La Dama Rossa Uccide sette Volte - Emilio P. Miraglia (1972)

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Superwonderscope
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La Dama Rossa Uccide sette Volte - Emilio P. Miraglia (1972)

Message par Superwonderscope »

VF : la dame rouge tua sept (7) fois
VA :The Red Queens killed seven times

Cet excellent Giallo, que je considère comme l'un des tous meilleurs, sort enfin en Blu Ray chez Arrow en 05/2016:

http://www.devildead.com/indexnews.php3?NewsID=9939
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japi
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Re: La Dama Rossa Uccide sette Volte - Emilio P. Miraglia (1972)

Message par japi »

Vu sur le blu ray de Artus films.

"Au cours d’une dispute dans le jardin du château familial, Kathy Wildenbrück tue sa sœur Evelyn. Peu après, un étrange personnage vêtu de rouge assassine des proches de Kathy. Des témoins affirment avoir reconnu Evelyne qui est pourtant morte. Ceci serait la continuation de la malédiction qui touche la dynastie des Wildenbrück : tous les cent ans, la « Dame rouge » possèderait le corps d’un membre de la famille, l’obligeant ainsi à tuer sept personnes..."

Les acteurs sont assez biens dans l’ensemble, mais c'est la jolie Barbara Bouchet qui se distingue plus particulièrement.
La réalisation de Miraglia est bien aussi. Dans l'ensemble, La dame en rouge apparait comme un film soigné.
L'intrigue se suit agréablement, mais sa résolution apparait un peu trop compliqué et moyennement convaincante, même si le final est plutôt réussi.
C'est un giallo captivant, mystérieux et teinté d'épouvante, qui procure un réel plaisir.
C'est même un cran au dessus de son précédent film, L'appel de la chair, plus harmonieux.
Une belle réussite, qui nous fait un peu regretté que Emilio Miraglia ait arrêté sa carrière, juste après.

Copie est très bonne, le son également (en VO).

Les suppléments sont un peu plus plus fournis que L'appel de la chair.
Il y a une présentation de Emmanuel le Gagne, qui élargit son propos et se disperse un peu.
il y a aussi un entretien assez intéressant de Lucile Hadzihalilovic, plus dans l’analyse.
Les deux se complètent assez bien, mais c'est quand même un peu léger.

Je trouve le visuel, au style similaire à l'autre film, pas terrible du tout.


https://www.artusfilms.com/giallo/la-da ... t-fois-349
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Stilleben
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Re: La Dama Rossa Uccide sette Volte - Emilio P. Miraglia (1972)

Message par Stilleben »

japi a écrit : sam. sept. 11, 2021 8:27 pm Vu sur le blu ray de Artus films.
Il y a une présentation de Emmanuel le Gagne, qui élargit son propos et se disperse un peu.
Je la trouve très mal foutue, son intervention, pleine d'hésitations, et avec des erreurs. Bof.
japi a écrit : sam. sept. 11, 2021 8:27 pm il y a aussi un entretien assez intéressant de Lucile Hadzihalilovic, plus dans l’analyse.
[...] c'est quand même un peu léger.
J'ai trouvé la 2e intervention déjà plus inétressante, en effet.
Reste qu'on aurait bien pu avoir des entretiens avec des acteurs ou des techniciens du film.

Perso, le visuel me plaît bien, on est dans l'ambiance du film.
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Christian_Troy
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Re: La Dama Rossa Uccide sette Volte - Emilio P. Miraglia (1972)

Message par Christian_Troy »

Un giallo de bonne facture avec son lot de meurtres et un style gothique qui lui appartient bien. La musique est juste un plaisir aux oreilles et ce ricanement de la dame en rouge à chaque meurtre est jouissif et que dire ah Barbara Bouchet!!!!
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Superwonderscope
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Re: La Dama Rossa Uccide sette Volte - Emilio P. Miraglia (1972)

Message par Superwonderscope »

Revu pour la, allez, 7 ou 8e fois sur le Blu Arrow qui reste de bon aloi.

Il s'agit toujours pour l'un des meilleurs Gialli d'exploitation qui réussit le mariage du gothique et du thriller a l'italienne. Ce que certains auront tente, avec un certain malheur, comme le Liz et Helen de Freda, entre autres. Le scenario joue sur le fil du rasoir sur la légende, le chateau hante, les figures inquiétantes et les meurtres par une figure masquée - ou pas, justement, ce qui fait une certaine originalité dans la narration.

Le tandem Emilio P. Miragli/ Fabio Pittorù prend un malin plaisir à tisser un thriller aux accents surnaturels, à l'instar de leur precedent Appel de la Chair/La Notte Che Evelyn uscì dalla tomba . Mais tout n'est qu'une machination orchestrée autour d'un héritage, unique justification des actes impitoyables des personnages.

Une intrigue complexe mais habilement construite, mêlant pseudo-surnaturel et thriller des années 1970, avec son enquête (la découverte du tueur, en l'occurrence la Dame Rouge) et ses crimes brutaux (presque tous commis au poignard, comme l'exige la malédiction). L'héroïne, Ketty (traduite bizarrement en Kitty par Arrow) Wildenbrück (Barbara Bouchet), est totalement à la merci des événements et persuadée que sa fausse sœur est morte et qu'elle l'a tuée. Le procédé ingénieux de Miraglia, qui consiste à masquer le nom de
Spoiler : :
Rosemary Muller par le bruit de la circulation
, sert à brouiller les pistes quant à la véritable identité d'Evelyn.

Cette Dame rouge tua 7 fois est clairement inspiré des romans gothiques allemands mais résolument moderne dans sa conception et ses rebondissements – fonde cette fois la logique des tueurs en série non pas sur un trouble psychologique (comme un traumatisme ou une maladie), mais sur une logique bien plus rationnelle, et pourtant tout aussi incompréhensible et injustifiable :
Spoiler : :
l’enrichissement personnel
.

C’est le seul moteur qui guide les actes criminels des personnages, mentalement aliénés par la drogue, laquelle n’en est cependant pas la cause pathologique première, mais plutôt un facteur secondaire.

L'excellente musique de Bruno Nicolai, avec un thème de clavecin dominant qui mêle intelligemment l’atmosphère gothique du film aux mœurs modernes de la société des années 1970 et à ses rythmes pop.

Dans la cohorte de Gialli post Argento, c'est l'un des plus soignes, évitant la degenerescence du genre qui commence en 1973, maintenant une intrigue tortueuse a souhait et un final original.

Malgré un co-production avec l'Allemagne, le film reste inédit la-bas, tout comme il le fut en France. Alors qu¡il fonctionna plutôt bien en Italie. Je me souviens avec nostalgie avoir trouve la VHS originale en 1989 dans un magasin sur les Grands Boulevards, face au cinema Max Linder, sous des piles de porno. Elle est toujours présente chez moi - et si un 4K sort, il sera mien. A noter d'ailleurs que le générique de debut de la VHS française est différente de la copie presentee ici,

L'interview de Sybil Danning apporte quelques éclairage sur la nature de l'époque et les motivations de l'actrice. Toujours un plaisir de l'entendre.
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