Scream 4 - Wes Craven (2011)

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antropophagus
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Re: Scream 4 - Wes Craven (2011)

Message par antropophagus »

Les plus :
- Le retour de Kevin Williamson au scénario rehausse le niveau du précédent. Arriver encore à nous surprendre est un véritable tour de force.
- Les morts les plus sanglantes de la saga. Le film est conscient (et en joue) du fait qu’il faut monter le niveau de violence pour être à jour.
- Le côté méta toujours plus poussé, malgré le fait qu’on tourne un peu en rond (les deux fausses intros), c’est quand même bien foutu. Le “directed by Robert Rodriguez” du premier Stab me fait toujours rire.
- On peut dire ce qu’on veut : malgré le sentiment inévitable (et assumé) de déjà-vu, c’est très divertissant. Craven assure une mise en scène dynamique et efficace.
- Acting très bon dans l’ensemble. On est largement au-dessus de la moyenne du genre. Emma Roberts (American Horror Story) est juste excellente, surtout dans le dernier acte.

Les moins :
- Forcément, ça sent le réchauffé, même si le film assume son côté “mis au goût du jour” de l’original et en profite pour citer les remakes du moment.
- Le concept des images vidéos et des webcams : moins nul à chier que la téléréalité de Halloween: Resurrection, encore heureux...
- Les deux flics comiques : pas aussi pires que le duo de mongoles dans Halloween 5, mais quand même.
- La relation entre Gale et Dewey est peu crédible, si tant est qu’elle l’ait jamais été... Disons que ça passe grâce au très bon jeu des acteurs.
- Ce n’est pas particulièrement beau, voire carrément moche pour les séquences filmées en vidéo (les phares des voitures, les plans flous, etc.).

Un gros cran supérieur à Scream 3, en partie grâce à ses morts violentes. Ghostface n’a rarement été aussi énervé (le meurtre brutal de Kirby ! :shock: ). Le film n’est pas ringard de nos jours voire même en avance sur son temps, avec les meurtres en direct et la recherche de la célébrité facile grâce à Internet. Wes Craven, pour qui j’ai beaucoup d’affection, peut paraître en pilotage automatique tout en assurant le contrat et en livrant ce qu’on attend de lui. Franchement, un excellent épisode.
"Le cinéma n'est pas un art de l'intellect, c'est un art de l'émotion." John Carpenter
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Superwonderscope
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Re: Scream 4 - Wes Craven (2011)

Message par Superwonderscope »

Lionsgate annonce un 4K BD et VHS (la qvHs est déjà épuisée en précommandé !). Pour le 9/06/2026. Je vais pouvoir remplacer mon affreux transfert HD du BD acheté il y a 15 ans.


Disc 1: 4K UHD Movie + Special Features
Disc 2: BD Movie + Special Features

FEATURE COMMENTARY WITH DIRECTOR WES CRAVEN AND CAST EMMA ROBERTS, HAYDEN PANETTIERE, AND NEVE CAMPBELL
THE MAKING OF SCREAM 4
DELETED AND EXTENDED SCENES (WITH OPTIONAL COMMENTARY)
ALTERNATE OPENING
EXTENDED ENDING
GAG REEL
EPKs: B-ROLL
SOUNDBITES
JUNKET INTERVIEWS
TRAILERS
TV SPOT
Oh really? Well then I'm sure you wouldn't mind giving us a detailed account of exactly how you concocted this miracle glue, would you ?
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Superwonderscope
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Re: Scream 4 - Wes Craven (2011)

Message par Superwonderscope »

revisitation sur le BD, j'attends que le prix du 4K baisse un peu. Toujours aussi moche au niveau de la copie, triple fois hélas.

Pour le film, s'il es clairement sous les 3 premiers, avec le budget en net baisse. Meme Marco Beltrami s'en était plaint, ayant du composer la musique en un temps hyper limite et pas un prix bas. il n'en est pas moins malin dans sa mise a jour du concept, et toujours d'actualité sur la notion de recherche de célébrités a tout prix en recherchant le spectaculaire. On a bouge de Facebook a un nimber infini de réseaux sociaux de tous poils, mais c'est toujours pertinent.

J'ai particulièrement apprécie le tueur dans le dernier quart d'heure.
Spoiler : :
Emma Roberts
possède des accents de voix tranchants, tres bien dirige par Craven dans le rendu vicieux du ton et des actes.
Je trouve aussi intelligent de la part de Craven et Williamson de reconnaître que leurs propres films sont implicitement sujets aux mêmes critiques qu'ils adressent au reste du genre.

En fait, il y a même une séquence où Williamson et Craven semblent déplorer leur propre succès, ou du moins l'incapacité du public à percevoir leurs slashers post-modernes comme une critique sincère. On assiste, comme au début de Scream 2 à la projection d'un film inspiré du premier volet de la franchise (donc Stab). Et, comme dans la scène d'ouverture , le public s'emballe, acclamant, hurlant et récitant les répliques avec les acteurs. Ils ignorent complètement que le film est une critique du genre et semblent l'accueillir comme un slasher classique.

Et ici, dans le stab-a-Thon, le portrait des fans de films d'horreur est peu flatteur : le groupe hurle et gémit lorsque le personnage féminin sexy remet sa robe de chambre et crie les répliques du tueur avec lui. Il semble que l'ironie se soit perdue dans la traduction, comme ce fut le cas pour tant de films d'horreur ayant suivi le succès de Scream, possédant la même violence brutale mais aucune de son esprit ni de son intelligence.

les slashers sont connus pour être bien sexistes malgre la notion de Final girl, et l'exploration de Scream se fait a contre courant de cela. Y compris ici, plus qu'ailleurs, offrant d'ailleurs une belle scene avec la figure critique (Anna Paquin) se faisant faire taire par Kristen bell de la plus belle manière.
C'est aussi interessant de constater a quel points l'ensemble des personnages masculins sont inefficaces, et les personnages feminins cruciaux.
Egalement, le tueur incarne ici l'idée même de se complaire dans le statut de victime plutôt qu'à le combattre. De perpétuer le cycle de violence, alimenter la mythologie et à la maintenir. Il est significatif que Craven et Williamson aient choisi pour interprète le tueur celui qui milite pour un reboot, espérant produire une meilleure copie de l'original. Je pense, en ce sens, que le film est bien plus malin qu'on ne l'ait perçu jusque present. Bien plus que le 5 ou meme le 6, qu sont plus des mécaniques de suspense que des reflexions sur le genre.

Si l'utilisation des medias nouveaux en 2011 est un peu sous-utilisée, Craven/Williamson prennent un certain plaisir a faire jouer les heros des voyeurs impotents. Un meurtre a travers une fenêtre d'ou il est impossible d'agir, tout comme le fait de voir un meurtre a travers un flux internet derrière un écran, etc.

et le final dans l'hôpital se tient plus que bien, surtout au regard de ce qui suivra. Ce n'est pas le meilleur de la saga, mais toujours d'une certaine intelligence sur le genre, la représentation des genres et la petite critique en filigrane des amateurs de films de genre, pas toujours finauds dans leur rapport avec ce qui se passe a l'écran. J'ai assiste a beaucoup de projections en festival pour être d'accord avec eux, et surtout ne plus y assister. (j'ai un douloureux souvenir de la projection d'Urban legend au BIFFF, qui avait pousse la direction prendre des mesures).
Oh really? Well then I'm sure you wouldn't mind giving us a detailed account of exactly how you concocted this miracle glue, would you ?
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