In the Grey - Guy Ritchie (2025)

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Superwonderscope
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In the Grey - Guy Ritchie (2025)

Message par Superwonderscope »

Une banquière (Rosamund Pike) doit récupérer une dette d'un milliard de dollars à un criminel (Bardem), elle fait appel à Rachel Wild (Eiza González), une avocate impitoyable qui excelle dans les "zones grises" de la loi. Aidée de Sid (Henry Cavill) et Bronco (Jake Gyllenhaal), deux experts en corruption et exfiltrations, elle va s'attaquer au dictateur.



En regardant unGuy Ritchie, j'attend toujours une sorte d'adrénaline cinématographique. Il y a un réconfort palpable à regarder un réalisateur qui sait véritablement comment maximiser la présence à l'écran, et ici, l'alchimie entre Henry Cavill et Jake Gyllenhaal est un pur régal. Eiza González crève l'écran à chaque seconde, donnant une dimension authentique au charme rebelle du trio principal (et qui fait curieusement pense a The Man from U.N.C.L.E, le film). Ce qui distingue véritablement In the Grey des blockbusters saturés d'effets spéciaux, c'est l'engagement de Ritchie envers l'authenticité.

En utilisant de vrais décors et des lieux réels, chaque aspect du film – de la conception de production aux costumes en passant par le montage dynamique – s'harmonise. Les scènes d'action sont splendidement réalisées, s'appuyant sur d'amples plans larges et un cadrage impeccable qui orchestrent la chorégraphie avec une précision absolue, rendant chaque fusillade et chaque explosion d'une intensité saisissante. Le dernier tiers est un modele du genre.
Je venais de voir Deep Water de Renny Harlin, et la difference est criante, et le gouffre béant. Harlin est un has been faiseur, Ritchie est un cineaste haut dessus de la melee.

Malgre sa durée relativement courte, 96mn, il faut toutefois se preparer a des scenes d'expositions/explications avec des raccourcis (certes expertement menés grace au montage et au decoupage millimetres). Le cineaste sait doser le tout via son style ludique, decontracté, dynamiques, multiples graphismes - avec certaines facilites parfois grossières. les personnages sont restent superficiels - hormis curieusement les deux acteurs principaux, entourés d'une aura de mystère sur leur origine. On sent la volonté de créer une franchise. Mais les méchants sont sans visages voire génériques et sans recel enjeu. La fin du film appuie ce côte d'envie de séquelle avec deux cliffhangers.

Malgre ces reserves, l'oeuvre est d'une haute teneur qualitative visuelle. L'entrain general, mélangée a de multiples angles de prises de vue, des cascades spectaculaires - et spectaculairement filmées. A l'écran, c'est captivant, ça va vite, les acteurs donnent de leur personne, et ca se voit.

Calibré, sans grande surprise hormis le fait de voir une femme tirer les ficelles et mener les hommes a la baguette - et de le faire avec force et intelligence, et tres sympa à voir.

Le film a été tourné egalement de par chez moi (ce que je ne savais pas du tout), principalement a Tenerife où le film a pu bénéficier d'abattements fiscaux avantageux.
Il a été pris dans un imbroglio de fin de post production. Il devait être distribue aux USA par Lionsgate en janvier 2025, mais le film n'était pas prêt. Donc abandon des droits, et c'est la société de production Back Bear qui a opte pour la sortie en salles en mai 2026. Enorme échec - mais Lionsgate a garde les droits de diffusion post cinema, les malins. C'est la ou le film devrait courir le trou de financement vus les résultats alarmants. Meme si le film continue a être distribue partout depuis.

Le film annonce donne une assez bonne idee du film, rythme et sens, pour une fois. Hormis les soucis de distribution et de marketing, j'ai un peu de mal a comprendre l'échec du film.
Oh really? Well then I'm sure you wouldn't mind giving us a detailed account of exactly how you concocted this miracle glue, would you ?
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