
Western inhabituel de serie B (+) de la Fox, avec une jolie distribution: Ann Baxter en compagne du bandit Cameron Mitchell, Dale Robertson, ou. la meneuse de saloon Miriam Hopkins, qui marche quelque peu sur les traces du Secret de Convict lake. Et qui possède comme le parfum des 8 salopards.
L'auteur des Survivants de l'Infini prouve qu'il était bien plus qu'un simple artisan, tant les idées de mise en scene se révèlent tantôt audacieuses, ou ingénieuses. les 7 premieres minutes sont sans dialogue (une ligne ou deux au plus), s'effectue avec de lents travellings avant suivant les bandits qui progressent dans le ville a la nuit ombre. A se demander comment ils ont fait pour les rails de la cemra, le tout se déroulant dans une rue boueuse a souhait. Superbe photographie noir et blanc du multinomine aux oscars (et gagnant pour Laura) Joseph LaShelle qui realise des merveilles de clair obscur et d'éclairage de visages.
les scenes a cheval possèdent un sens du grandiose inattendu avec de tres beaux plans extérieurs, mêlées adroitement a de magnifiques (et je pese mes mots) matte paintings d'un tout jeune Matthew Yuricich (non crédité au générique) et des effets visuels de Ray Kellogg. Idem pour les scenes de blizzard, de bord de falaise... du grand art. Trees étonnant pour ce qui fut considéré comme une serie B. Yuririch, pour rappel, c'est la garde derriere les effets visuels de matte et effets optiques de La Mort aux Trousses, rencontres du 3e type ou encore Blade Runner. A voir le job ici, c'est flagrant.
le film se revele dans sa seconde partie un huis clos ou l'arrivée inopinée de Cameron Mitchell va provoquer la dissension du groupe. Comme un instantané de ce qui était considéré comme mauvaise vie au milieu du XIXe siècle : jouer professionnel, meneuse de saloon. ivrogne pickpocket, etc. Un focus sur un groupe qui se soude malgré tout, avec toutes les limites imposées par le code Hays. Surtout sur le personnage d'Ann baxter, qui poursuit son regard fielleux d'Eve, avec une persoannlite ambiguë , a cheval entre le pouvoir d'attraction de son compagnon, et le joueur professionnel qui semble lui offrir un semblant de redemption.
ceci pose, c'est Cameron Mitchell qui vole la vedette avec son interprétation vicieuse de méchant ultime, car pour 1952, il s'y revele tres violent, entre meurtres, violences et viol.
La ou cela est étonnant pour un film en plein dans le Maccarthysme et le code hays, c'est le ton et le fin donnés pour toutes ces persoannges étant une reflection de ce qui était considère comme mal.
Il y eut plusieurs autres adaptations, dont une TV avec Larry Hagman, une autre avec George C Scott ou encore le 4 de l'¡Apocalypse de Fulci qui s'en inspire vaguement ainsi qu'une autre nouvelle du meme auteur Harte)
Ces Outcasts of Poker Flat est stylisé, son decor hivernal peu banal - optant pour un ton plutôt film noir que western et son final claustrophobe.
Pas mal du tout.
NB: le film etait sorti en France en DVD en 2012 chez Calysta.
