Lulu, Une joueuse de poker à la gâchette redoutable (Nicoletta Macchiavelli) arrive dans un village a bord d'une diligence attaquée et tuant un des deux fugitifs français s'y étant réfugiés, Elle tente de rentrer dans le rang mais re croise le chemin de Red il Rosso (Claudio Camaso) et elle prend le chemin de la vengeance. Enfin, je crois. Tout cela n'est pas tres clair. Explications:

Curieux western tourne en Sardaigne avec une des rares fois une femme en tete de distribution. Nicoletta Macchiavelli (qui était aussi dans Navajo Joe, l'Important c'est d'aimer ou L'Homme au cerveau greffé) avait monte pour ce faire une soicete de production avec son frère Brandino (qui joue aussi un petit role). Un village mexicain avait été construit pour l'occasion (et qui a été détruit par un incendie en 1990).
Elle incarne la petite fille de Marguerite Gauthier (!) qui traverse la revolution de Juarez pendant le Mexique de 1867.
Tombe amoureuse, sauve des diligences et est habille comme un film de Luchino Visconti avec une robe fendue permettant l'accès a sa jarretière dans laquelle est cachée une arme. Et se bat contre Claudio Camaso qui joue Red Il Rosso, qui règne sur le trafic d'armes local. Hasard des visionnaires, je vais de voir le pseudo-western allemand Le Tresor des Incas se passant au meme moment, avec les francais soutenant les forces de Maximilien III. le film demarre d'ailleurs avec une execution a l'explosif de plusieurs soldats avec un drapeau francais.
Ce qui est curieux: d'avoir confie tout a un obscur réalisateur pas du tout specialise en western, qui avait co-realise un film écrit par Pasolini quelques années auparavant. Selon l'actrice, le réalisateur réécrivait les scenes toutes les nuits en faisant des demandes faramineuses qui ont fait grimper le budget, pour finir ensuite par provoquer la faillite de la maison de production. Avec des idées bizarres comme celui d'un nain qui tire, cache, depuis un landau.
C'est plus du cote hors du tournage que tout ose joua aussi, puisque Macchiavelli rencontra Yorgo Voyagis et ils eurent une amourette en cachette du petit ami de l'actrice qui passa son temps a l'espionner.
Elle y est belle et magnétique, mais malheureusement, elle n'a pas grand chose a faire.
Le film reste assez curieux. Pas tres bon, au rythme parfois chaotique. La cadre est soigné, il ya quelques idées de mise en scène bien vues, un érotisme 1968 - décolleté vertigineux, scene de bain nue pour l'actrice -. on est assez loin des pauvretés de Demofilo Fidani tournes en 6 jours. La Sardaigne ne fait pas tres Mexique et meme les scenes de bord de mer, joliment filmées, ne sauvent pas le film d'une certaine banalité. Meme si on ne sait clairement pas ce que font les personnages, qui apparaissent et disparaissent sans que l'on sache pourquoi.
Certains plans sont surréalistes, dont celle des deux amoureux dans un tas de foin sur une tendue sablonneuse
Il y a aussi un perroquet qui intervient, dont le final ou il répète" 7 de couleur" a plusieurs reprises avant le depart de la diligence.
Le tragique alterne avec le grotesque, comme si des scenes sans queue ni têtes étaient enquillees les unes après les autres.
Je me suis demande a quoi j'assistais, la pellicule oscillant entre objet filmique, western du pauvre et commentaire social raté. Le scénario est un vrai bordel ambiant: je comprends, quelque part, l'échec total du film
Le film est sur Youtube dans une version coupée de 14 minutes, ce qui aurait peut être éclairé certains moments autres. Il est sur Prime Italie, dans une version un peu ecourtee, aussi.
