
4e film de la serie des thrillers ayant pour heros l'inspecteur Hillmann , joue par Karl-Arne Holmsten. Il y a eu d'abord Damen I sVart (La Dame en Noir) et Mannekin im Rött (le mannequin rouge) qui furent outrageusement copiés par l'equipe derriere 6 Femmes pour l'assassin (voir les sujets des deux films pour ce faire). Puis Ryttare i Blåt (Le Cavalier Bleu), le plus riche de tous tourne en Scope couleurs, celui-ci et le cycle s'achevera avec Den Gula Bilen en 1963 (La Voiture jaune)
D'une certaine manière, ce quatrième thriller averc Hillman rappelle le premier, Damen I Svart/La Dame en noir. Bien sûr, les deux films traitent d'un meurtre mystérieux, d'un fantome et leurs titres évoquent également l'absence de couleur. Mais Hillman est en retrait et visiblement le personnage du sidekick comique Sjöström joue par Nills Hallberg - qui rappelle enormement celui joue par Eddi Arent dans les adaptations d'Edgar Wallace en Allemagne- etait tres populaire en Suede. Ce qui fait qu'il se retrouve ici mis en avant pour la premiere partie du film. Et pas pour le meilleur. Les autres actrices et acteurs de la saga s'y retourvent plus ou moins, y compris Anita Björk, heroine des deux premiers. . Mais Vita Frun ne s'attarde pas particulièrement sur les personnages principaux ; l'accent est davantage mis sur ceux qui sont impliqués dans l'intrigue. Qu'ils soient complices ou victimes. Le budget raboté pr rapport au 3 fit que la couleur fiut abandonnee au profit du noir et blanc. pas plus mal, ceci pointant avec un gothique
J'ai trouvé celui-ci assez difficile à appréhender dans son ensemble. L'intrigue est si complexe qu'il est difficile de suivre les motivations de chacun. Il y a de longues scenes de dialogues parfois assez ininteressantes, avec des intrigues secondaires qu'il aurait ete aise de couper. mais l'intention semble clairement de faire la part belle a la comedie et au drame de riches bourgeois pour ce 4e film. En revanche, a l'arrivée d'Hillman a la 45e minute, changement de braquet. Le scenario se fixe sur l'intrigue des meurtres qui se deroulent, et la presence fantomatique de la Dame Blanche, Une longue presence blanchatre au visage decomposé.
Des compositions d'images splendides et un travail de caméra adroit, generant un sentiment d'etrangete et d'epouvante. Tres beaux eclairges sur les visages apeurés, plusieurs niveaux de lecture dans un seul plan, jeux d'ombres inquietants. Dommage que cela soit parasité par la premiere partie qui semble n'avoir aucun rapport. J'apprécie le côté spectaculaire de la 2e partie et l'absence du schéma classique du polar où un détective en charge de découvrir le moindre détail, pour finalement réunir tous les protagonistes dans une même pièce. C'est plutot au spectateur de mener l'enquete ici.
Jeux de miroir, scenes bizarres se deroulant dans des marais, un mannequin trop humain dupliquant un des personnages (rappel probable de Mannekin in Rött), hypnose... pas le meilleur des 5, trop long (102mn), mais la derniere heure offre une ambiance Krimi plutot etrange.
J'ai beau cherche, je ne trouve pas vraiment de pendant a Arne Mattsson en Suede ou ailleurs dans ces decades 50-60-70. Il prefigure nombre de films (Krimi ou Giallo) qui arriveront par la suite, avec des curiosites comme Vaxdockan (Le Mannequin) un chouia malsain , ou encore Mördaren - En helt vanlig person, un whodunit dans un train. Avant de voir sa carriere derailler qàl'aube des annees 70, et finir avec un truc comme Mask of Murder assez inoffensif et mal fait. Curieux.
