Kraken - Pål Øie & Sjur Aarthun (2025)

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bluesoul
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Kraken - Pål Øie & Sjur Aarthun (2025)

Message par bluesoul »

Marine biologist researches fish farm. Teenagers die, odd occurrences suggest gigantic, multi-tentacled creature lurks in deep fjord, poised to crush victims. Investigates if legendary monster exists in Norway's deepest fjord.




En tant que thalassophobe, c'est le genre de film qui me fait fretiller (et me met vachement mal a l'aise).

Mr.SWS nous en dira-t'il plus apres la sortie?
En direct du Japon. Bonsoir. A vous, Cognac-Jay.
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Re: Kraken - Pål Øie & Sjur Aarthun (2025)

Message par Superwonderscope »

bluesoul a écrit : sam. juil. 26, 2025 9:47 am
Mr.SWS nous en dira-t'il plus apres la sortie?
Je devrais être dans les parages nordiques au moment de sa sortie, je dirai tout cela!

Cela m'intéresse car Pål Øie est un réalisateur dont j'ai bien apprécié ses travaux; Villmark 1 et 2, tout comme Skjult

La critique sur le site:https://www.devildead.com/review/1928/s ... réhensible.

, et son recent Tunnel dans le genre film catastrophe, était bien troussé. On retrouve la meme équipe de production ici, comme ceux ayant travaillé sur Mortal.

Sjur Aarthun est son directeur photo attitré.

L'une de mes attentes de cette année 2025.
Oh really? Well then I'm sure you wouldn't mind giving us a detailed account of exactly how you concocted this miracle glue, would you ?
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Re: Kraken - Pål Øie & Sjur Aarthun (2025)

Message par Superwonderscope »

sortie norvégienne le 6 février 2026. avec un peu de chance, je devrais en être.

le film a été acheté par Samuel Goldwyn Company aux USA pour une prochaine sortie.

film annonce de rigueur, different du norvégien.

C'est clair que cela ne va pas réinventer l'eau chaude au niveau de l'histoire - le film annonce ressemble diablement, sur la construction, a celui de Ragnarok.

Mais je veux voir quand meme

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Re: Kraken - Pål Øie & Sjur Aarthun (2025)

Message par Superwonderscope »

Tres different de ce que je pouvais craindre, savoir répéter un schéma ets'en tenir là.

En 1972, une gigantesque vague et ombres ont déferlé sur le Sognefjord.
2026 : une ferme de saumons utilise une machine sous-marine révolutionnaire, Sonic Lice, permettant de débarrasser les parasites des saumons pour leur assurer une qualité maximale. Lorsque deux jeunes disparaissent engloutis a bord d'un jet ski et des événements troublants se déroulent, Johanne (Sarah Khorami) co créatrice de Sonic-Lice, revient sur les lieux: Trois jeunes lanceurs d'alerte ayant diffuse de videos alarmantes sur la vie sous marine,

Au milieu du Sognefjord de Norvège, le plus grand fjord du pays, on retrouve les caractéristiques des films de Pål Øie, savoir une lente installation des relations entre les personnages, le secret enfoui (Skjult, par exemple). Ce sont surtout les preoccupations locales et impacts économiques qui sont le sujet, a savoir les fermes a saumons en voie d'industrialisation et la destruction de l'ecosystème. Pour autant, Kraken ne suit pas qu'un chemin balisé a la Jaws, bien qu'empruntant certains personnages rapidement brossés et au bord de la caricature.

Il y a aussi un choix tres curieux : le format proche du 2.80:1, a savoir proche de l'Ultra Panavision 70. Aucune information au generique de fin, si bien que je ne sais pas quel système et/ou lentilles ont été utilisées. Le pourquoi semble evident vue la nature spacieuse de la mise en scene aussi bien en exterieure qu'en intérieurs ultra confines. Rien que pour cela, j'aurais bien aime le voir sur grand écran.

Une production extrêmement soignée, une photographie élégante des paysages norvégiens une conception sonore réussie et des effets numériques convaincants lors de l'apparition du monstre. L'interprétation nuancée de Sara Khorami, dans le rôle d'une scientifique calme et rationnelle, est également appréciable.

Øie s'aventure parfois dans l'horreur confinée – les parasites suceurs de sang grouillants sont tout droit sortis d'Alien – mais garde généralement son film aussi vif et léger que les tentacules errantes du kraken. A voir la sequence se déroulant dans les conduits d'aeration. Cela a deja été fait maintes fois, mais Khorami poursuivie a une tentacule chercheuse et cernée par les parasites a son pesant fort de claustrophobie et de sens du suspense.

A deux reprises, le scenario prend des directions totalement inattendues sur des personnages, notamment a la fin
Spoiler : :
où l'heroine meurt
. J'ai trouve cela assez osé.

La caractérisation des personnages est assez superficielle, mais Khorami dégage une présence apaisante, presque maternelle, qui rend ce film, à la fois leçon d'écologie et déchaînement de violence, agréable a la vision. Il est toutefois décevant de constater que ce thriller écologique ne fasse que gratter la surface sur les effets néfastes de la ferme et des technologies usitées. Inutile de s'intéresser aux protestations angoissées de Maria pour vouloir en savoir plus sur les effets néfastes de la technologie de Sonic Lice sur les poissons du Sognefjord, ou tout simplement sur les rapports que l'entreprise hésite à montrer à Johanne. Le problème est inévitable : les deux co-réalisateurs insistent sur l'importance de ces éléments, mais ne parviennent pas à leur donner la même importance qu'a la bande de jeunes.

Le film a été assez mal reçu lors de sa sortie en Norvège (et aux USA a sa courte sortie), j'avoue ne pas tres bine comprendre pourquoi. peut être parce que le film a le cul entre deux chaises. A la fois tenter de suivre un schéma éculé, pour en bousculer les conventions, en faire plus un drame sur les 2/3, au rythme lent - et ne faire voir le gros monstre que sur la fin?

Quoiqu'il en soit, cela n'a pas émoussé mon plaisir a voir Kraken, conscient des limites de l'exercice - comme régulièrement dans les films grands public norgeviens - mais toujours maniés avec savoir faire.
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