
Co-production franco-islandaise hors norme, qui oscille entre comédie noire, polar avec syndrome post traumatique et qui tient sur les épaules de Trine Dynholm, actrice-realistrice chanteuse danoise qui livre une prestation spectaculaire. passant du calme scandinave a des explosions de violences inattendu (elle fait subir une torture de waterboarding a un ado et explose la tete a coup de massue improvisée (!), entre autres, tout en circulant sur son scooter électrique. Ce qu'elle fait subir tranquillou a ses voisins est assez pervers, tout en maintenant son cote voisine parfaite qui balance de l'encens partout et cultive ses plantes. Tout en butant un chat qui pisse sur ses salades.
Le ton est parfois malaisant: c'est tres donneur de leçons sur le principe de ses actes (l'alcool c'est mal, les écrans pour les camions, c'est mal, etc.), mais elle est tellement tarée, manipulatrice et en roue libre que tout semble craqueler au gré de la serie.
Cela parle aussi des relations entre le Danemark et l'Islande : ce que je savais pas, est que le danois est toujours enseigne a l'école. Elle se plaint et agresse verbalement les islandais qui ne parlent plus danois, signe d'un monde en perdition pour elle. Ce qui ajoute a sa violence qui enfle. La perte de pouvoir de l'impérialisme danois las fait clairement vaciller.
Le final du dernier épisode est totalement hallucinant, entre un discours anti-américain clair, mais aussi en terme de mise en scene, du contenu
Spoiler : :
Un ton original, chaque episode commençant et se terminant par Trine Dynholm sur les hauteurs de Reykjavik, entamant une danse en compagnie des acteurs de l'episode, et en chanson
6 epìsodes de 52 mn. Réjouissant et surtout bien different. Vu sur Arte.
