et on finit par la critique d'Ecran Large ...
Moi je et lis ca j'ai pas envie de voir le film sans me prendre 3 aspirines. Pourquoi faire obligatoirement pompeux !!!.
Le morbide grandguignolesque et le glauque réaliste, qui se nouent à l’intérieur du film, enlèvent dès lors imperceptiblement le voile du fantastique qui permet habituellement une réception au second degré. De ce fait vulnérable et encore sous le coup d’une ouverture tranchante, le spectateur prend douloureusement conscience que chaque objet aiguisé qui tombe dans la main de cette femme-enfant peut mener à un carnage. À l’image de ce son grinçant de verre qui travaille, la tension et le suspense s’insinuent ainsi graduellement à mesure que la folie et le fantastique pénètrent cette réalité... Dans ce final où réalisme et onirisme se mêlent, Lucky McKee conclut alors magistralement que l’ensemble des influences, aussi diverses soient-elles, peuvent donner naissance à une nouvelle identité cinématographique. La sienne, en l’occurrence.
et attention Empruntée, la réalisation l’est trop, évidemment, pour ne pas en jouer. De Palma, Argento, Scorsese sont ici convoqués par ce jeune cinéphile conscient de marcher dans les pas de ceux qui l’ont influencé.
Le réalisateur en parle dans le commentaire (ou dans une interview, je ne sais plus), dans le sens que le personnage de May est proche de "Carrie". Elle tente d'aller vers les autres, de sortir de sa solitude. Cela a l'air de marcher, et puis en fin de compte ç afoire, alors elle tue tout le monde... Pour Scorsese, il dit s'être beaucoup inspiré de "Taxi Driver", pour le personnage solitaire, qui parle tout seul, etc...
leatherface, massacre 2004, hurlements, la colline à des yeux, zombie holocaust, l'avion de l'apocalypse... et MAY... le mois d'octobre va couter cher !!!!
Pour moi, un film fascinant et déroutant ! Le personnage de May est mimi tout plein et on s'attache à ce personnage écorché vif d'une grande fragilité et d'une grande naïveté. Angela Bettis livre une superbe interprétation au milieu d'un casting en béton. Le film n'est pas gratuit, il est juste méchamment pessimiste et sans concession !
L'une des meilleurs surprise de l'année. Vu lors de sa sortie anecdotique dans les salles Francaise, j'ai ,comme beaucoup, été vraiment touché par le jeu de l'actrice qui est vraiment impressionnant. Touchante de naiveté, on a envie que ça marche pour May. On la trouve mignonne, maladroite, infantile et ces échecs sont une vrai déception autant pour elle que pour le spectateur. On s'implique réellement dans le film et ce n'est qu'a partir d'un certain moment qu'elle va trop loin pour nous et que l'on reste les yeux écarquillés devant l'horreur. Bref, un film que j'ai hate de revoir encore une fois, ou 2, ou plus...
Dessin et sketching liés au cinéma, au voyage, etc. :
Je trouve dommage de vouloir apposer à tous prix une filiation sur une oeuvre comme MAY de toutes façons.
Il s'agit d'une oeuvre suffisamment singulière à elle toute seule pour qu'elle retienne l'attention sans qu'on ait besoin de lui acoller des référentiels lourds qui viennent étouffer le côté fragile du film.
Une oeuvre douloureuse et fascinante qui réussie à créer un malaise sourd sur son propre terrain.
Le voir c'est ne pas l'oublier.
May joue pour moi le même rôle que OldBoy pour Superfly, comprend pas l'engouement pour ce truc (je lui trouve des qualités, mais j'accroche vraiment pas)
"Comme disait mon ami Richard Nixon, mieux vaut une petite tâche sur la conscience qu'une grosse sur l'honneur. Allez en vous remerciant bonsoir."
Allan Theo a écrit :Le May joue pour moi le même rôle que OldBoy pour Superfly, comprend pas l'engouement pour ce truc (je lui trouve des qualités, mais j'accroche vraiment pas)