Curucu, Beast of the Amazon (VF: Quand la Jungle s'Eveille) - Curt Siodmak (1956)

Science-Fiction, Horreur, Epouvante, Merveilleux, Heroic Fantasy et tout le toutim du Fantastique !

Modérateurs : Karen, savoy1, DeVilDead Team

Répondre
Avatar du membre
Superwonderscope
DeVilDead Team
Messages : 22009
Enregistré le : ven. avr. 30, 2004 9:09 am
Localisation : Pyun City

Curucu, Beast of the Amazon (VF: Quand la Jungle s'Eveille) - Curt Siodmak (1956)

Message par Superwonderscope »

Un monstre légendaire nomme Curucu terrorise et tue des locaux en pleine Amazonie. John Bromfield et Bervely Garland s'y rendent afin de comprendre le mystère.

Image

Un film assez curieux mais pas bon, malgre des moments indéniablement interessants. Tourne au Brésil avec les deux acteurs principaux, dont aux Chutes d'Iguazu - aux memes endroits que OSS 117 Furia a Bahia pour les plans!-

On sent que le budget est tres maigre (155 000 ¢ annoncés) et malgre les 76mn au compteur, les premieres vingt minutes, passées la première attaque, tirent en longueur de manière inutile. Scene de danse dans un cabaret (avec la petite amie de l'époque de John Bromfield), dialogues interminables. Puis l'arrivée au Brésil et des scenes extérieures assez jolies.... entrecoupées de stocks shots venus d'ailleurs. Piranhas qui "mangent" un crocodile et une main provenant d'un film noir et blanc colore au sepia, buffles venant d'un autre coin de la planète, etc. Une bandelette d'aventures au scenario parfois incompréhensible, fouillis et qui peine a donner une tete directrice. Siodmak s'inspire par ailleurs clairement du schéma narratif de Bride of the Gorilla, realise 5 ans plus tot. Curt Siodmak est par ailleurs le scenariste de Donovan's Brain, Le loup Garou de 1941, les Soucoupes volantes attaquent.

Plusieurs elements le mettent toutefois un peu a part.

Beverly garland est une heroine solide, aux antipodes des hurleuses 50's, qui tient tete au héros, se bat a coups de pagaies - pour finir toutefois par realiser qu'elle n'est qu'une femme et hurler de peur dans le dernier tiers :mrgreen: . Il y a une scene assez hallucinante ou elle se fait attaquer par un anaconda, et on voit clairement que c'est elle qui a tourne la scene!

L'erotisme exotique qui nimbe le film. La danse des serpents avec l'actrice Luz de Fuego demeure un modele. Lascive, avec la camera s'attardant sur le tete d'un des serpents qui glisse d'entre les seins jusqu'a la gorge, le fessier de l'actrice assez visible - tous comme les costumes des acteurs locaux en pagne. Et John Bromfield (vrai clone de Rock Hudson - il s'appelle par ailleurs Rock ici) à qui un docteur lui demande de bien rester torse nu pour l'injection de vaccin par dr Garland.

Le discours anti-exploitation de l'Amazone par l'homme blanc par l'un des protagonistes, l'un des méchants du film, envers qui soudainement le cineaste possède de la bienveillance. Tout comme il s'attarde clairement sur les tribus locales et leurs coutumes sans en faire un spectacle moqueur.

Et évidemment le monstre
Spoiler : :
qui n'est en pas un. puisque le film a trompé tout le monde, c'est un whodunit avec le méchant qui revet un étrange costume oiseau griffu


76mn longuettes, un peu trompeur sur le contenu - restant un travelogue d'aventures qui tentait de rebondir sur la vague exotique du Cinérama. Mais des thématiques différentes des films de cette décade.
Ceci dit, pas un bon film pour autant.

Le film était sorti aux USA en double programme avec The Mole People.

En France, Universal avait presque évacué la notion de monstre et présente le film comme étant une simple aventure dans la jungle. Résultat: 402 137 entrees, assez incroyable compte tenu de la qualité du produit fini!

A noter qu'il restait un bon nombre de bobines de plans tournés non exportes aux USA. De ce fait, un second film fut tourne dans la foulée avec la plus grande partie du casting local present, Love Slaves of the Amazons, bizarrement faisant beaucoup plus riche - mais dans lesquels on retrouve plusieurs plans similaires, dont le bateau et les animaux venus d'autres continents.

Vu sur le Blu Ray de chez Vinegar Syndrome, dans la version originale en couleurs (le film a souvent été exploite en noir et blanc) et au format 2.00:1, avec sta. (le film a été parfois trompeusement annoncé en CinemaScope dans certains pays)

le matériau d'origine ne devait pas être en bon état mais malgre l'instabilité de certains plans flous aux couleurs parfois changeantes, ca reste assez agréable a l'oeil.

Il y. a une archive de Curt Siodmak parlant cinema (et du fait que les scénaristes soient les grands oublies de l'histoire du cinema), le film annonce d'époque et un commentaire audio avec Kim Newman. Ce dernier dit parfois des elelemnts interessants sur le tournage, les acteurs mais hésite beaucoup dans ses propos, puis change de direction en pleine phrase assez souvent, ce qui rend l'exercice fastidieux a entendre - et avec son accent assez prononcé, c'est encore plus difficile par instants. je ne suis pas allé au bout.
Oh really? Well then I'm sure you wouldn't mind giving us a detailed account of exactly how you concocted this miracle glue, would you ?
Répondre