Au debut des annes 90, les films au budget plutôt bas ont été rebaptises "films indépendants". Exactement le cas ici, et Parker Posey va devenir leur égérie et enchainer Clockwatchers, ou encore The House of Yes. Party Girl a coute 150 000 dollars et a été tourne en 19 jours. Et de manière assez incroyable, ca semble en avoir coute 10 fois plus.
Elle est la personification de la jeune new yorkaise délurée, débridée, trouvant des combines pour toujours faire la fete et ne rien payer. En ayant connu quelques energumenes comme cela a cette époque, c'est EXACTEMENT ce qu'il se passait a NYC au milieu des annes 90. Le film est une des premieres representations de la diversité et la flamboyante de la vie du Lower east side, et des communautés qui se trouvaient jusque la absentes des écrans US. Je me sui revu il y a 30 ans au milieu de tout cela. Nostalgie.
Parker Posey apporte une énergie différente, décalée, toujours drôle et un peu amère. Un peu comme une héritière de Holly Golightly, 35 ans après. Elle est prête pour l'instant, pas pour le lendemain. Et son parcours chaotique la fait croiser son ex (Liev Schreiber, dont l'accent anglais est ridicule mais il est excellent), Guillermo Diaz en aspirant DJ, ou encore The Lady Bunny, drag queen parti les fondatrices du mouvement, qui était une figure pivotale de la nuit a NYC (voir le documentaire Wigstock, entre autres).
Le film donne dans l'absurdité, on sent quelques influences venant d'Esclaves de New York de James Ivory (un de mes films Madeleine) dans les fringues et l'ambiance underground. il a conscience de cela, en joue - le problème étant qu'il fait basculer le destin de cette fille pétillante et honorée dans un corsage conventionnel de libraire. Comprehensible de trouver un sens a sa vie, mais de voir cette fille dont le fait d'être justement nulle part est d'être vivante, c'est bizarre.
Qu'importe. Le jeu exuberant de Parker Posey - et ses joutes verbales avec sa marraine impérieuse (Sasha von Scherler, la mère de la réalisatrice) font passer cette intrigue au second plan – et cette relecture moderne de la comédie romantique à l'ancienne est étonnamment efficace.
le film est reste inédit en France. Sorti confidentiellement aux USA, il a bénéficie d'un petit bouche à oreille, mais son statut de film culte et l'influence qu'il aura s'établît grave a la video.
Et, aussi, du premier film a avoir été diffuse sur Internet.

