Note: mise a jour via ajout de Thanksgiving.
Suite a mon visionnage de Borderlands (et il y a deja une pandemie de cela de Death Wish), j'ajoute ma pierre a la deconstruction de l'oeuvre d'Eli Roth.
Thanksgiving: une excellente entree en matiere, estampille "Sozialkritik", nerveuse et efficace et puis...plus rien. Persos translucides, perpipeties ininteressantes, meurtres soft dans la premiere moitie, puis hyperboliques dans la deuxieme ou point de froler le comique (involontaire). Oscille entre le passable (si on n''est pas exigeant) et le mediocre pur et simple.
Knock Knock: Roth remake un film trashouille quasi-oublie de 1977 (deja remake en 1980, quand meme

, remake tout aussi oublie...), le tout en mode punk, mais avec Keanu Reeves a l'affiche(!)

. En resulte un film vulgaire et putassier (du pur Roth, quoi

) mais qui se veut au final...une fable moralisatrice(?). Le grand-ecart entre l'intention(?) et le contenu acheve de ridiculiser l'entreprise. Bete, moche et ridicule.
Cabin Fever: 'ben...nul quoi. Mauvais melange de comedie(?) pas drole avec un peu de gore qui tache. Desole, mais ca fait pas un film...Apparemment le film qui a mis le nom de Roth en valeur sur l'echiquier du cinema bis. Sans dec'??? Nan, mais...sans dec'????
Death Wish (2017): souvenirs d'un Bruce Willis qui avait (sans doute) deja des problemes neurologiques et qui cachetonnait (deja) a fond dans des DTV de serie Z pendant que son nom avait encore une valeur commerciale, question de preparer sa retraite et de mettre sa famille a l'abri du besoin (blague a part, je peux comprendre).
Bilan: pas de film sur le fil entre drame sur une descente aux enfers et film a la droite de la droite comme DW, de polar glauque comme DW2, de n'importe-quoi jouissif comme DW3 ou de peloche bis qui se laisse voir comme DW4 (par contre plus de souvenirs de DW5 depuis une VHS locative dans les annees 80s).
Contrairement a Bronson qui est monolithique, WIllis est impassible (je suppose incapable de "jouer" suite a sa condition medicale), Roth la joue actioner facon comic-book (puree la table "customisee" qui ejecte une suflateuse

Je veux la meme!!!

), la violence est banale. Bref, plus un Hollywood Night lambda qu'un Death Wish. Purement fonctionnel est a reserver aux journees de typhon.
Borderlands: un grand moment de vide. Roth essaye visiblement de rebooter sa carriere avec de la SF a gros budget. Bilan pas glorieux: humour pas drole, cast miscaste, peripeties ininteressantes, et comble pour un blockbuster: le tout parait cheapouille. Perte de temps complete...
Resultats des courses a ce jour: 5 films, tous les 5 a la ramasse...
Bref, a ce stade pas fan du bonhomme, de sa vision du cinoche bis (scenario / realisation) et des resultats a l'ecran.
Pas rancunier, si un jour dispo sur Prime, je suis pret a tenter:
- Hostel (meme si pas fan des torture porn, d'ou: pas vraiment presse a vrai dire...

)
- The House with a Clock on its Wall (apparemment une comedie et il y.a Jack Black

, donc: pourquoi pas!)
Et surtout:
- Fin (
TRES interesse par ce qui semble etre un documentaire sur la tragique pratique du "finning" (pecher les requins, leur couper les ailerons et les rebalancer a la mer...ou ils se noient...le tout pour approvisionner la filiere de la cuisine asiatique

)
Pour le reste, je note que le bonhomme oeuvre deja pas mal a la teloche. Quelque chose me dit qu'apres l'echec de Borderlands, c'est plutot la qu'on va l'y trouver a l'avenir...

(Mise a jour apres visionnage de Thanksgiving, ce dernier ayant un minimum marche, Roth nous prepare un Thanksgiving 2...Euh...Chouette...?

)
Je mettrais a jour si je parviens a taper les autres films, meme si j'ai deja classe le real dans la categorie:
Mediocre, peu d'espoirs...
En direct du Japon. Bonsoir. A vous, Cognac-Jay.