Dans les faubourgs de Londres, un journaliste, Alan Foster, est envoyé pour interviewer Edgar Allan Poe sur ses histoires de terreur. Il est sceptique lorsque Poe lui avoue que ses histoires se sont réellement produites et qu'il ne peut être considéré comme un véritable romancier, mais comme un chroniqueur, tout comme lui. En guise de pari, Alan accepte de passer la nuit des morts, le 2 novembre, seul dans le château abandonné de Lord Blackwood. S'il passe la nuit sans s'échapper, il recevra à l'aube une récompense de cent livres
J'ai trouvé un thread sur son remake "Les fantomes de Hurlevent", un sur "La sorcière sanglante", mais bizarrement, rien sur ce classique du gothique italien.
Revu hier via le BR Artus (édition single, dispo à 15€). Je l'avais déjà vu en salles lors d'une nuit Margheriti, mais ça doit bien faire 20/25 ans, autant dire que mes souvenirs étaient plus que flous... Un bon moment à la revoyure, même si je ne grimpe pas au plafond non plus. Le film fonctionne bien, l'ambiance gothique de cette maison hantée est efficace, la BO, la photo, le cast, tout participe à son niveau à créer un décorum intéressant et plutôt prenant. Le scénario reste assez classique mais plaisant. Mais Margheriti n'est pas Bava, et s'il reste un technicien solide et appliqué, on ne peut pas dire non plus qu'il transcende plus que de raison ce qu'on lui donne à filmer. Ca reste donc un sympathique divertissement pour peu qu'on accroche à ces ambiances gothiques (qui n'est pas mon genre de prédilection, loin de là), mais ça ne va pas vraiment bp plus loin non plus. A voir qd même !
"J'ai essayé de me suicider en sautant du haut de mon égo. J'ai pas encore atteri... "
Ma dernière vision remontait au DVD.
Revu sur le blu ray de Artus films, dans l'édition collector, dont je me suis fait échangé le premier blu ray, défectueux.
Le début dans la taverne pose l'accroche du film mais n'est pas vraiment passionnant et l'arrivée dans le château et son exploration par Alan Foster (Georges Rivière) m'a parut un peu longuette. Avec l'introduction des autres personnages personnages, le film s’améliore et devient vraiment captivant.
La réalisation est soignée, la photographie belle, la musique convient parfaitement.
On est dans un remarquable film gothique italien. L'ambiance est superbe.
Les acteurs sont bons. Georges rivière est convaincant et juste. Margrete Robsahm est très bien. Arturo Dominici incarne impeccablement un professeur singulier et vaguement inquiétant. La plus remarquable reste Barabara Steele avec son talent et son étrange beauté.
Le film contient plusieurs scènes très intéressantes : la scène dramatique dans la chambre, la démonstration avec le serpent, le cadavre dans le cercueil, le tableau qui se trouble... Seule la scène avec le déshabillage de Sylvia Sorrente m'a parut un peu déplacée.
Le plus passionnant reste ces différentes temporalités auxquels est confronté Alan Foster. Ils ont réussi, en plus, à en faire des éléments assez limpides pour le spectateur.
Et il y a aussi le scenario que j'apprécie. DPG parle de maison hantée, mais je trouve que c'est réducteur. C'est un film de fantômes, qui dévie sur... je n'en dirai pas plus, mais c'est assez surprenant.
Un excellent film, que j'ai revu avec plaisir.
C'est fleuron du film gothique, un des meilleurs, qui n'a rien à envier à Mario Bava, selon moi.
Copie très bien, son VO sans problème.
J'ai relevé une coquille dans un sous-titre, mais ils sont très bien dans l'ensemble.
A noter que le film commence en audio description, ce qui est très curieux, mais on peut la désactiver.
Les bonus sont nombreux.
Il y a un entretien avec le fils du réalisateur, assez intéressant.
Assez long, trois entretiens croisés avec Olivier Père, Jean-François Rauger et Paola Palma. C'est très bien , mais ça n'évite pas plusieurs redites.
Il y a aussi une analyse de Nicolas Stanzick, intéressant dans l'inspiration du film et qui reste globalement assez pertinent.
Il y a aussi une analyse plus résumée d'un critique anglais.
Un retour sur les lieux de tournage, sans grand intérêt.
L'édition comprend aussi un livret.