revisitation sur le BD, j'attends que le prix du 4K baisse un peu. Toujours aussi moche au niveau de la copie, triple fois hélas.
Pour le film, s'il es clairement sous les 3 premiers, avec le budget en net baisse. Meme Marco Beltrami s'en était plaint, ayant du composer la musique en un temps hyper limite et pas un prix bas. il n'en est pas moins malin dans sa mise a jour du concept, et toujours d'actualité sur la notion de recherche de célébrités a tout prix en recherchant le spectaculaire. On a bouge de Facebook a un nimber infini de réseaux sociaux de tous poils, mais c'est toujours pertinent.
J'ai particulièrement apprécie le tueur dans le dernier quart d'heure.
possède des accents de voix tranchants, tres bien dirige par Craven dans le rendu vicieux du ton et des actes.
Je trouve aussi intelligent de la part de Craven et Williamson de reconnaître que leurs propres films sont implicitement sujets aux mêmes critiques qu'ils adressent au reste du genre.
En fait, il y a même une séquence où Williamson et Craven semblent déplorer leur propre succès, ou du moins l'incapacité du public à percevoir leurs slashers post-modernes comme une critique sincère. On assiste, comme au début de Scream 2 à la projection d'un film inspiré du premier volet de la franchise (donc Stab). Et, comme dans la scène d'ouverture , le public s'emballe, acclamant, hurlant et récitant les répliques avec les acteurs. Ils ignorent complètement que le film est une critique du genre et semblent l'accueillir comme un slasher classique.
Et ici, dans le stab-a-Thon, le portrait des fans de films d'horreur est peu flatteur : le groupe hurle et gémit lorsque le personnage féminin sexy remet sa robe de chambre et crie les répliques du tueur avec lui. Il semble que l'ironie se soit perdue dans la traduction, comme ce fut le cas pour tant de films d'horreur ayant suivi le succès de Scream, possédant la même violence brutale mais aucune de son esprit ni de son intelligence.
les slashers sont connus pour être bien sexistes malgre la notion de Final girl, et l'exploration de Scream se fait a contre courant de cela. Y compris ici, plus qu'ailleurs, offrant d'ailleurs une belle scene avec la figure critique (Anna Paquin) se faisant faire taire par Kristen bell de la plus belle manière.
C'est aussi interessant de constater a quel points l'ensemble des personnages masculins sont inefficaces, et les personnages feminins cruciaux.
Egalement, le tueur incarne ici l'idée même de se complaire dans le statut de victime plutôt qu'à le combattre. De perpétuer le cycle de violence, alimenter la mythologie et à la maintenir. Il est significatif que Craven et Williamson aient choisi pour interprète le tueur celui qui milite pour un reboot, espérant produire une meilleure copie de l'original. Je pense, en ce sens, que le film est bien plus malin qu'on ne l'ait perçu jusque present. Bien plus que le 5 ou meme le 6, qu sont plus des mécaniques de suspense que des reflexions sur le genre.
Si l'utilisation des medias nouveaux en 2011 est un peu sous-utilisée, Craven/Williamson prennent un certain plaisir a faire jouer les heros des voyeurs impotents. Un meurtre a travers une fenêtre d'ou il est impossible d'agir, tout comme le fait de voir un meurtre a travers un flux internet derrière un écran, etc.
et le final dans l'hôpital se tient plus que bien, surtout au regard de ce qui suivra. Ce n'est pas le meilleur de la saga, mais toujours d'une certaine intelligence sur le genre, la représentation des genres et la petite critique en filigrane des amateurs de films de genre, pas toujours finauds dans leur rapport avec ce qui se passe a l'écran. J'ai assiste a beaucoup de projections en festival pour être d'accord avec eux, et surtout ne plus y assister. (j'ai un douloureux souvenir de la projection d'Urban legend au BIFFF, qui avait pousse la direction prendre des mesures).
Oh really? Well then I'm sure you wouldn't mind giving us a detailed account of exactly how you concocted this miracle glue, would you ?