The Yeti - Gene Gallerano / William Pisciotta (2025)

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Superwonderscope
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The Yeti - Gene Gallerano / William Pisciotta (2025)

Message par Superwonderscope »

Alaska, 1947, Une expédition se lance pour retrouver un groupe de personnes perdues, parties a la recherche d'un gisement de pétrole. Quelque chose de gigantesque se trouve sur leur chemin,

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Cas typique du film au concept interessant et different, avec des effets 100% mécaniques pour la creature et le gore, mais gaché par un manque de savoir faire filmique - et bordélique au possible. On songe a des films de monstres des annees 70, un peu comme Creature from Black Lake, entre autres influences.

Well Go a curieusement sorti le film au cinema US debut avril 2026 sur 144 écrans avant de le lancer en streaming.

Tourne avec tres peu de moyens, en Scope, intégralement (sauf la fin) dans les studios de Buffalo (NY), ca fait définitivement le job. On est dans une foret infinie, dans le froid et la neige et l'illusion est quasi parfaite.

Scene pregenrique curieuse et efficace, et patatras. Pendant 30 minutes, on est quelque peu perdus. Il y a deux énormes ellipses de narration qui, sincèrement, m'ont fait perdre pied. A un point que je suis allé vérifier la durée du film et de savoir si mon service de streaming n'avait pas sauté et avance le film de 20 minutes. Non. il y a bien eu deux coupes sauvages qui rendent l'action incompréhensible.

Cela avance assez lentement, les jeunes spectateurs ne vont pas aimer car les plans durent plus de 5 secondes. Passees les 30 minutes, les personnages secondaires a peine dessines, le fils du magnat du pétrole (Corbin bernsen) caricatural au possible, la sous-histoire des deux jumelles inexploitée, les incohérences béantes... dès l'apparition de la creature, cela devient plus interessant.

Les interactions avec les acteurs se font en direct, pas de retouche numérique. idem pour la musique du film, a l'ancienne, en orchestre sans apport digital (du moins je n'en ai pas reconnu). La creature est immense, l'animation des membres et autre visage hyper réussie. Et les attaques plutôt bien menées.
Visuellement, éclairages, couleurs, lumières, tout ceci fonctionne bien a l'écran, c'est meme tres professionnel dans le rendu. Dommage que cela soit si mal raconté, monté et joué parfois a la truelle (le dynamiteur, l'un des deux réalisateurs, est incompréhensible dans son role et son interprétation).

C'est dommage que le scenario ne développe une bifurcation thématique que vers les 3/4 du films et le film part dans une autre direction, avec le personnage du père de l'héroïne, William Sadler étonnamment restreint et touchant. On y voit aussi poindre une parabole sur le capitalisme vorace des USA et le jusqu'au-boutisme d'un veux patriarche en bout de course prêt a tous les sacrifices pour son gain personnel, se faisant aider par un fils a moitié idiot. Vous voyez ou ca veut en venir?

Je retiens toutefois l'heroine, Brittany Allen, un choix assez audacieux. D'autant que je venais de la voir dans les derniers episodes de The Pitt saison 2 (la mere victime d'un cancer qui veut mourir), elle se revele avec une presence curieuse ici, qui détonne.

Le film est raté, indéniablement, mais il possède une am¡fiance nocturne et froide qui m'a plu. Tout comme la creature, superbe. En fait, malgré les défauts, les ratages d'écritures, les incohérences en rafale, je crois que j'ai été un peu sous le charme.

Oh really? Well then I'm sure you wouldn't mind giving us a detailed account of exactly how you concocted this miracle glue, would you ?
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