Perdu dans les innombrables films du genre, X-ray s'en distingue tout de même par son coté violemment humoristique et caustique, faisant du film un bijou d'humour noire coloré au rouge vif sang.
Trame simple voire bateau, X-ray s'ouvre sur ne réjouissante scéne de St valentin où Susan, petite peste blonde, refuse la lettre d'amour d'un de ses soupirants et le renvoie d'une odieuse manière.
Ils ont 10 ans mais ce jour là verra la raison du petit amoureux rejeté basculer à jamais.
Excellente introduction où Davidson joue de la cruauté de l'enfance, donnant le ton au film.
10 ans plus tard, la peste blonde est devenue une sculpturale brune qui se rend à l'hopital pour qques examens de routine sans savoir que son petit soupirant d'alors s'y est faufilé afin d'avoir sa revanche.
A petit budget, petite série B et Davidson va alors miser sur les quiproquos donnant naissance à un humour salvateur et le gore particulièrement violent ici.
X-ray devient alors une sorte de "Devinez qui je suis" car chacun des membres de l'hopital pourrait etre le tueur fou qui va eliminer méthodiquement tous le personnel afin d'arriver jusqu'à Susan. Et fou il l'est.
C avec une rare violence et un sadisme exacerbé qu'il massacre le personnel.
Uniquement motivé par la haine et la folie, soufflant, haletant, grognant tel un monstre derrière son masque de chirurgie, il agit telle une bête, inhumain, monstrueux ds sa rage, le tout ponctué par une musique stridente, des effets sonores tonitruants et des choeurs hystériques:
Tête plongée dans l'acide, décapitation, hachette plantée dans le crâne, cadavres pendus ds les armoires et bien d'autres réjouissances sont au rendez vous.


Tout est enorme, aucune logique dans tous ces massacres qui passent inapercus mais finalement Davidson arrive à son but: derrière l'aspect comédie grd guignolesque et noire, il crée un malaise, malaise qu'on ressent devant un hopital, lieu de mort par définition et qui ici prend tt son sens.
Cette peur, on parvient à la ressentir à travers l'heroine, la peur de la maladie au départ puis petit à petit celle de mourir.. avant d'être mis face à la Mort et se retrouver ligotée à une table d'operation pour y etre découpée vivante au scalpel.
Tout va vite, réalisation efficace, aucune perte de temps, on a 80mn et pas de place à l'inutile ici.. X-ray mise sur son rythme aussi haletant que ses protagonistes.
Niveau distribution, les amateurs de plastique magazinesque retrouveront le teint cireux de la brune Barbi Benton, ex chanteuse country baby-doll et surtout play mate et poupée Barbie des sex and horror film 80s, qui n'en finit pas d'étaler ses charmes et sa petite culotte en coton mais sans jamais l'enlever.
Et agreable surprise, la petite peste blonde qui joue Susan à 10 ans n'est autre que cette odieuse cancrelate de Elisabeth Hoy, heroine des Tueurs de l'Eclipse, où elle était déja plus que vilaine!!
Ciel.. j'adore les pestes!!



Hopital massacre, présenté au Festival du film fantastique de paris en 83, est un adorable petit slasher, bourré d'humour et vilainement sadique, un savant mix de comédie noire et de gore savoureux.. A posséder au rayon psychopathe en liberté!!


Et aujourd'hui...
