
Deux hommes mariés, Jérôme (Philippe Nicaud) et Lionel (Jacques Jouanneau), se retrouvent seuls, dans leurs appartements parisiens, pendant les vacances de Pâques. Lionel a expédié sa femme (Micheline Presle) a la Montagne, drague et ramène deux jeunes étrangères mais Jerome souhaite juste travailler. . Mais sa femme revient à l’improviste et c’est la panique.
Comédie bourgeoise des années 70 relativement typique, tournée dans un petit budget à la manière d’une pièce de théâtre aux portes qui claquent. Un genre bien français, qui reprend les règles et dictée par Georges Feydeau, a la manière d'une piece de theatre de boulevard. D'après SOS Homme seul de Jacques Vilfrid, qui co-ecrit le scenario avec Girault.
Avec un quarantenaire à la recherche d’un peu de polissonneries, et qui tombe sur les clichés évidents de jeunes femmes libérées suédoise et anglaise, elles auraient pu être danoise ou finlandaise que cela aurait été la même chose. C’est 1974 qui veut cela.
Un Homme veule joué par Jacques Jouanneau, mais c’est surtout le rôle joué par Philippe Nicaud qui demeure le plus intéressant.
Car si d’habitude la morale est sauve, ici ce n’est pas du tout le cas et c’est d’ailleurs relativement étonnant. Puisque le cinéma français populaire des années 70 avait une certaine propension à confirmer les valeurs familiales et même s’il s’agissait de tout montrer, il fallait condamner l’adultère. Ici, on en est assez loin de cela , avec un Philippe Nicaud séducteur malgre lui qui emballe a tour de bras.
Les 91 minutes se passent de manière frénétique - "a chaque instant il se passe quelque chose", mais ca brasse un peu de vent. Malheureusement le film est loin de faire vraiment rire. On sourit à quelques réparties. On salue le professionnalisme de Micheline Presle dans un rôle relativement ingrat, sauf quand elle se transforme en vamp pour séduire Galabru, ou ils regardent tous les deux la camera en mode complicité avec le public. Pas mal vu-
. Il existe une certaine fraîcheur de la part des deux jeunes actrices qui apporte à un petit plus un peu polisson - elles apparaissent dénudées une partie du film, c'est d'ailleurs le but pour marquer la difference de generation. Elles rappellent d’ailleurs les deux jeunes femmes dans la méhari avec le chien Kaiser dans Les Grandes Vacances.
d’un point de vue technique, c’est très professionnel comme d’habitude chez Jean Girault, mais il ne faut pas s’attendre à quelque chose qui sorte du cadre ou qui dépasse. personne le lui a demande par ailleurs, les moyens étant 5 fois moindres que Les Grandes Vacances, par exemple.
Un cinéma d’un autre temps, quelque peu, dépassé 50 ans après, qui témoigne d’un certain savoir-faire, médiocre, certes, mais qui tient la route. Surtout si on le met à côté des films relativement vide de sens et d'une technique de l'a peu près, comme les comedies de Max Pecas, par exemple. Qui, a l'instar de l'épouvantable On se calme et on boit frais a St Tropez, faisait bien respecter la morale du couple au final.
Le film realisa toutefois 465 350 entrees a sa sortie sur 5 ans, ressortant brièvement une semaine en 1980 et 81 a la Maxeville, soit le 88e meilleur score sur les plus de 700 films sortis cette année 1974.
Le DVD SNC de 2017 est fait a partir d'une remasterisation 2K du négatif original, et l'ensemble le est tres soigné. idem pour la partie sonore 2.0 DD, avec aussi une piste en audiodescription.
Em bonus, le film annonce original et 20 minutes sur une table dans un café avec l'inénarrable Christophe Lemaire Qui comme d’habitude, parle beaucoup de ses souvenirs, mais très peu du film lui-même si bien qu’on termine le bonus sans vraiment en avoir appris beaucoup plus (il avoue ne pas aimer le film et peine à trouver les noms des actrices, entre autres.)
On en saura pas plus sur Jean Girault qu'on ne sache deja. Il n’y a quasi rien hormis les anecdotes du gars., un peu à l’instar de son catastrophique segment sur l’édition de L’exécutrice, le pire qu'il ait pondu.
