miroir brisé relâche l'esprit du tueur, ce qui ne l'empêche pas de respirer bruyamment et d'épier ses futures victimes pendant de longues minutes...
- Quelques idées visuelles intéressantes et des images marquantes (l'enfant à la fenêtre :D , le prêtre recouvert de sang, le morceau de verre possédant la protagoniste, etc.).
- Des morts assez surprenantes dues à l'intervention du surnaturel, mises en valeur par des gros plans presque gore et correctement réalisés (les ciseaux plantés dans la poitrine, la pointe traversant le cou...).

Les moins :
- Les scènes d'exposition sont interminables et le rythme est globalement très lent, parfait si vous avez des difficultés pour vous endormir.
- Les personnages sont peu attachants et le jeu des acteurs oscille entre médiocre et très mauvais.
- L'intrigue commence à devenir "relativement" intéressante au bout de 45 minutes, alors que le film ne dure qu'1h20...

Au départ, on a l'impression de voir un énième clone d’Halloween (de manière vraiment explicite). Après avoir sombré dans un profond ennui, j'avoue que les dernières minutes m'ont fait revoir mon jugement légèrement à la hausse, avec un virage vers le film de possession ! Cette bifurcation vers le surnaturel est menée de façon bancale mais inattendue, ce qui permet à ce tout petit film d’échapper de justesse à la poubelle des slashers des années 80 !
Man-eater
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