Flics en jeans (Squadra Antiscippo) - Bruno Corbucci (1976)

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Teurk le Sicaire
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Flics en jeans (Squadra Antiscippo) - Bruno Corbucci (1976)

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Premier des onze (!) films de la saga Nico Giraldi, Flics en jeans est un poliziottesco centré sur le milieu de la fauche, dont un best-of inaugural nous est présenté (comme la méthode du gars qui montre son cul aux touristes japonais pour capter leur attention et leurs flashs photos pendant que les complices volent les bagages...), et qu'affrontent avec des méthodes non-conventionnelles le Maréchal Giraldi et ses troupes. Dans la continuité de son personnage de Monnezza, Tomas Milian incarne un crasseux aux looks excentriques, issu des basses couches sociales (sa mère était la meilleure tapineuse du coin, dixit), qui manie la moto pour quelques cascades improbables, tabasse ses prévenus et fait une fixette sur les recéleurs.

Le scénario du film est assez léger et se contente de placer Giraldi au milieu d'un vol à l'arraché qui tourne mal, la victime étant un bandit de rang supérieur bien décidé à décimer les petites frappes pour récupérer sa mallette bourrée de dollars. Ce grand manitou est interprété par un Jack Palance peu impliqué et finalement peu présent à l'écran. Sur le plan technique, la réalisation de Bruno Corbucci n'est pas très inspirée, avec une photo particulièrement mauvaise surtout lors des nombreuses scènes de nuit bien trop sombres (de même pour la séquence en night-club, visuellement désagréable). Les décors sont pauvres (la tronche du comico !), le thème musical est vite ronge-tête et l'intrigue est diluée de passages inutiles (la relation amoureuse, le stade) avec un dénouement expédié et nul.

Tout cela donne une impression de film bas de gamme, le seul plaisir de visionnage étant entretenu par la prestation loufoque de Milian et le centrage sur le milieu de la fauche. En bonus, Curt Ridel revient sur la carrière très hétérogène de notre héros et sur son inspiration majeure dans la création de ses deux personnages phares par un ami poissonnier qui avait ce type de phrasé dialecto-vulgaire et un style vestimentaire atypique. Ce dernier deviendra ainsi son doubleur cascade et apparait dans de petits rôles (ici, un voleur que le Maréchal sauve d'un lynchage populaire). Ridel évoque également la série des Giraldi dont les derniers opus ont l'air bien hardcore dans la nullité. A noter que la VF est assurée par l'équipe des Eaux Sauvages ou de ninjas flicks IFD, mais qu'elle évite la nanardisation en parvenant même à être plus délicate que la VI particulièrement injurieuse.
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