Les cruels (the Hellbenders) - Sergio Corbucci - 1966
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savoy1
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Les cruels (the Hellbenders) - Sergio Corbucci - 1966
Un bon road-movie, genre apparemment peu exploité dans le cadre du western européen. Mais là où les règles traditionnelles du road-movie appellent le rapprochement des composants d’un groupe, au fur et à mesure des étapes rencontrées, ici la donne est inversée et le voyage décrit va révéler dissensions et tares humaines.
La guerre de Sécession vient de s’achever. Anciens Sudistes, un colonel et ses trois fils mènent le massacre d’un convoi de dollars usagés. Les billets sont dissimulés dans un cercueil, et, accompagnés d’une complice, les renégats entament une traversée de l’état, se faisant passer pour la famille rapatriant le corps d’un prétendu soldat mort sur le champ de bataille.
Très vite, il faut se rendre à l’évidence, tous pourris, tous vicieux. Non contente d’éliminer les convoyeurs, la famille abat immédiatement les complices du forfait. Le père exerce une pression tyrannique sur ses fils, au nom d’une sacro-sainte cause à l’idéal sudiste. Quant à la femme du groupe, elle se révèle, bien qu’amoureuse du patriarche, vénale et alcoolique.
L’élimination des larbins nous avait mis la puce à l’oreille, mais un événement inattendu (qui ne sera pas révélé ici) le prouve définitivement : tout peut arriver.
Chaque lieu traversé, chaque personnage rencontré, sera alors l’occasion de déliter un peu plus les relations au sein d’un groupe que l’on aurait pu croire soudé.
Deux grandes scènes sont à signaler : l’escale dans une ville dont certains habitants connaissaient le mort ( !), et surtout l’accueil dans un fort suite à une attaque mexicaine. Quand on vous dit Corbucci, la présence du cimetière attenant devrait vous faire saliver !
La mise en scène est brute de fonderie, nous ne sommes définitivement pas dans un spectacle contemplatif à la Leone. La caméra portée prédomine et se mêle aux quelques échauffourées. Les acteurs, méconnus hormis Joseph Cotten, dont les visages ne sont pas immédiatement identifiables à un caractère, assurent avec intérêt la synergie de ce « wild pack ». A noter, un personnage féminin très fort, interprété par une charismatique Norma Bengell.
Le scénario offrant pour finir un twist plus que savoureux, tout est vraiment réuni pour donner l’envie de conseiller la vision de ce western.
La guerre de Sécession vient de s’achever. Anciens Sudistes, un colonel et ses trois fils mènent le massacre d’un convoi de dollars usagés. Les billets sont dissimulés dans un cercueil, et, accompagnés d’une complice, les renégats entament une traversée de l’état, se faisant passer pour la famille rapatriant le corps d’un prétendu soldat mort sur le champ de bataille.
Très vite, il faut se rendre à l’évidence, tous pourris, tous vicieux. Non contente d’éliminer les convoyeurs, la famille abat immédiatement les complices du forfait. Le père exerce une pression tyrannique sur ses fils, au nom d’une sacro-sainte cause à l’idéal sudiste. Quant à la femme du groupe, elle se révèle, bien qu’amoureuse du patriarche, vénale et alcoolique.
L’élimination des larbins nous avait mis la puce à l’oreille, mais un événement inattendu (qui ne sera pas révélé ici) le prouve définitivement : tout peut arriver.
Chaque lieu traversé, chaque personnage rencontré, sera alors l’occasion de déliter un peu plus les relations au sein d’un groupe que l’on aurait pu croire soudé.
Deux grandes scènes sont à signaler : l’escale dans une ville dont certains habitants connaissaient le mort ( !), et surtout l’accueil dans un fort suite à une attaque mexicaine. Quand on vous dit Corbucci, la présence du cimetière attenant devrait vous faire saliver !
La mise en scène est brute de fonderie, nous ne sommes définitivement pas dans un spectacle contemplatif à la Leone. La caméra portée prédomine et se mêle aux quelques échauffourées. Les acteurs, méconnus hormis Joseph Cotten, dont les visages ne sont pas immédiatement identifiables à un caractère, assurent avec intérêt la synergie de ce « wild pack ». A noter, un personnage féminin très fort, interprété par une charismatique Norma Bengell.
Le scénario offrant pour finir un twist plus que savoureux, tout est vraiment réuni pour donner l’envie de conseiller la vision de ce western.
Re: Les cruels (the Hellbenders) - Sergio Corbucci - 1966
Dimanche soir à 20h40 sur Direct 8.
Re: Les cruels (the Hellbenders) - Sergio Corbucci - 1966
Merci pour l'info!
Il y a un dvd zone 2 fr il me semble non?
Il y a un dvd zone 2 fr il me semble non?
Re: Les cruels (the Hellbenders) - Sergio Corbucci - 1966
oui, chez studio canal.
Re: Les cruels (the Hellbenders) - Sergio Corbucci - 1966
Ok c'est bien ce qu'il me semblait,je vais donc éviter le logo direct star... 
Re: Les cruels (the Hellbenders) - Sergio Corbucci - 1966
La sanglante séquence du massacre du convoi nordiste qui ouvre véritablement le récit plante d’emblée l’ambiance générale, lourde tendance glauque et sadique. Un tonalité très sombre qui rattache I Crudeli à Django, Navajo Joe et Le Grand silence dans l'oeuvre spaghetti de Corbucci.
En dépit de péripéties riches en évènements violents, I Crudeli m'a semblé patiner un peu dans sa première partie. Il manque peut-être un chouia de relief à la description de nos protagonistes principaux pour que l’on adhère d'emblée pleinement à cette histoire.
Et puis, dès que l’on comprend que leur aventure est inexorablement vouée à l’échec, que la déliquescence progressive de leurs rapports devient le moteur du récit, celui-ci gagne en densité. Dans la foulée, Corbucci se réveille à la réalisation et nous offre une très belle séquence sous influence baroque dans laquelleAllant crescendo en intensité, I Crudeli se clôt superbement, sur une touche d’ironie forcement … cruelle. Et l'on cotoie alors, dans ce final désespéré, le meilleur du western européen.
Un excellent Corbucci, dans l'ensemble, enregistré lors de son passage sur Direct 8. La VF est franchement pas top.
En dépit de péripéties riches en évènements violents, I Crudeli m'a semblé patiner un peu dans sa première partie. Il manque peut-être un chouia de relief à la description de nos protagonistes principaux pour que l’on adhère d'emblée pleinement à cette histoire.
Et puis, dès que l’on comprend que leur aventure est inexorablement vouée à l’échec, que la déliquescence progressive de leurs rapports devient le moteur du récit, celui-ci gagne en densité. Dans la foulée, Corbucci se réveille à la réalisation et nous offre une très belle séquence sous influence baroque dans laquelle
Spoiler : :
Un excellent Corbucci, dans l'ensemble, enregistré lors de son passage sur Direct 8. La VF est franchement pas top.
Re: Les cruels (the Hellbenders) - Sergio Corbucci - 1966
Vu à partir d'un enregistrement sur la chaîne Cinéaction, j'avoue avoir été pas déçu à la vision de ce western qui m'a parut trainer vraiment en longueur, sans véritable enjeu dramatique, même si ça se rachète durant le dernier tiers avec un twist agréablement cynique.
Peut-être que j'attendais trop le style Corbucci qui m'a semblé ici bien en retrait sinon assez souvent absent. Une curiosité plus qu'une véritable réussite pour ma part. A l'instar de la partition de Morricone, manquant elle aussi de relief.
Peut-être que j'attendais trop le style Corbucci qui m'a semblé ici bien en retrait sinon assez souvent absent. Une curiosité plus qu'une véritable réussite pour ma part. A l'instar de la partition de Morricone, manquant elle aussi de relief.
Re: Les cruels (the Hellbenders) - Sergio Corbucci - 1966
Un western italien au thème intéressant, avec des idées, mais aussi à la facture un peu plate, très généraliste, et au déroulement parfois lent, auquel il manque une impression de crescendo. Imparfait, un net cran en dessous des meilleurs Corbucci, mais tout de même un western intéressant...
Vu ocs replay, pas de vo, seulement la très mauvaise vf récente...
Vu ocs replay, pas de vo, seulement la très mauvaise vf récente...
Re: Les cruels (the Hellbenders) - Sergio Corbucci - 1966
Les cruels arrive en Blu-Ray dans la collection Make My Day, le 23 août.
http://www.bluray-mania.com/dvd-blu-ray ... ruels.html
http://www.bluray-mania.com/dvd-blu-ray ... ruels.html
- antropophagus
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Re: Les cruels (the Hellbenders) - Sergio Corbucci - 1966
Découvert en Blu-ray, encore une belle découverte en ce qui me concerne.
Les plus :
- Corbucci n’est jamais avare en violence brute, presque sadique par moments, et le film ne déçoit pas dès l'ouverture de l'histoire avec l'ambuscade sanguinaire.
- Le script est plus original que la moyenne et parvient à maintenir le suspense jusqu’au bout.
- Un casting excellent, mené par le vétéran Joseph Cotten dans le rôle du général sudiste, mais aussi la sublime Norma Bengell, dont le regard m’a hypnotisé pendant tout le film...
- Même si la fin est un peu moralisatrice, le fait de suivre cette bande d’enfoirés et de s'y attacher serait impensable dans le ciné mainstream (que dire du sort réservé à la première "veuve"...).
Les moins :
- Quelques inconsistances sont difficiles à avaler, comme le fait qu’ils parviennent à infiltrer le fort lourdement gardé et déterrer le cercueil sans problème.
- Le twist fonctionne plutôt bien, même si on le voit arriver à des kilomètres.
Une sorte de road trip macabre qui m’a rappelé Cut-Throats Nine, avec cette même galerie d'enflures lancées dans une traversée nihiliste. Le film est bien ficelé et superbement mis en scène. J’ai surtout trouvé l’histoire plus captivante que dans la plupart des autres westerns de Corbucci, qui semble avoir une fascination pour les cercueils ! Très bien interprété, rythmé et sans temps mort, je le recommande sans hésiter à ceux qui seraient passés à côté.
Les plus :
- Corbucci n’est jamais avare en violence brute, presque sadique par moments, et le film ne déçoit pas dès l'ouverture de l'histoire avec l'ambuscade sanguinaire.
- Le script est plus original que la moyenne et parvient à maintenir le suspense jusqu’au bout.
- Un casting excellent, mené par le vétéran Joseph Cotten dans le rôle du général sudiste, mais aussi la sublime Norma Bengell, dont le regard m’a hypnotisé pendant tout le film...
- Même si la fin est un peu moralisatrice, le fait de suivre cette bande d’enfoirés et de s'y attacher serait impensable dans le ciné mainstream (que dire du sort réservé à la première "veuve"...).
Les moins :
- Quelques inconsistances sont difficiles à avaler, comme le fait qu’ils parviennent à infiltrer le fort lourdement gardé et déterrer le cercueil sans problème.
- Le twist fonctionne plutôt bien, même si on le voit arriver à des kilomètres.
Une sorte de road trip macabre qui m’a rappelé Cut-Throats Nine, avec cette même galerie d'enflures lancées dans une traversée nihiliste. Le film est bien ficelé et superbement mis en scène. J’ai surtout trouvé l’histoire plus captivante que dans la plupart des autres westerns de Corbucci, qui semble avoir une fascination pour les cercueils ! Très bien interprété, rythmé et sans temps mort, je le recommande sans hésiter à ceux qui seraient passés à côté.
"Le cinéma n'est pas un art de l'intellect, c'est un art de l'émotion." John Carpenter





