
Le ton est donné dès la séance pré-projection, avec l'homme-sandwichisation du petit mineur de Mediavision en version McDo : on est ici pour voir un véhicule publicitaire. Si l'on accepte ce pré-requis et la désinvolture absolue du scénario à tenter de raconter quelque chose (sorti d'une amorce de truc sur l'évolution de Bowser, roh mé non, allez on arrête) ou même de justifier la présence de tel ou tel personnage (hop, Bowser Jr, hop, Yoshi, hop, Fox McCloud !)... et bien on peut passer un bon moment de divertissement dont le mérite revient à la richesse du lore Mario (et notre attachement émotionnel) et à la très belle technique d'Illumination qui sait le mettre en jolies lumières et en mouvements dynamiques. Je retiens particulièrement la séquence dans le casino et le très chouette générique de fin.
Mais il n'en demeure pas moins que l'expérience ressemble vraiment à l'ingestion d'un Big Mac : j'aime bien le goût et son lien à l'enfance, j'ai pleinement conscience de ses limites industrielles et diététiques, et ça ne cale pas très longtemps.
